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ils n'ont pas parlé...

Le virus n'a pas tout tué : 4 aveyronnais ont préféré prendre 4 prunes plutôt que de donner leur coin à champignons...

LA FOLLE DES PYRENEES

Feuilleton

Comme dans tous les lieux géographiques et anthropologiques, anecdotes, légendes, faits historiques participent à composer l’histoire fabuleuse des Pyrénées. Ainsi toute la mémoire, de cette cordillère qui relie l’Atlantique à la Méditerranée, étincelle des mille feux qui émanent des récits qui peuplent ses territoires et les souvenirs de ses habitants. Ainsi en Ariège, au dix neuvième siècle, une femme hante par sa présence insolite les montagnes du Vicdessos. C’est cette histoire que je vais vous conter en m’inspirant du récit de René-Jean Pagès « La folle des Pyrénées » aux Editions Empreinte.

EPISODE 1

Au début de l’année 1814, alors que la France est sujette aux pressions prussienne à l’est et à celles hispano-anglo-portugaise au sud. L’Ariège occupant le centre du massif pyrénéen qui possède sa plus grande largeur à cet endroit (120kms), se présente donc comme un véritable rempart naturel qui se dresse contre les mouvements militaires ennemis. Dans ce contexte, le 7 janvier 1814, les lecteurs du « Journal de l’Ariège »découvrent un article de Paul Bascle de Lagrège dont le récit relate des faits qui se déroulent dans un coin reculé de cette Ariège, précisément dans le haut canton de Vicdessos, aux confins de la France, de l’Andorre et de l’Espagne.

L’article s’intitule : « Histoire d’une femme trouvée entièrement nue sur les hautes montagnes du canton de Vicdessos ». Cet article s’appuie sur des procès verbaux qui constatent les faits. Près du hameau de Suc au pied du Mont Calm. Au fin fond d’une vallée sombre et luxuriante de végétation, sombre et surplombée par de hauts reliefs, d’intrépides chasseurs se sont aventurés dans ces profondeurs et se trouvent pétrifiés d’étonnements en apercevant sur un versant de cette vallée une femme entièrement nue ! Grande, sale, longue chevelure, elle est là debout sur un roc, mais après avoir poussé un cri d’effroi, elle prend la fuite à la vue de ces chasseurs. La nouvelle de cette découverte parvint au hameau de Suc et le lendemain de nombreux habitants se lancèrent à la recherche de cette pauvre femme, ils s’embusquèrent pour la surprendre et finalement s’en saisirent. Elle se débat, refuse les vêtements qu’on lui impose, alors on lui lie les mains, alors elle manifeste bruyamment son désaccord et sa colère ! Arrivée au presbytère de Suc, accueillie par le prêtre sa colère s’estompe pour faire place à l’abattement. Elle se tait et sa tristesse et son désarroi s’expriment par des larmes et des gémissements. La pauvre angoissée chancelle et elle tombe à genoux en prononçant ces paroles : « Dieu ! que dira mon malheureux époux ». Ses larmes abondantes semblent la calmer, ensuite elle tombe dans l’indifférence. Elle s’est exprimée en français. Malgré son visage livide et décharné une noblesse semble s’échapper de son attitude et de ses propos. Le curé comprend que cette femme est étrangère, qu’elle n’appartient pas à la classe du peuple. Ce prêtre, ému, manifeste un vif intérêt et son affection pour cette mélancolique plongée dans de grands malheurs. Il l’héberge dans une chambre pour passer la nuit et prend des précautions pour prévenir son évasion. Mais celles-ci s’avérèrent insuffisantes ! Car le lendemain, elle avait disparu !

Elle reparut quelques jours après sur la cime d’un pic accessible aux aigles et aux chamois, toujours aussi nue, les quelques hardes qui lui furent imposées, ayant été retrouvées abandonnées. Toutes les tentatives pour la reprendre demeurèrent infructueuses et les tentatives pour connaître son nom et son pays restèrent vaines. On pense avec ses paroles qu’elle est l’épouse d’un Français et qu’ils passèrent en Espagne pour un long exil à la suite des évènements de la révolution française. Ce serait lorsqu’ils se résolurent à revenir dans leur patrie, en arrivant au pied des Pyrénées qu’ils trouvèrent des brigands qui les assaillirent, les dépouillèrent de tout et tuèrent le mari. La malheureuse qui supporta l’horreur sanglante de l’assassinat en perdit la raison et alors en proie à ses désordres mentaux, erra égarée sur les crêtes et dans les pentes des montagnes de ce coin perdu des Pyrénées ariégeoises. On la voit quelques fois cueillir des plantes sauvages, nager dans un lac, longer des torrents en quête de nourriture. Cependant l’hiver approche et le curé et les habitants s’inquiètent pour la pauvre femme. La neige recouvre les sommets et après que troupeaux et bergers aient rejoint les villages, la froidure s’installe et engourdit le pays. Va-t-elle survivre à cet hiver ?

EPISODE 2

Pour commencer, il est important de préciser que les événements du premier épisode, décrits dans l’article du 7 janvier 1814 par Paul Bascle de Lagrège, sont relatifs à des faits qui se sont déroulés au cours d’une période qui s’étire entre 1801 et 1808, sans doute au cours de l’année 1807. Ces faits que j’ai contés au présent, participent à la constitution de l’assemblage historique de cette époque en reliant les histoires locales à la grande histoire de France. En s’exprimant différemment nous parlerons des liens entre la micro-histoire et la macro-histoire. Alors dans ce moment des années 1806-1808, où en sommes-nous au sein de cette macro histoire ?

