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SUR LES CONTREFORTS DE L'HIMALAYA, UNE VIE EN HARMONIE AVEC LA NATURE

Disponible du 26/04/2019 au 27/06/2019

Un voyage en trois volets à la découverte des liens uniques et millénaires que les Tibétains du plateau du Qinghai ont tissés avec la nature. Dans les villages, on transmet aux plus jeunes l’art de contempler la vie sauvage sans lui nuire, d’en décrypter les secrets et les mystères...

LA TERRE NOURICIERE index1.jpg https://www.arte.tv/fr/videos/084668-001-A/sur-les-contreforts-de-l-himalaya-1-3/

Élevage, apiculture, herboristerie, agriculture… : perchées entre 1 500 et 4 800 mètres d’altitude, les communautés tibétaines du plateau du Qinghai, aux pieds de l’Himalaya, vivent de ce que la nature offre et, par respect pour elle, ne prélèvent que ce dont ils ont besoin.

LA TERRE EN HERITAGE index2.jpg

https://www.arte.tv/fr/videos/084668-002-A/sur-les-contreforts-de-l-himalaya-2-3/ Épices, fruits, argile, bois... : les ressources naturelles abondent sur le plateau du Qinghai. Pourtant, les Tibétains les utilisent avec parcimonie et respect. De la fabrication de papier et d’encens à la sculpture sur bois ou sur pierre à savon, cette nature généreuse leur a inspiré des savoir-faire millénaires.

Dans des paysages presque intacts, les anciens enseignent ces gestes aux plus jeunes, dans l’espoir de stopper leur départ vers les villes.

LA TERRE AVANT LE CIEL index3.jpg

https://www.arte.tv/fr/videos/084668-003-A/sur-les-contreforts-de-l-himalaya-3-3/

Pour les Tibétains, toute forme de vie est sacrée. Du lac Manasarovar à l’aigle messager des dieux en passant par le mont Kailash, haut lieu de pèlerinage pour les bouddhistes, les hindous, les sikhs et les jaïns, les habitants du plateau du Qinghai sont guidés par les lois de la nature.

TROBADORS. UN VOYAGE OCCITAN : un film de Sarah Benillouche

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Trobadors, un voyage occitan" explore la réinvention d’un folklore aux accents d’ici et d’ailleurs par des musiciens fous de musiques orales. Le voyage permet de rencontrer ces musiciens qui, tout en s’inscrivant dans une transmission, ont créé de nouveaux styles de chants occitans. Ils conjuguent la polyphonie avec la musique de transe berbère ("Lo Cor de la Plana"), la revue marseillaise avec le blues ("Moussu T. e Lei Jovents"), les repentistes brésiliens avec les joutes vocales ("Fabulous Trobadors"), le "scat" improvisé du jazz et le chant gascon (André Minvielle). Et si chanter en occitan aujourd'hui c'était choisir la langue de résistance d'une tribu dissidente?

https://www.dailymotion.com/video/x19eutf

LES SECRETS DES FLEURS SAUVAGES les secrets des fleurs sauvages.jpg

ARTE a diffusé  début avril la série documentaire proposée par Thierry Ragobert et Yves Paccalet, LES SECRETS DES FLEURS SAUVAGES

Traversant tour à tour le bord de la méditerranée, les champs et les prés, les milieux humides, les forêts, les montagnes et enfin le cœur de nos villes, cette série documentaire est une invitation à la découverte des fleurs sauvages, qui, à l’écart de la surveillance humaine, affrontent seules leur environnement et demeurent ainsi intactes dans leur histoire. En six volets, ces échappées dans la nature, mêlant l’observation naturaliste et l’explication scientifique, vont à la rencontre de ceux qui protègent et connaissent les vertus des plantes. Elle est encore possible de la voir en replay jusqu'à la fin mai . Dépéchez-vous de les visionner

https://www.youtube.com/playlist?list=PLmfiCnVD2LL70gteoAEiTRWvHsqxuyKCS

La forêt enchantée https://www.youtube.com/watch?v=kfgTUJsJUMA

Source de légendes, les forêts et leurs sous-bois abritent de nombreuses espèces de fleurs sauvages : clématite, jonquille des bois, jacinthe, muguet, mais aussi sceau de Salomon ou mythique sabot de Vénus, la plus grande orchidée d'Europe. Comment composent-elles avec les feuillages des grands arbres pour recueillir la lumière nécessaire à leur croissance ? Au fil des saisons et des rencontres, notamment avec un botaniste, une permacultrice, un naturopathe et un garde forestier, nous pénétrons à l'intérieur de cet univers secret pour y suivre le cycle de la nature.

Au fil de l’eau https://www.youtube.com/watch?v=nygmHjZVHnA&list=PLmfiCnVD2LL70gteoAEiTRWvHsqxuyKCS&index=6&t=0s

Nymphéas, iris des marais, renoncules… : aussi diverses que les milieux humides, les fleurs aquatiques ont appris au cours du temps à cultiver leur différence en faisant de l'abondance d'eau une alliée. Comment ces incroyables marginales, portées, hébergées, ou parfois submergées par les flots, survivent-elles depuis des millions d'années ?