L’illustre personnage de l’Histoire de France à ce moment, s’appelle Napoléon, Napoléon 1er, sacré Empereur des Français en décembre 1804. Un sacre qui survient quinze ans après le début de la révolution en 1789 et cinq ans après le coup d’état du dix huit Brumaire en 1799. Au début de l’automne 1806, l’Empereur vainc les Prussiens à Léna et en 1807 il remporte la victoire de Friedland sur les Russes.Russes. A la suite des intrigues qui furent menées par les Français avec le Roi d’Espagne Charles IV et avec son fils Ferdinand prince des Asturies qui tous deux se trouvent être faibles et imbéciles, un soulèvement populaire se déroule à Madrid en mai 1808. L’insurrection gagnera l’Espagne entière malgré la courte accession au trône espagnol du frère de Napoléon : Joseph 1er Bonaparte. Et en juillet 1808, c’est un véritable coup de tonnerre qui explose dans le contexte européen avec la première défaite napoléonienne à Baïlen, en Andalousie, où l’armée affamée et assoiffée de 18000 hommes du Général Dupont est encerclée par les insurgés espagnols. La fin de l’occupation française en Espagne s’effectue en 1813. Nous savons combien la micro-histoire de notre « folle » dans les Pyrénées se trouve induite par la macro-histoire de la Révolution française et de l’Empire « Bonapartiste », en fournissant les déterminants essentiels du destin de cette femme. En effet, la révolution l’amène à fuir avec son époux en Espagne, et l’abrogation des mesures d’exil par Bonaparte en 1799 leur fournit la possibilité d’un retour dans leur terre natale.

D’après l’auteur de notre livre, ce retour eu lieu en 1801 et c’est à San Julia de Loria en Andorre que se serait produite l’agression fatale du mari de notre femme sauvage. A la suite de ce terrible drame, choquée et désemparée, elle aurait fuit et aurait vécu sur les pentes du Montcalm (3077m), après avoir franchit la frontière, puis sur celles du val de Lartigues dès le printemps 1801 jusqu’en 1805. Avant de rallier les tranquilles montagnes de Bassies qu’elle quitte en 1806 pour rejoindre le vallon de Saleix et finir les les premiers mois de 1807 dans la vallée voisine de Suc. Où elle s’installa principalement dans le bois de Bernardouse. Tous ces déplacements se faisant sous les effets de l’instinct de cette femme et des pressions issues de la fréquentation de son territoire par les chasseurs et les contrebandiers. Du refuge que constituait ce bois, vit-elle en juillet 1807, occupé à herboriser, le botaniste helvétique Augustin de Candolle en mission botanique et agronomique, mandaté par le ministre de l’Intérieur du gouvernement impérial ? Lui ne la vit sûrement pas car il n’aurait pas manqué de rapporter une telle rencontre !

En cette fin d’hiver 1808, le curé et les habitants de Suc s’inquiètent du sort de la malheureuse. Cet hiver 1807-1808 fut d’une extrême vigueur. En février, un froid polaire s’abattit sur le Vicdessos avec une intensité inouïe. La température s’abaissa jusqu’à atteindre des niveaux inégalés. La neige tomba en abondance pesant de tout son poids sur la terre gelée. Calfeutrés dans leurs maisons, les habitants de Suc avaient grelotté jusqu’au mois d’avril et ce n’est qu’au mois de juin que la froidure recula, trois semaines avant l’été. Alors sans doute cette pauvre femme aura-t-elle été dévorée par des animaux ou bien aura-t-elle succombé au froid et à la faim ou à une avalanche et sans doute gît-elle, ensevelie, sous des monceaux de neige. Mais quel ne fut point leur étonnement, au retour de la belle saison, de la voir réapparaître, avec sa chevelure blonde, sur les hauteurs accoutumées. Cette longue chevelure couleur d’or qui lui vaut son surnom de « la bloudino ». Sa réapparition fut considérée comme une résurrection, comme un prodige, comme un mystère.

En effet comment, dans sa nudité, avait elle bravé l’un des pires hivers que le Vicdessos ait connu ? Pour le curé cela tenait du miracle, de l’œuvre divine. A quelles facultés insoupçonnées avait-elle fait appel pour survivre ?

EPISODE 3

Voici une femme traumatisée par l’attaque qu’elle a subi, immergée dans un profond état de choc émotionnel et qui brutalement se trouve confrontée à devoir affronter une exigeante situation de survie et forcée à une adaptation extrême aux contraintes de son environnement. Elle aurait pu d’elle-même dans sa détresse rejoindre la société des Hommes, au contraire, son traumatisme lui impose la fuite et la peur vis-à-vis de cette société humaine. Cette femme n’est pas Marie Angélique le Blanc (Femme d’origine amérindienne décédée en France, voir son histoire dans Wikipédia), ses origines ne l’ont pas dotée de qualités propices pour affronter sa situation nouvelle. Sa « folie » la confronte tout à coup au monde sauvage de la montagne pyrénéenne. Mais peut-être son anormalité lui fournit-elle un état mental utile pour s’adapter à sa nouvelle vie de « sauvageonne ». Ne fallait-il pas être folle pour vivre de cette manière et endurer les rudes conditions d’une vie en plein air ?