Là-haut sur la montagne https://www.youtube.com/watch?v=s3LLURJIsUE&list=PLmfiCnVD2LL70gteoAEiTRWvHsqxuyKCS&index=6

Les fleurs sauvages ne se contentent pas de coloniser les plaines et les collines. Elles défient les hautes terres, le froid, la neige et le vent. Une ascension jusqu'aux cimes, à la découverte des inépuisables ressources de la flore pour s'adapter à des paysages aussi hostiles que saisissants. Sous le soleil

Des prés et des champs https://www.youtube.com/watch?v=Xirn8oiBSnw&list=PLmfiCnVD2LL70gteoAEiTRWvHsqxuyKCS&index=3

Véronique, Valériane, Daphné, Anémone, Angélique… Nombre de fleurs des champs ont des noms de princesses. Par leur absence ou leur présence, elles sont le baromètre de notre relation avec la nature. Auprès de botanistes, d'un exploitant, d'un photographe naturaliste, d'un jardinier paysagiste, d'un agroécologue ou encore d'un paysan herboriste, nous apprenons à mieux connaître leurs secrets.

La conquête des villes https://www.youtube.com/watch?v=xwOgUfGHhmo&list=PLmfiCnVD2LL70gteoAEiTRWvHsqxuyKCS&index=2

Immenses, polluées et surpeuplées, les villes laissent peu de place à la nature. Les fleurs sauvages, habituées à occuper des environnements hostiles, ont pourtant réussi à s’y introduire. Un millier d’espèces peuplent ainsi nos rues. Les initiatives se multiplient pour végétaliser les cités, des trottoirs aux jardins partagés.

"LHUMANITE EN PERIL" FRED VARGAS - LA GRANDE LIBRAIRIE ELLE-INSPIRE-Fred-Vargas.jpg

François Busnel reçoit Fred Vargas qui nous livre un cri d’alarme écologique à travers son dernier livre : « L’humanité en péril » (Éditions Flammarion). Face à l’urgence climatique, elle propose un manuel d’information et de survie. Elle dresse un panorama de toutes les menaces qui pèsent sur la planète et met en avant des motifs d’espoirs, des actions innovantes et des idées simples pour agir, ensemble. https://www.youtube.com/watch?v=6F8HQ59y-78

Retrouvez aussi

NOUS Y VOILA , NOUS Y SOMMES Le magnifique texte de Fred Vargas lu par CHARLOTTE GAINSBOURG à l'inauguration de la COP24 en décembre 2018. Un texte vieux de 10 ans ! https://www.facebook.com/watch/?v=1829454073846991

L'EVENEMENT ANTHROPOCENE

Anthropocène.jpg La Terre, l'histoire et nous

Co-auteur :Jean-Baptiste Fressoz Co-auteur :Christophe Bonneuil

Les scientifiques nous l’annoncent, la Terre est entrée dans une nouvelle époque : l’Anthropocène. Ce qui nous arrive n’est pas une crise environnementale, c’est une révolution géologique d’origine humaine.

Depuis la révolution thermo-industrielle, notre planète a basculé vers un état inédit. Les traces de notre âge urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteront des milliers voire des millions d’années dans les archives géologiques de la planète et soumettront les sociétés humaines à des difficultés considérables. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Faisant dialoguer science et histoire, les auteurs dressent l’inventaire écologique d’un modèle de développement devenu insoutenable, ébranlent bien des idées reçues sur notre prétendue « prise de conscience environnementale » et ouvrent des pistes pour vivre et agir politiquement dans l’Anthropocène.

Christophe Bonneuil est historien au CNRS et dirige la collection « Anthropocène » au Seuil. Il a notamment codirigé Une autre histoire des « Trente Glorieuses » et coécrit Sciences, techniques et société, La Découverte, 2013.

Jean-Baptiste Fressoz est historien au CNRS et enseigne au King’s College de Londres. Il est l’auteur de L’Apocalypse joyeuse, Seuil, 2012.

À LA TÉLÉ - Deux siècles d’asservissement de la nature par l’humain

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Inspiré du livre « L’événement Anthropocène », le documentaire de Jean-Robert Viallet « L’homme a mangé la Terre » remonte aux sources de la crise écologique, en interrogeant avec précision les enjeux scientifiques, économiques et politiques qui y ont conduit. Mardi 30 avril 2019 à 22h10, sur Arte.

Présentation du documentaire par son producteur : 

De la révolution industrielle à aujourd’hui, une analyse minutieuse de l’accélération qui a conduit à l’ère de l’Anthropocène, soit l’ère de l’Homme, et a commencé à détruire la planète.

Réchauffement climatique, déforestation, inondations, épuisement des ressources, pollutions, déchets radioactifs… : en deux siècles, la course au progrès et à la croissance a durablement altéré la planète, la crise environnementale se doublant d’une rupture géologique, avec l’avènement de l’ère Anthropocène. Portée par l’exploitation des énergies fossiles — du charbon de la révolution industrielle en Angleterre au tout-pétrole de la domination économique des États-Unis —, l’industrialisation et ses corollaires, taylorisme et colonialisme, entraînent une exponentielle production de masse. Un processus qu’accélère la Première Guerre mondiale, les firmes chimiques mobilisées pour tuer l’ennemi se reconvertissant dans la destruction du vivant avec les herbicides, insecticides et fertilisants de l’agriculture intensive. Alors que l’urbanisation s’étend, la voiture, qui sonne le glas du tramway, se généralise, et l’Amérique s’inspire du modèle autoroutier nazi. La Seconde Guerre mondiale engendre une nouvelle organisation du travail, laquelle devient la norme, et annonce l’ère nucléaire de la guerre froide. Dans sa démesure, l’homme rêve déjà d’usages civils de l’atome. Le plastique et le béton deviennent les piliers de la consommation de masse, dévoreuse de matières premières et antidote à la contestation sociale, jusqu’à la révolution numérique.

En balayant, avec de formidables archives issues du monde entier, deux siècles de progrès jusqu’à l’ère du big data, le film remonte aux sources de la crise écologique, en interrogeant avec précision les enjeux scientifiques, économiques et politiques qui y ont conduit. Fourmillant d’informations, il éclaire l’histoire de cette marche folle, et les liaisons dangereuses entre industries militaires et civiles. Entre capitalisme et mondialisation imposés par les grandes puissances, une analyse passionnante du basculement dans l’Anthropocène, funeste asservissement de la nature par l’homme.

D’après le livre L’événement Anthropocène. La terre, l’histoire et nous de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz, paru aux Éditions du Seuil / Éditions Points

L’homme a mangé la Terre, documentaire de Jean-Robert Viallet, avec la voix de Jacques Bonnaffé. Coproduction : ARTE France, Cinéphage Productions, Les Films du Tambour de Soie, Stenola Productions, RTBF, CNRS, Mucem (France, 2019,1 h 38mn)
Mardi 30 avril 2019 à 22h10. Et en replay jusqu’au 28 juin 2019

LA FRANCE EN DIAGONALE

Les hommes aiment à se lancer des défis et pour les relever créent des symboles. Depuis 1930, rallier à vélo dans un temps imparti deux sommets non consécutifs de l’hexagone national en est un. Les cyclistes font alors « une Diagonale » Celle qui relie Menton, dans les Alpes-Maritimes, à Porspoder, dans le Finistère, s’appelle la « Diagonale royale » ; le Compostelle des cyclo-randonneurs.

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La France en diagonale – photo Gérald Wairy

Gérald Wairy a ajouté une difficulté de taille à ce défi. Il l’a relevé avec un engin de fitness… Un vélo-stepper. Pour lui, pas de record à battre, de chrono à pulvériser ou de moyenne à tenir. Juste l’envie de humer l’air du temps sur les petites routes de France. L’auteur nous embarque au cœur de la France buissonnière « hors des sentiers battus » pour reprendre la terminologie des tours operator lorsqu’ils veulent nous vendre de l’« authentique ». Dans son sillage, le lecteur croise Napoléon, des morts de la Grande Guerre, un calligraphe et même quelques bisons…

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La France en diagonale – Photo Gérald Wairy

Dans sa lente et parfois difficile progression, l’auteur sauve des limaces, assiste au spectacle de la pluie et rejoue le mythe de Sisyphe. Il traverse des villages à vendre, fait escale dans des bars aux allures de comptoirs maritimes. Avec lui, le lecteur se prend à rêver d’Afrique et d’horizons lointains.

La France en diagonale est un récit de voyage drôle, riche en rencontres. Sous un air badin, il nous raconte aussi un pays et esquisse le tableau d’une époque.. Il y a des « petits livres » qui nous procurent de grands plaisirs de lecture. Le livre de Gérald Wairy « La France en diagonale » est de cette catégorie d’ouvrages. Gérald nous entraîne dans son pari fou, qui consiste à traverser la France en montant les marches de son vélo-stepper. Il se lance de Menton sur son étrange monture pour rejoindre Porspoder dans le Finistère : une diagonale qui est déjà un exploit en soi pour un cyclotouriste accompli, sur une confortable randonneuse, alors, sur un vélo de fitness vous pouvez imaginer.

Dans ce livre vous ne trouverez pas beaucoup de références aux efforts nécessaires pour faire « marcher » ce curieux vélo. On sent que le sujet n’est pas là, et qu’il n’y a aucune volonté de la part de Gérald à vouloir figurer dans le livre Guiness des records, malgré l’exploit que représente ce déhanchement de 1480 km qui a duré un mois. L’escargot grimpant des marches, qui illustre la couverture de l’ouvrage symbolise la lenteur induite par l’usage du vélo-stepper pour réaliser cette diagonale. Un rythme qui laisse le temps de découvrir la France des départementales, des petites villes et villages dont Gérald à chaque fois cherche à atteindre le coeur : église, mairie, café quand il en reste, …

Ce vélo curieux est souvent le prétexte de nombreux dialogues avec les gens qu’il rencontre. Il doit souvent expliquer qu’il est là pour le goût de l’effort, l’envie de profiter de l’instant, la volonté de quitter le vacarme, la curiosité de découvrir des lieux inconnus, … Pourquoi un vélo-stepper et pas un vélo normal avec une selle et des pédales ? … Gérald trouve qu’à vélo son esprit divague trop, et qu’il loupe des instants de vie du voyage, alors que le stepper nécessite une concentration permanente, qui lui permet de capter chaque instant.