Dans sa vie sauvage cette femme doit se nourrir, s’abriter, se protéger des dangers des animaux et du climat, dormir en paix, s’orienter et l’on constate qu’elle y parvient fort bien ! En effet cette femme fait preuve d’une adaptabilité exceptionnelle au milieu dans lequel elle vit. Il s’avère alors que sa plus grande ennemie c’est la société civilisée. En effet celle-ci ne tolère finalement point son existence sauvage et le désordre que cela provoque. Cela lui sera fatal ! Elle a rejeté tout habillement et l’on imagine ce que sa nudité en ce début du 19ème siècle peut provoquer comme réactions. Nous avons vu que les autorités veulent à tout prix la vêtir et qu’elle refuse systématiquement tout vêtement. Ainsi elle n’a plus de problèmes d’habillement et c’est un souci en moins, mais elle doit toujours se nourrir. Comment manger ? Elle pratique la cueillette : fruits, plantes, racines… Peut-être aussi la pêche, enfin elle mange suffisamment pour vivre et affronter les aléas du climat. Il est établi aussi que des femmes l’aident en lui fournissant de la nourriture. Tout cela est possible une partie de l’année, mais l’hiver que mange-t-elle ? Alors dans ce cas ne serait-il pas plus judicieux d’hiverner et de dormir un maximum de temps à l’abri des intempéries et du froid hivernal ? Est-ce qu’elle a mis en place cette hivernation ? Cependant, dormir c’est possible, mais la biologie de son corps de femme n’est pas prévue pour survivre dans le froid et sans nourriture. Alors sachant qu’il n’y a pas de miracle possible, qu’elle n’a pas de qualité extrahumaine, dans quelles conditions ces hivers se sont-ils déroulés pour elle dans ces montagnes ? Nous y reviendrons.

En Avril 1808, Napoléon arrive à Bayonne où il va demeurer pour effectuer des tractations en vue de l’attribution du trône d’Espagne qui finalement est octroyé à Joseph Bonaparte, son frère. Tout le printemps se déroule sous la pression des évènements espagnols. Le 6 juin 1808, la junte de Séville déclare la guerre à la France. La guerre d’indépendance pour l’Espagne commence. En ce même mois d’avril, le maire de Suc, Jean Franc est informé par le maire de Vicdessos de l’état d’une circulaire préfectorale informant du désir de « Sa Majesté Impériale » de visiter les départements du midi de la France et donc l’Empereur était susceptible d’honorer de sa présence le département de l’Ariège. Celui-ci se trouve au contact géographique direct avec l’Espagne qui s’enflamme. Dans ce contexte depuis la fin mai de cette année 1808, toutes les vallées frontalières sont en état d’alerte et des patrouilles militaires composées de soldats et de membres de la Garde nationale sédentaire s’installent sur les crêtes frontières. Avec les conditions produites par l’éventuelle visite de l’Empereur et cette guerre franco-espagnole, le maire de Suc qui se doit depuis une circulaire du 22 décembre 1803, de signaler aux autorités « tous les évènements qui peuvent porter la plus légère atteinte à la tranquillité publique, ainsi que les moyens qui auront été pris pour les réprimer », se retrouve dans une position délicate. En effet, dans ce contexte la présence de la « folle », malgré son innocence, devient gênante et risque d’attirer de sérieux ennuis à ceux qui ont la responsabilité de l’ordre civil. Pour ceux-là, la « sauvageonne » devient indésirable. Pour elle, il en est fini de sa tranquillité et tout cela va sceller son sort !

Une réunion se tient chez le maire de Vicdessos rassemblant des hommes de la commune de Suc. Le juge de paix du Vicdessos est aussi alerté. Une battue de grande envergure est alors déclenchée qui mobilisa des membres de la Garde nationale sédentaire. Cette mobilisation témoigne de l’importance et de l’urgence qu’il y avait à réaliser cette battue. Les recherches sont rapidement opérées et les traces que notre femme laisse dans la neige la trahissent. Elle est alors vite repérée. Une fois arrêtée, car il ne s’agit plus de capture, « la sauvageonne » est transférée chez le juge de paix M.Vergnies, à Vicdessos, pour y être interrogée. Cela se passe un dimanche du début du mois de juin, le jour de la Pentecôte. Le lundi 6 juin 1808, la folle est extraite de sa cellule pour être emmenée à Foix, escortée de deux gendarmes à cheval.

A suivre…

Météo. L'effet de foehn sur les Pyrénées provoque des ciels spectaculaires

Ce mardi matin, les Pyrénéens se sont réveillés sous un ciel inhabituel. Les plus matinaux ont eu l'occasion d'admirer un spectacle aussi beau qu'étonnant dans une ambiance volcanique. 5f8eb646d094c_volcanic_1-5049272.jpg

On ne se lasse jamais d'admirer le ciel. A chaque jour, c'est une nouvelle proposition de formes et de couleurs. Mais ce mardi matin, 20 octobre, au lever du jour, il était particulièrement remarquable car d'un orange profond.  Le vent chaud apporté par la tempête Barbara qui souffle violemment sur la région serait à l’origine de ces couleurs féeriques. Un phénomène lié à ce que l'on l'appelle l'effet de foehn.

Voici ce qu'ont pu découvrir ceux qui vivent dans les Pyrénées en Cerdagne.
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Cambre d’Aze ce matin depuis le col du calvaire, la Sortida de sol, couleurs de foehn et de vent de sud @camino_piveteau

Ou encore au-dessus de l'Ariège où le ciel était tout aussi féérique EkwuSY9XEAA4Nun.jpg

Ce matin, le ciel d' @ax3domaines nous a réservé un spectacle grandiose !

L'effet de foehn, un phénomène typique des montagnes

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Ces phénomènes sont relativement fréquents sur les Pyrénées. En effet, la chaine de montagne crée par flux de sud de belles barres de foehn sur les versants nord. L’air s’élève, car plus chaud, au contact des versants sud du massif. Après humidification, il s’assèche en redescendant versants nord et s’échauffe. Un nuage se forme alors sur le versant au vent et se dissipe sur le versant sous le vent. Créant un camaïeu de couleurs dans les teintes de la couleur orange.

Ces couleurs sont souvent le prélude à un changement de temps. Elles sont souvent annonciatrices de l'arrivée de précipitations. Précipitations qui sont confirmées par Météo France dans les heures qui viennent.

C'est un article de France Info 3 Occitanie

Bonne nouvelle et belles images ...

LA LETTRE D'INFO DU PAYS DE L' OURS

Au moins 10 oursons en 2020 !

5 femelles suitées ont déjà été repérées cette année : 2 femelles avec 3 oursons, 1 femelle avec deux oursons et 2 femelles avec 1 ourson. Et ce n'est peut être pas fini, d'autres portées peuvent encore être détectées d'ici la fin de l'année

Une compilation des dernières vidéos des caméras automatiques du Réseau Ours. Un bonheur à voir et à revoir ! et de magnifiques images des mâles présents en Béarn.

PAIN AU CHOCOLAT ou CHOCOLATINE ?

C'est la nouvelle chronique d'Olivier de Robert

https://www.youtube.com/watch?v=hExewYcgUiM

PORTRAIT D'UN ARIEGEOIS : Brice DELSOUILLER

C'est un film sur ARTETV Depuis quatorze ans, Brice parcourt chaque été avec ses bêtes de vastes pâturages situés à 3 000 mètres d’altitude. Il a découvert dans l'immensité des Pyrénées la liberté ultime de courir jusqu’à l’épuisement sur des pentes raides, des crêtes escarpées, des terres rocailleuses et inhospitalières. Portrait d'un pâtre solitaire et marathonien de haut niveau.

BRICE, UN VACHER A L'ASSAUT DES PYRENEES

Réalisation :Sandrine Mörch _2016

https://www.arte.tv/fr/videos/064565-024-A/geo-reportage-brice-un-vacher-a-l-assaut-des-pyrenees/

Brice Delsouiller est éleveur et athlète de haut niveau. Sa passion : le skyrunning, une course à pied de l'extrème qu'il pratique dans les hauteurs des Pyrénées à 1500 mètres d'altitude. Entre deux compétitions, il s'occupe de son troupeau de 400 vaches. Rencontre avec un homme extraordinaire, épris de liberté, de simplicité et amoureux de la nature.

DES NUAGES PLEIN LA TÊTE

La -haut dans l'Aston

C'est un livre aux éditions Michel Lafon

" Enfant, déjà, je rêvais de solitude, de longues marches, de grands espaces hors du monde et du temps. En grandissant, vivre libre est devenu une évidence, une nécessité. Certains se résignent et se laissent guider, d'autres se dressent et écrivent leur destin. Ma liberté, je l'ai trouvée en suivant un écho, un souffle. Je suis devenu paysan et pâtre au cœur des Pyrénées. À l'écart du troupeau, du haut des cimes, une utopie est devenue réalité. Des nuages plein la tête, je voyage, immobile... "

RANDONNEE A LA CABANE DE QUIOULES

Vous êtes dans l'Aston!

L'Aston c'est où ? Il faut être ariégeois, ou avoir été passeur ou contrebandier pour le savoir et pour le pointer sur la chaîne pyrénéenne ! Le massif de l'Aston est frontalier au Nord avec l'Andorre par un chapelet de sommets et de crêtes déchiquetées frôlant les « 3000 » voisins, limité à l' Ouest par les vallées d'Ax et d'Ariège , à ,l' Est par celle du Vicdessos et au Sud par le plateau de Beille. Le massif de l' Aston est l'un des plus sauvages d'Ariège. Vous pouvez marcher 2 jours sans y rencontrer quiconque !

C'est ici à la cabane de Quioulès que vous Brice Delsouiller sur son estive avec son troupeau. La cabane se trouve à 1611m d'altitude. Vous pourrez même y dormir, outre une partie réservée au berger vous y trouverez 6/8 places en bas-flanc et une cheminée.

Comment y aller : à pied l' été (ou en raquettes l'hiver ! voir dans GEOLOGICA-rando http://www.geologica-rando.com/actus-rando/pyrenees-rando-massif-de-laston)

A partir du village des Cabannes et après avoir traversé celui d'Aston , rejoignez le parking du barrage de Riète (1100m) Il vous faudra ensuite 2h/2h30 pour arriver à la cabane

Du barrage de Riète (1100m) , on rejoint le ruisseau de Quioulès que l' on traverse sur une passerelle métallique . Le sentier monte en lacets dans la hêtraie et passe un verrou glaciaire au col du pas de la Cabre (1400m) pour rejoindre en contre-bas le ruisseau que l'on franchit sur une passerelle (1332m). On le longe alors rive droite pour atteindre à la sortie de la forêt la jasse de Ranques et le traverser à nouveau à la passerelle de la Coume de Jas (1498m). Le sentier se transforme en piste et- la remonter en suivant la conduite forcée du captage de Quioulès jusqu' à l' immense jasse marécageuse et atteindre la cabane de Quioulès (1611m) (compter 5h de marche A/R pour 500m de dénivelé).