J’ai pris un énorme plaisir à lire ce livre. Presque trop rapidement car j’ai dévoré ses 130 pages sans respecter le rythme lent du « road movie » imaginé par Gérald. « La diagonale est une ligne droite hésitante », nous dit Gérald. J’ai adoré hésiter avec lui en partageant quelques réflexions sur ses rencontres et sur sa découverte d’une France méconnue et en pleine mutation.

La carte de France est un polygone qui inspire d’autres diagonales et je pense que ce premier opus sera suivi d’autres. La remorque du stepper ressortira, j’en suis sûr, bientôt de son garage.

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La France en diagonale avec ce curieux équipage – Le Verdon – Photo Gérald Wairy

Informations

Titre : La France en diagonale
Auteur(s) : Gérald Wairy
Editeur : Sipayat

CONFERENCES DU FESTIVAL CLIMAX 2018 CLIMAX18_CONF.jpg Biodiversité / Protection Animale / Homme/Nature / Sauvegarde des Espèces

La Terre est entrée dans sa sixième extinction de masse. Les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis un siècle, soit un rythme sans équivalent depuis l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années. Le cocktail mortifère est désormais connu : destruction des habitats – sous l’effet de l’agriculture, de l’élevage, de l’exploitation du sous-sol – chasse et braconnage, pollution et changement climatique.

Cette disparition à petit feu de la faune, de même que celle de la flore, s’accompagnera de conséquences « catastrophiques » pour l’ensemble des écosystèmes, avertissent les chercheurs, mais aussi de désastres écologiques, économiques et sociaux.

Car les milieux naturels rendent des services aussi nombreux qu’essentiels, qu’il s’agisse de la pollinisation, de l’amélioration de la productivité des terres, de l’assainissement de l’air et de l’eau ou du stockage du CO2. La capacité de la Terre à entretenir la vie, y compris la vie humaine, a été façonnée par la vie elle-même. Le temps est compté. « Deux ou trois décennies au maximum », assurent les scientifiques. Il en va de la survie de la biodiversité et du bien-être de l’humain.

Pas d’écologie sans partage

Réfugiés / Accueil / Solidarité / Partage / Humain / Architecture

Dans les années à venir, le changement climatique conduira à une dégradation des terres et à une raréfaction des ressources en eau. Les terres agricoles disponibles pourraient diminuer fortement d’ici à 2050, quand l’écart entre les besoins en eau et les ressources disponibles pourrait atteindre 40 % dans les deux prochaines décennies. Pour de nombreuses populations du Sud dont l’agriculture demeure l’unique moyen de subsistance, la difficulté croissante à trouver de l’eau et des pâturages verts génèrera irrémédiablement des tensions et provoquera famines, conflits et crises politiques. La question climatique se révèle ainsi comme un facteur majeur de déstabilisation et de migrations dans le siècle en cours. D’ici à 2020, 60 millions de personnes pourraient migrer des parties dégradées de l’Afrique sub-saharienne vers l’Afrique du Nord et l’Europe.

D’ores et déjà une moyenne d’environ 25 millions de personnes sont déplacées chaque année pour cause de catastrophes naturelles, dont plus de 80% le sont en raison d’événements hydroclimatiques (tempêtes, inondations, érosion des côtes, etc.). Cet afflux de migrants et de réfugiés poussés par la désespérance pourrait préfigurer les migrations des décennies à venir, quand les peuples d’Europe et d’ailleurs seront eux-mêmes contraints à l’exil sous l’effet du réchauffement climatique.

Alors si tout n’est qu’une question de temps, comment refuser aujourd’hui à ceux qui demandent notre aide celle que nous solliciterons à d’autres demain ?

J'ai écouté Jean-Louis ETIENNE - CONFÉRENCE 3 : L’IMPACT DU CHANGEMENT CLIMATIQUE SUR LES ESPÈCES https://www.youtube.com/watch?v=kI7sKsRCFaU

Aurélien BARRAU – Astrophysicien, Enseignant-chercheur à l’Université Grenoble Alpes et Pascal PICQ - Paléoanthropologue - CONFÉRENCE 7 : QUEL NOUVEAU CONTRAT SOCIAL AVEC LE VIVANT ? https://www.youtube.com/watch?v=Th96pgu84GI

Jane GOODALL- Messagère de la Paix des Nations Unies. Éthologue, CONFÉRENCE 8 : REASONS FOR HOPE https://www.youtube.com/watch?v=s0K6opS6upE

Et enfin

Edgar MORIN - Sociologue et philosophe français CONFÉRENCE 12 : APPEL DES FRATERNITÉS

Festival Climax 2018 : un événement écocitoyen aux accents de solidarité CLIMAX1.jpg Toutes les conférences: https://www.youtube.com/channel/UC9VwUAE494FrEgPbpkT6TVg/videos

Etes - vous, CHEMIN DES HERBES ou CHEMIN DE PIERRES? Voici deux beaux livres pour faire votre choix.