Le lendemain - idée de rando- montez au Pic de la Sabine (2561m) magnifique belvédère , mais ce n'est pas une rando de petite fille !

En route pour la cabane en hiver! PICT0010.JPG NB Attention , vous trouverez dans certains topo-guides ariégeois -le pic de la Sabine en raquettes . Cette rando est un itinéraire sportif qui se déroule dans un magnifique site sauvage, réservé à des montagnards confirmés et autonomes. Contentez-vous d'atteindre la cabane de Quioulès (1611m) ( et peut-être y passer une belle nuit!) L'été il y a du monde ! Succès peut-être du au berger!

Le Routard voit dans l’Ariège le département idéal

lu dans La Dépêche du Midi

Dans le monde des affaires, c’est ce qui s’appelle "avoir du nez". Sortir un guide touristique un mois à peine après la fin du confinement pourrait apparaître comme une gageure à certains ! Pas au président de l’agence de développement touristique ni au fondateur du Guide du routard. Ce dernier estime que "les Français sont à la recherche de terroir, de l’authentique et du vrai". Et Philippe Gloaguen d’asséner : "ça correspond à la conception que j’ai, moi, de l’Ariège".

Un sentiment partagé par Thierry Bessous, le journaliste qui a effectué deux longs séjours sur place, en juin et septembre 2019, pour mettre en lumière les pépites de ce département. "J’ai sillonné le territoire pour restituer ce qu’il est. Je me suis vraiment régalé. Je sillonne toute la France depuis plus de 20 ans, mais il n’y a pas beaucoup de départements qui peuvent se targuer d’avoir la moitié de leur surface classée en parc naturel régional. On peut se lancer dans l’eau, dans l’air, découvrir des paysages souterrains fabuleux. C’est une destination complète, idéale pour les gens qui vont devoir rester en France."

À l’ADT, Henri Nayrou boit du petit-lait. Lui aussi s’agace parfois d’entendre des Parisiens confondre Ardèche et Ariège. "On gagne à être connu, insiste le président de l’ADT qui égrène sa phrase fétiche comme un mantra : "Longtemps, on a eu les défauts de nos qualités. On finira par avoir les qualités de nos défauts."

2500 km de sentiers balisés

Sans chanter les louanges de la Covid-19, il est certain que l’Ariège est comme le dit Thierry Bessous le département "idéal" pour profiter de l’envie de nature, après deux mois de confinement. Et aux Ariégeois eux-mêmes qui s’inquiètent de voir un flot de touristes les "envahir" au risque de leur amener des virus, l’auteur du guide rappelle l’essentiel : "L’Ariège est un département de montagne et la montagne est grande. Il y a beaucoup de possibilités. Je ne crois pas à un afflux majeur ou à du surtourisme en Ariège. Il y a suffisamment de secteurs où aller. Imaginez, 2 500 km de sentiers balisés dans en montagne dans ce département, ça permet ce tourisme un peu de côté que recherchent les gens, loin des grandes concentrations !" L’Ariège, c’est le département rêvé pour les vacances en somme.

Le Guide du Routard Ariège, Hachette

fb-ariege.1582855.jpg Montségur. Profiter de la vue depuis Montségur, c’est un moment très fort. Et j’associerais, avec un petit pas de côté, les gorges de la Frau.

La route Ax Quérigut. J’ai eu un coup de cœur, vraiment, pour une des plus belles routes de l’Ariège. La route qui mène au Donezan, d’Ax à Quérigut. Il faut vraiment s’arrêter au col de Pailhères, depuis lequel on peut même voir la Méditerranée quand il fait beau. Puis, on redescend vers le Donezan, où l’on découvre une atmosphère plus méditerranéenne. C’est très surprenant en Ariège…

Intervention d’Henri Nayrou, le président de l’ADT : "Vous avez bon goût. On a fait passer le Tour de France sur cette route en 2008. C’est un enchantement."

Tourtouse. C’est un petit village méconnu, à 15 km de Saint-Girons, dans le Volvestre. Il y a une petite rivière qui fait le tour du village avec un petit théâtre de nature… Superbe !

"Et on y trouve le meilleur Azinat de l’Ariège"*, ajoute Henri Nayrou

Le château de Foix, Mirepoix et Montségur.

Je suis venu deux fois en Ariège. Et à chaque fois, ça a été un grand moment d’émotion. Je suis émerveillé par Foix et son château. Je connaissais l’histoire des comtes de Foix, de Gaston Fébus. Le château de Foix nous y plonge encore plus. Magnifique. Il y a aussi la grotte de Niaux, Mirepoix, les randos pédestres, et évidemment Montségur puisque le catharisme m’a toujours interpellé. J’ai entendu dire que des gens cherchent le Saint Graal à Montségur.

"C’est une anecdote non vérifiée", répond Jean Jacques Michau, le président du Pôle d’Équilibre Territoriaux Ruraux Ariège. Mais effectivement, beaucoup de touristes viennent à Montségur et posent la question."

Jusqu’à 30 % de clients en plus

7800€ du pôle d’équilibre territorial et rural de l’Ariège, qui regroupe les communautés de communes, plus un coup de pouce spécifique du Couserans (3500€), bientôt 10000euros des fonds européens… Rentrer dans la collection prestigieuse du Guide du Routard, ça a un coût… comme faire venir le Tour de France. Mais dans les deux cas, les retombées attendues sont bien supérieures. D’après Philippe Gloaguen, le fondateur du Routard, l’expérience montre que "Le Guide du Routard amène 30% de clients en plus aux hôteliers référencés".

Le Routard himself l'a dit : l'Ariège est le "département idéal"... Nous on le savait, mais ça nous a fait découvrir qu'il y avait d'autres départements !

PORTRAIT D'UN ARIEGEOIS : Brice DELSOUILLER

C'est un film sur ARTETV

https://www.arte.tv/fr/videos/084796-003-A/a-100-brice-delsouiller-skyrunner-et-eleveur-dans-les-pyrenees/

Brice Delsouiller est éleveur et athlète de haut niveau. Sa passion : le skyrunning, une course à pied de l'extrème qu'il pratique dans les hauteurs des Pyrénées à 1500 mètres d'altitude. Entre deux compétitions, il s'occupe de son troupeau de 400 vaches. Rencontre avec un homme extraordinaire, épris de liberté, de simplicité et amoureux de la nature.

DES NUAGES PLEIN LA TÊTE

La -haut dans l'Aston

C'est un livre aux éditions Michel Lafon

" Enfant, déjà, je rêvais de solitude, de longues marches, de grands espaces hors du monde et du temps. En grandissant, vivre libre est devenu une évidence, une nécessité. Certains se résignent et se laissent guider, d'autres se dressent et écrivent leur destin. Ma liberté, je l'ai trouvée en suivant un écho, un souffle. Je suis devenu paysan et pâtre au cœur des Pyrénées. À l'écart du troupeau, du haut des cimes, une utopie est devenue réalité. Des nuages plein la tête, je voyage, immobile... "

MONTSEGUR Temple cathare

Montségur.jpg « Tout au fond de la France, comme un joyau déposé à ses pieds , s’élève une ruine auguste … Montségur ! … Sanglant, incendié , il est tombé comme une rose rouge du sein de l’Occitanie blessée …. Sept siècles ont passé depuis la Croisade, sept siècles ont labouré le sol cendreux de l’histoire occitanienne , ensevelissant la haine , ouvrant aux tendres fleurs de l’avenir de nouveaux printemps…. »

Dans cette nouvelle page de GEOLOGICA-rando consacré au pays de mes origines l'Ariège et dans cet article sur MONTSEGUR, j'avais envie de commencer par ces quelques lignes sorties de la bibliothèque de ma grand-mère ,

(Montségur – temple cathare) et rendre ainsi hommage à une cousine lointaine, romancière ariégeoise oubliée , Isabelle Sandy (1884 – 1975). livre paru en 1962

Retournons un instant au XIIIè siècle, au moment où se déchaîne la fureur des chevaliers du Nord. Eux, ils allaient par les chemins pour expliquer l’Evangile dans la langue d’oc. Ils se proclamaient bons chrétiens , « parfaits ». Le pays occitan les appelait « Bonshommes et Bonnes Femmes ». L’histoire les a appelés les cathares.

Dans la vidéo précédant cet article Oilvier de Robert , le conteur ariégeois au cours d'une soirée de confinement du Printemps 2020, nous raconte avec brio cette page tragique ariégeoise sortie de l'histoire occitane du XIII ème siècle.

J'aime relire , ces premières lignes de ce récit de 38 pages écrit par Isabelle Sandy dans ce pur style romantique d'écriture du début du siècle dernier, aux envolées parfois barrésiennes !

« Tout au fond de la France, comme un joyau déposé à ses pieds , s'élève une ruine auguste : Montségur ! Une ruine ? Dira-t-on, une de plus ? Des gravats , de la poussière et entre les pierres vaincues , la tendre pitié des fleurs sauvage ? C'est tout ? Non c' est autre chose : car sur cette ruine ariégeoise monte une construction invisible , dont le soubassement est l' Histoire et le faîte l' Avenir. Affirmation gratuite, peut-être. Non encore. Allez donc un soir de lune errer seul sur cette cime où s' exaltèrent et s' évanouirent tant d' âmes passionnées et vous en sentirez l' occulte envoûtement ; qui élargit au-delà des sens les limites de ce pays qui en un mot dévoile , haute dans le ciel – comme un aigle plane – cette construction idéale. »

Ainsi écrivait Isabelle SANDY ….

Pour illustrer cet article , j'ai choisi une voix forte occitane Claude MARTI

https://www.youtube.com/watch?v=LcnjpqZRLIs

ainsi qu'une visite privée#### à Montségur de Stéphane BERN

https://www.youtube.com/watch?v=4IDx5sBmAGk

Mais GEOLOGICA-rando Traveller est avant tout un site de balades et de randonnées, je vous emmène sur le chemin des Bonshommes !