CHEMIN DE PIERRES - Roches et mégalithes de France chemin de pierres.jpg C'est un très beau livre de Pierre Rich publié en 2015 aux éditions Grancher

Présentation du livre par son éditeur :

Pierre Rich a posé ses pas et son regard de photographe sur les roches et pierres de France, les forces géologiques naturelles, les pierres de légende et les nombreuses empreintes et utilisations humaines de celles-ci. Il a visité plus de 190 sites durant deux années, de la Bretagne à l'Alsace, du Pas-de-Calais à la Provence, du Languedoc-Roussillon à l'Île-de-France, en passant par la Bourgogne, la Normandie, le Massif central, les Alpes, le Jura, la Corse ou les Pyrénées. Ce livre emporte le lecteur dans une balade visuelle et intérieure, dans une contemplation active des merveilles de l'Hexagone. « Les roches m'ont parfois mis à l'épreuve au fil de la marche, dans les virages et méandres de la route, je m'y suis souvent perdu et m'y suis aussi retrouvé moi-même. Dans cette visite toute contemplative que j'offre au lecteur, je l'invite à une balade dans le temps, à suivre le chemin de son âme, chemin d'esprit et d'amour, mais aussi chemin du corps, danse des rocs, pierre de la philosophie, chant et hymne à la beauté extrême de la nature et de l'homme artiste. » Quarante paroles accompagnent les images, réflexions et méditations de l'instant sur ces témoignages vivants que sont les pierres et quelques courtes citations d'auteurs jalonnent et éclairent le parcours du lecteur. Un très beau texte de Patrick Burensteinas préface l'ouvrage, nous invitant à cheminer à travers ce livre, pierre après pierre, afin d'y découvrir LA pierre, LE secret.

CHEMIN DES HERBES Chemin des herbes.jpg

Dans « Le chemin des herbes », aux Editions Ulmer . Thierry Thévenin, Cédric Perraudeau et Jacky Jousson décrivent les plantes qui régalent, guérissent et colorent la vie des habitants du Sud de la France.

Présentation du livre par son éditeur :

Les auteurs proposent dans ce livre tous les outils nécessaires pour identifier sans confusion, localiser, cultiver, mais aussi cueillir, transformer et utiliser sans risques, 80 plantes courantes du Midi de la France et des régions atlantiques. Le Midi, véritable bastion de la diversité végétale, est ici entendu au sens large, au sud d’une ligne qui irait de Nice à Nantes, et qui, à l’heure du dérèglement climatique, est en train de remonter vers le Nord.

En mouvement, les plantes, comme les savoirs scientifiques et empiriques, n’ont pas de frontières. Sur ce fabuleux Chemin des herbes, les auteurs partagent la richesse d’un patrimoine cultrel européen, mais aussi nord-africain et moyen-oriental. De la salade sauvage au tannage des peaux, en passant par la gemmothérapie, la phytothérapie et la teinture végétale, le lecteur découvrira qu’il peut se soigner, se nourrir et se vêtir avec des herbes communes qui poussent au pied de sa maison, au tournant d’une haie ou sur la route des vacances.

Jacky Jousson est illustrateur, membre de la Société Française d’illustration Botanique. Il est l’auteur de nombreux ouvrages relatifs aux plantes mais aussi de livres pour enfants.

Cédric Perraudeau est producteur de plantes médicinales, botaniste et formateur. Il a co-fondé l’association « Vieilles racines et jeunes pousses » avec Thierry Thévenin.

Thierry Thévenin est producteur de plantes médicinales, herboriste et formateur. Il est le porte-parole du syndicat des Simples (syndicat des producteurs de plantes médicinales). Il est le fondateur de l’association Vieilles racines et jeunes pousses, qui propose des formations en ethnobotanique appliquée

Ces deux livres sont vendus au même prix 30€. Chemin de pierres est plus ancien vous pouvez le trouver d'occasion entre 10 et 15€. Chemin des herbes sera en librairie à partir du 4 avril !

LES INSECTES MENACES DE DISPARITION MONDIALE monde.jpg Deux chercheurs australiens publient une étude montrant que la proportion des espèces d’insectes en déclin rapide dépasse 41 %.

Depuis quelques années, les automobilistes se réjouissent, car même après un long parcours sur les routes ils n’ont plus de traces d'insectes sur leurs pare-brises. Depuis quelques années, les oiseaux ne trouvent plus rien à manger sur les calandres des motrices qui arrivent dans les gares parisiennes ou au bout de leurs voyages dans les terminus de province où ils faisaient de véritables festins.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en France et dans la plupart des pays du monde, les insectes volants se sont raréfiés ou ont disparu. Ce constat avait été fait en 2018 par des scientifiques français travaillant sous la direction de Vincent Bretagnolle.

L’étude menée par deux chercheurs australiens – qui doit paraître au mois d’avril dans la revue Biological Conservation – est implacable et effarante. Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, deux entomologistes reconnus des universités de Sydney et du Queensland, expliquent que la proportion des espèces d’insectes en déclin rapide dépasse 41 %. Ce chiffre est de deux à huit fois plus important que pour les vertébrés. Ils estiment qu’un tiers des espèces sont tout simplement menacées d’extinction. Conclusion des chercheurs :

Un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement qui serait catastrophique pour de nombreux écosystèmes naturels.

Oiseaux et chauve-souris aussi en danger

Cette chute brutale du nombre et de la quantité de ces insectes peut être mise en lien avec la diminution du nombre et de la variété des espèces d’oiseaux, qui n’ont plus assez à manger, notamment au moment de leur nidification. Faute de nourriture, les oisillons meurent. Car tous les oiseaux ne sont pas des granivores et, de plus, au moment où ils nourrissent les jeunes, les parents doivent manger quelques insectes qui leur apportent un complément de protéines.

L’autre conséquence de la raréfaction puis de la disparition des insectes concerne à la fois les plantes sauvages, les plantes médicinales, les fruits et les légumes. Car ceux-ci doivent être pollinisés par les insectes – et pas seulement par les abeilles. Même les plus minuscules participent à ce travail et au fonctionnement de l’agriculture. Autre remarque : des centaines d’espèces de papillons, de libellules, de guêpes et d’abeilles sauvages ont déjà disparu dans de nombreux pays du Nord comme du Sud. Les dégâts n’ont pas de frontières.

Pour illustrer cet article de POLITIS , une video d'Arte ci-dessous. Futura.jpg

https://www.youtube.com/watch?v=ZnGT1fzqWrI

LE MERVEILLEUX VOYAGE DE NILS HOLGERSSON

Film d'après le chef d'oeuvre de SELMA LANGERLOF

Pour avoir voulu se jouer d’un tomte, sorte de lutin du folklore suédois, le jeune Nils devient pareil à sa victime, c’est-à-dire à peine plus haut que la main. Voulant retenir son jars blanc, tenté par l’appel des oiseaux migrateurs, Nils oublie sa taille minuscule, et le voici emporté dans les airs. S’ensuivent un voyage à travers la Laponie et la Suède, en compagnie des oies sauvages, et une série d’aventures mi-merveilleuses mi-réelles. Comme toutes les grandes œuvres pour la jeunesse, ce texte, paru en 1907, est devenu un classique qui a enchanté des générations de lecteurs.

Pour Nils Holgersson, 13 ans, la ferme familiale dans laquelle il vit ne présente que peu d'amusements. Le jeune garçon passe son temps à embêter les animaux. Il y a aussi Asa, une jolie adolescente avec qui il aimerait passer plus de temps. Un jour, un elfe apparaît et, en guise de punition, fait rétrécir Nils qui arrive désormais à communiquer avec les animaux. Ce petit garnement devient ami avec certains d'entre eux et va, malgré lui, être entraîné dans une extraordinaire aventure qui le changera définitivement.

Ci-joint le lien du film: https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwifr8mP6LHgAhUt-YUKHUZSDhQQwqsBMAB6BAgEEAQ&url=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DVdQq95fZnuE&usg=AOvVaw2Qd6UI1mxYttnfKz_WS_Az maxresdefault.jpg

UN AN DANS LA VIE D'UN ARBRE

Une bien belle video offerte par l'association LE PAYS DE L'OURS

Pays de l'ours.png Un vieux hêtre nous raconte quatre saisons d'odeurs, de signaux et de messages laissés par l'extraordinaire faune des Abruzzes (Italie). https://www.youtube.com/watch?v=LK21zlz1sMg&feature=youtu.be

Aquarius JOURNAL DE BORD

MARE AMARUM Les migrants, le photographe et l’Aquarius arte_mareamarum.jpg https://www.arte.tv/fr/videos/086420-000-A/mare-amarum/

Stefano De Luigi, photographe italien, a suivi en début d’année une mission de l’Aquarius en Méditerranée pour sauver des réfugiés en provenance de Libye. Il offre dans ce film son regard sur ce qui se passe en Méditerrannée. Il dit aussi notre émotion, parfois notre impuissance, face à ces destins bouleversés. Avec, au bout du voyage, l’Europe comme une terre d’espoir ?

"BOZA" : Konbini à bord de l'Aquarius avec les sauveteurs de migrants https://www.facebook.com/konbinifr/videos/10156174685954276/ Boza.jpg « On a sauvé 23000 personnes, on a 23000 histoires »  Au large de la Libye, les migrants risquent leur vie en mer. Albert Oziouls Toulouse, réalisateur de Konbini a passé 15 jours sur l’Aquarius, le navire de SOS MEDITERRANEE qui les sauve.

BOZA, un documentaire exclusif à voir absolument 

L' AMOUR ET LA REVOLUTION images.jpg L'AMOUR ET LA REVOLUTION , c'est le dernier film de Yannis Youlountas

Dix ans après les premières émeutes les médias ne parlent plus de la crise grecque. Tout laisse croire que la cure d’austérité a réussi et que le calme est revenu. Ce film prouve le contraire. A Thessalonique des jeunes empêchent les ventes aux enchères de maisons saisies. En Crète des paysans s’opposent à la construction d’un nouvel aéroport. À Athènes un groupe mystérieux inquiète le pouvoir en multipliant les sabotages. Dans le quartier d’Exarcheia menacé d’évacuation le cœur de la résistance accueille les réfugiés dans l’autogestion. Un voyage en musique parmi celles et ceux qui rêvent d’amour et de révolution. 