LES RANDONNEES A MONTSEGUR

LA MONTEE AU POG P1070696.JPG Le chemin du Pog

Aller à Montségur , c'est forcément monter au pog

Le pog (« rocher » de Montségur est un magnifique piton calcaire particulièrement vertigineux sur son flanc nord et qui se dresse , sauvage et solitaire, plusieurs centaines de mètres au-dessus des vallées environnantes . C'est sur ce rocher à 1207m d'altitude que s'accroche la plus haute des citadelles du vertige , Montségur. P1000381.JPG P1000382.JPG P1000383.JPG P1000384.JPG P1000385.JPG Pour la découvrir , il faudra faire un petit effort et partir à l'assaut du pog depuis le parking du Seguela et gravir des marches pour une petite demi-heure d'ascension et un dénivelé de 154m. De la-haut le panorama y est exceptionnel sur les rides du Plantaurel, la coupure de la vallée de l'Aude le massif du St-Barthélemy et la chaîne des Pyrénées. P1000379.JPG

BALADE AUTOUR DU CHATEAU

Longueur du parcours : 8km en boucle – Durée : 3h Carte IGN n° 22470OT au 1/25000 Numérisation_20200502 (4).jpg (d'après Pyrénées ariégeoises d'Olivier de Robert Ed Glénat Les Nouveaux Guides Franck Randonnées)

Point de départ : le village de Montségur . P1000378.JPG

Quittez le village en suivant le balisage qui mène au château à pied . Vous rejoignez la route et parking du Séguela (point de départ de la montée au château) Vous allez suivre le GR7 (balise rouge et blanche) jusqu'au point889 de la carte IGN. C'est une intersection de piste, prenez celle de droite qui remonte qui va vous mener en suivant les pylones électriques vers Serre-Longue (780m)
Après l'auberge ; suivez un chemin pavé qui ramène à Montségur. Il part d' abord vers l'E , puuis, après un virage en épingle à cheveux, revient vers l, O et descend vers la D9 La route vous fait traverser les gorges de Lasset avant de retrouver le village de Montségur P1070674.JPG Une boucle facile, ombragée sur une bonne partie du parcours et qui offre de belles vues sur le pog, le château et le village.

NB - Vous pouvez , bien sûr, effectuer la boucle en sens inverse . En descendant dans le village le balisage rouge et blanc vous conduit à la D9. Prendre à droite, et suivre la route qui est peu fréquentée sur 2,5km/ Après 4 virages en lacet , elle contourne le pog et s'enfonce au creux du vallon de Lasset. Dans un grand virage en épingle à cheveux vous aller trouver la petite route qui monte à G vers Serre Longue. Traversez le village et plein W par une piste , rejoignez le GR7 qui vous ramènera au pied du château de Montségur. Bonne rando !

LES TREKS

Montségur, est une étape du Chemin des Bonshommes ( ne pas confondre avec le Sentier Cathare !) qui part de Foix et se termine en Catalogne à Berga en franchissant les Pyrénées à la Porteilla Blanca. C'est le GR107 , un itinéraire de montagne transfrontalier exceptionnel, réalisable à pied en 8 jours.

P1000372.JPG Arrivée à Montségur

Sur le chemin des Bonshommes, Montségur est à l'arrivée de l' étape Roquefixade -Montségur , réalisable en 5h15 de marche et qui vous laisse le temps de monter au château ; et au départ de la suivante qui traverse les gorges de la Frau, avant de remonter sur Comus , une étape courte de 3h50.

Montségur est aussi une étape du Sentier Cathare (ne pas confondre avec le Chemin des Bonshommes ! ) qui chemine de Port-la-Nouvelle à Foix. C'est le GR307. Plus parcouru que celui des Bonshommes, il vous fera découvrir en 12 jours et 250km sur son chemin tous les châteaux Cathares : Aguila, Padern, Quéribus, Peyrepertuse, Puilaurens, Puivert, Montségur, Roquefixade et Foix !

Montségur est donc étape ! Ce sont les étapes communes avec le chemin des Bonshommes mais en sens inverse ! C'est un itinéraire réalisable , à pied, à cheval et à VTT . A vous de choisir !

Montségur c'est aussi le GRP du Pays d'Olmes ! Balisage rouge et jaune ; vous ne vous perdrez pas jusqu'à Roquefixade , l'itinéraire est commun avec les deux GR  Sentier cathare et chemin des Bonshommes ! C'est à Roquefixade qu'il bifurque vraiment vers le Pays d'Olmes filant vers Lavelanet et Laroque d'Olmes ou il coupe le Plantaurel à Dreuilhe. (superbe anticlinal -vieux souvenir géologique!) que l'on traverse dans une combe. Il suit ensuite le chaînon du Plantaurel avant de descendre sur Bélesta , découvrir la fontaine intermittente de Fontestorbes , rejoindre Fougax et Barrineuf et retrouver le sentier cathare pour revenir à Montségur . Grand tour !

Le Tour du Massif du Tabe. C'est aussi un GRP rouge et jaune (35km 2700m de D+)

C'est mon préféré, un massif chargé d'histoire et de légendes. Magnifique tour de montagne ariégeoise fascinant, chargé de souvenirs d' enfance !

Couleur Sépia 1955 Le Pic du Han _ Ma première rando montagne!

Il vous fera découvrir les pics ariégeois le Saint Barthélemy (2348m), le Han (2074m), le Fourcat (2001m) , se sont les crêtes de la station de ski des Monts d'Olmes. Vous redescendrez dans la vallée vers Montferrier ou vous retrouverez les GR pour revenir à Montségur !Belle rando montagne, en plus des pics vous découvrirez de magnifiques petits étangs glaciaires pour bivouaquer , l'étang des Truites, du Diable, d'Appy et vous traverserez un domaine de montagne somptueux avec en particulier une superbe vue sur la belle carrière de talc de Trimous !