Le film est en accès libre sur https://www.youtube.com/watch?v=wNSfoTYY3hA

ENVOYE SPECIAL. LE GLYPHOSATE , COMMENT EN SORTIR?

arton16458-40a18.jpg Présentation des émissions par son producteur :

Jeudi 17 janvier 2019 à 21 heures, « Envoyé spécial » a proposé une grande soirée événementielle consacrée au glyphosate. Pourquoi interdire cet herbicide, considéré par de nombreux scientifiques comme dangereux pour la santé,

Au sommaire

Le glyphotest d’Envoyé

L’herbicide, produit artificiel, est partout, y compris dans notre corps. Pour s’en rendre compte, « Envoyé spécial » a demandé à des citoyens, parents, enfants, mais aussi des personnalités comme Laure Manaudou, Julie Gayet, Jamel Debbouze, Lambert Wilson, Lilian Thuram et beaucoup d’autres, de fournir un échantillon d’urine, ensuite analysé par un laboratoire indépendant. Avec des résultats surprenants.

Glypho or not glypho ?

Vincent et Olivier sont tous les deux céréaliers, l’un dans l’Aisne, l’autre dans le Loiret. Ils ont entre 40 et 50 ans, et chacun a repris l’exploitation familiale. L’un est pro-glyphosate, l’autre 100% bio. Ils ont accepté de participer à une expérience inédite : chacun va passer quelques jours dans l’exploitation de l’autre.

Vincent va faire épandre du glyphosate à Olivier, qui n’a pas touché à un pesticide depuis vingt-sept ans. Olivier va tenter de convaincre Vincent qu’on peut se passer de l’herbicide et gagner sa vie. Les agriculteurs sont les premiers concernés : que veulent-ils faire du glyphosate ?

*Un reportage de Laura Aguirre de Carcer, Olivier Gardette, Marielle Krouk.*

Interdiction : le vote impossible

Pourquoi les députés n’ont-ils pas voté l’inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate, suscitant un tollé dans leurs circonscriptions ? Emmanuel Macron avait pourtant annoncé vouloir en sortir, mais les élus ont refusé.

Pourquoi cette question cruciale a-t-elle été débattue en pleine nuit, dans un hémicycle presque vide ? « Envoyé spécial » décrypte les coulisses de cette soirée du 28 mai 2018 à l’Assemblée nationale. Et a demandé aux 577 députés pourquoi la plupart d’entre eux n’ont pas pris part au vote.

*Une enquête de Laura Aguirre de Carcer, Tristan Waleckx, Olivier Gardette, Marielle Krouk et Karim Annette.*

Monsanto, la fabrique du doute

Monsanto, la firme américaine qui a inventé et commercialisé le glyphosate, est dans le viseur de la justice. Des documents internes et confidentiels, les « Monsanto Papers », révèlent comment le géant industriel a créé le doute, prétendant que le glyphosate n’était pas dangereux en faisant rédiger en secret, par ses propres scientifiques, des études prétendument indépendantes.

Des documents accablants qui ont convaincu les juges lors d’un procès retentissant aux États-Unis : celui de Dewayne Johnson, jardinier atteint d’un cancer, qui a fait condamner Monsanto à 289 millions de dollars. Vous entendrez son témoignage en exclusivité.

*Une enquête de Tristan Waleckx, Guillaume Beaufils et Mikael Bozo.*

Sri Lanka, un pays sans glyphosate

Un pays aujourd’hui se passe complètement du glyphosate : le Sri Lanka, dans l’océan Indien. L’herbicide a longtemps été utilisé par ce pays gros producteur de riz et de thé. Mais peu à peu, un mal étrange a empoisonné les riziculteurs, touchés aux reins.

Le produit chimique était-il responsable ? Il n’y a pas de preuve irréfutable. Mais par précaution, le gouvernement a décidé en 2015 d’interdire le glyphosate, une mesure radicale unique au monde. Comment, dans les campagnes, les rizières, les plantations, a-t-on appris à vivre sans glyphosate ?

*Un reportage d’Élise Menand, Swanny Thiébaut, Cédric Baume et Marielle Krouk*.

Le film est a visionner sur YouTube https://www.youtube.com/watch?v=M0OAALb9WPo

Photo : Flickr (Mike Mozart/CC BY 2.0)

RADIO BAMBOU: CONTE DE NOEL EN LAPONIE

« Radio Bambou » est le magazine radio de Reporterre, pour expliquer l’écologie aux enfants entre 8 et 12 ans. Cette quinzaine, Bambou vous raconte un conte de Noël inspiré des légendes du peuple sami.

22 décembre 2018 / par Mathilde Bouquerel (Reporterre)

Salut les humains. Je m’appelle Bambou. Je suis un panda roux et vis au Jardin des Plantes. Il n’est pas mal, mon enclos, mais moi, je suis très curieux. Alors dès que mes gardiens tournent le dos, je vais me balader. Je rencontre plein de gens et leur pose des questions sur ce qui me passionne : l’écologie. J’enregistre avec un micro que j’ai… emprunté à un humain et l’envoie à Reporterre et à la radio Fréquence Paris plurielle. Vous êtes prêts ? On y va.