Enfin plus facile !

Sur la trace des Cathares en 3 jours Numérisation_20200503.jpg (d'après Randos-Etapes dans les Pyrénées de JP Siréjol . Ed Rando éditions)

1er jour : MONTSEGUR – ROQUEFIXADE

Je ne vais pas me répéter, vous le connaissez ! Dénivelé +500m Temps de marche 4h15 Par des sentiers et des pistes forestières Il passe par Montferrier , les hameaux de Peychou, Pipié et Coulzonne avant d'arriver à Roquefixade ou vous découvrirez les vestiges du château médiéval niché sur des falaises calcaires et verticales. J'aime bivouaquer sur la pelouse de la barbacane du château !

2ème jour : ROQUEFIXADE -LAVELANET Dénivelé +450m Temps de marche 4h45

C'est le GRP du Pays d'Olmes en sous-bois que vous suivrez en passant par les hameaux de Tanière et de Cazal avant d ' atteindre le Plantaurel et le plateau de Mouillet qui offre une belle vue sur les sommets dt massif du Saint Barthélemy et vous arrivez à Gréoulou . Vous n'êtes plus très loin de Lavelanet que vous rejoindrez en suivant désormais un balisage jaune en passant par le cap de la Coume. Nuit douillette à l'hôtel.

3ème jour : LAVELANET – MONTSEGUR Dénivelé + 500m Temps de marche

C'est le retour vers Montségur et le temps de flâner ! L'étape est courte et facile. « Vous allez à la découverte des petits hameaux blottis contre la forêt puis au détour d'une crête , vous cheminerez l'oeil rivé sur le pog de Montségur !

NB : La France et ses villages possèdent une intensité de chemins balisés. Montségur en est un exemple vous ne vous ennuierez pas en les découvrant pour un séjour ariégeois de toute beauté dans des lieux chargés d'histoire.

Bon séjour en Pays d'Olmes

LECTURES CATHARES

Parmi les très nombreux ouvrages écrits sur le catharisme, j'ai retenu:

Le bûcher de Montségur de Zoé Oldenbourg - ed. Gallimard - Nrf 1959

Trente journées qui ont fait la France: Le 16 Mars 1244 Même si l'ouvrage date un peu (40 ans) il reste une référence pour comprendre la tragédie cathare. Plus accès sur l'histoire que sur la religion,il n'en demeure pas moins un ouvrage indispensable.

L'épopée cathare cathare deMichel Roquebert , Toulouse ed. Privat,

tome I, l'invasion (1198-1212), 1984, 595 pages -
tome II, Muret ou la depossession (1213-1216), 1985, 487 pages - tome III, Le lys et la Croix (1216-1229), 1986, 530 pages; - tome IV, Mourir à Montsegur, 1989, 512 pages.

Contes et Légendes du catharisme de Déodat Roché - ed. des cahiers d'études cathares 1971

Un ouvrage qui passionnera tous les amateurs de contes et de légendes. Ici on y retrouvera celles liées au catharisme comme Le conte du pou, l'homme de toutes couleurs, le dragon doré, l'homme voilé. Par celui qui fut nommé le pape du catharisme.

Les cathares d' Henri Gougaud ed. Points

Montségur, temple cathare de Isabelle Sandy - Editions Pierre Farre - Foix 1966 Un petit opuscule qui présente Montségur d'après un aspect plus poétique qu'historique.

Et quelques romans

Bélibaste, d’Henri Gougaud,ed. Points, 1982 L'Expédition d'Henri Gougaud ed. Seuil Le Sang de Toulouse de Henri Magre ed. Robert Lafont

Et pour la randonnées

Le sentier cathare de le mer à Montségur de Mireille Barthès Editions Randonnées Pyrénéennes Ouvrir ce livre , c'est déjà se mettre en chemin !

Sur les traces des Cathares Le chemin des Bonshommes Foix - Montségur - Baga - Berga Topo-GuIde FFRP

Les citadelles du vertige de Michel Roquebert Editions Privat - L'ouvrage traite des châteaux cathares de Lastours, Minerve, Monts?gur, Termes, Queribus, Peyrepertuse, Puivert et Puylaurens.

CATHARES - Le destin inachevé

Ils allaient par les chemins pour expliquer l’ Evangile dans la langue d’oc. Ils se proclamaient bons chrétiens , « parfaits ». Le pays occitan les appelait « Bonshommes et Bonnes Femmes. L’histoire les a appelés les cathares.

Entre le Xe et XIIe siècle, une mystérieuse « hérésie » fait son apparition dans le Midi de la France. Bientôt son expansion et sa menace sont telles que l'Eglise catholique est contrainte de mener une guerre à l'éradication de cette religion A l'heure du confinement, écoutez Olivier de Robertl, vous conter cette page tragique de l'histoire occitane


JEAN DE L' Ours

Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne. Un jour que celle-ci allait porter la soupe à son mari, elle se trouva retenue par une branche au milieu du bois. Pendant qu’elle cherchait à se dégager, un ours se jeta sur elle et l’emporta dans son antre. Quelque temps après, la femme, qui était enceinte, accoucha d’un fils moitié ours et moitié homme : on l’appela Jean de l’Ours.

Vous avez sans doute lu ou écouté ce conte populaire . Le voici raconté dans la pure tradition orale , entre rire et poésie, par le conteur ariégeois Olivier de Robert