LA PETITE FILLE ET LE RENARD DE FEU

Nous autres pandas roux, nous fêtons aussi Noël. Chaque année à cette période, nous nous réunissons autour d’un festin de pousses de bambou. Et pendant la longue nuit qui suit, nous racontons des contes. Ça commence à faire un peu de temps qu’on se connaît, vous et moi, donc vous êtes presque devenus des pandas roux. C’est pour ça que j’ai décidé de partager avec vous le conte que je vais dire dans deux jours, le soir de Noël. Pour l’inventer, je me suis inspiré des légendes d’une région qu’on appelle la Laponie. C’est là, dit-on, qu’habitent le père Noël, ses lutins, ses rennes et tout le tralala.

En fait, la Laponie se trouve en Europe, c’est une région dans le nord de trois pays : la Finlande, la Norvège et la Suède. Un peuple y habite depuis des siècles : les Samis. Aujourd’hui, ils ne sont plus très nombreux, comme les Indiens d’Amérique. Mais autrefois, ils vivaient paisiblement, en pêchant et en élevant de grands troupeaux de rennes. Je vais vous raconter l’histoire d’une petite fille samie. Elle a réussi à capturer un renard de feu, les animaux magiques qui — selon la légende — produisent les aurores boréales. Vous voulez savoir la suite ? Ecoutez :

Video de GREENPEACE

UN CADEAU PAS COMME LES AUTRES

Les conséquences sur la santé humaine sont aujourd’hui reconnues et elles sont graves. Nous devons pouvoir profiter de nos villes sans nous mettre en danger et sans que la pollution de l’air ne nous empoisonne. Greenpeace fait campagne pour la mise en place d’alternatives au tout-voiture dans les grandes villes françaises : transports en commun, vélo, marche, train.

L'ETONNANTE HISTOIRE DE LA FRANCE ... IL Y A VINGT MILLE ANS

Un article de Jean-Pierre Tuquoi (Reporterre) et un livre de Stéphane Durand « 20.000 ans ou la grande histoire de la nature »

À quoi ressemblait le territoire qu’on appelle la France avant que les humains n’en modèlent en profondeur les paysages ? Stéphane Durand, dans « 20.000 ans ou la grande histoire de la nature », s’est attelé à cette vertigineuse entreprise, riche en surprises. arton16032-164e5.jpg C’est une histoire de France inhabituelle que celle que nous livre Stéphane Durand. Cette fois, il ne s’agit pas de raconter des guerres et des batailles, de ressusciter « nos ancêtres les Gaulois », d’exhumer des monuments ou de « grands hommes »… Le parti pris est à la fois plus ambitieux et plus déroutant. Avec sa « grande histoire de la nature », ce sont plusieurs dizaines de milliers d’années que l’auteur fait défiler sans que l’homme en soit ni le héros ni le démiurge.

La nature occupe la place centrale. Le changement de perspective est total. « Il s’agit, explique l’auteur, biologiste et ornithologue, de raconter 20.000 ans de l’histoire de France (…) depuis les écosystèmes qui ont fait notre pays et du point de vue des animaux et des plantes sauvages qui le peuplent. » Autrement dit, le livre entend répondre à des questions comme celle-ci : à quoi ressemblait ce territoire baptisé la France au maximum du dernier âge de l’ère glaciaire lorsqu’une poignée d’hommes peignaient des fresques sur les parois de Lascaux ou de la grotte Chauvet ? Quels paysages traversaient les hommes du néolithique ? À quoi ressemblait la Gaule lorsqu’elle fut conquise par Jules César ? Quelle influence sur la végétation et la faune les hommes du Moyen Âge et leurs descendants ont-ils exercée ?

Ce voyage au long cours, lesté de multiples références bibliographiques, s’intéresse à tout, aux végétaux comme aux animaux, au climat aussi bien qu’à l’hydrologie, à la vie aquatique et à celle du sous-sol. Le périple est étourdissant et réserve son lot de surprises. Au fil des pages, parfois très denses, le lecteur non averti apprendra qu’il y a 20.000 ans, à l’âge glaciaire, la future France n’était qu’une morne plaine abandonnée par les premiers hommes, un désert stérile balayé par un vent froid et traversé par un filet d’eau douce, la Manche, alimenté par la Seine, la Tamise, le Rhin et quelques autres torrents. Il fallait descendre au sud de l’Ardèche pour retrouver un semblant de végétation, une sorte de steppe-toundra où saules, pins maritimes, bouleaux proliféraient au milieu des herbes. C’était le royaume des bisons des steppes, des rennes, des loups, des lions… À cette époque, « l’Aquitaine est le dernier refuge de vie dans une France réduite à un vaste désert », écrit Stéphane Durand.

Avec la fin de l’ère glaciaire, les arbres — chênes, bouleaux, hêtres, pins, aulnes… — ont pris leur revanche et, depuis leurs refuges méridionaux, ont gagné le nord à la vitesse stupéfiante de 2 km par an — une vitesse cent fois supérieure à celle observée aujourd’hui, selon les botanistes (bien incapables d’expliquer le phénomène). Dans leur sillage, mais en empruntant des routes souvent impossibles à retracer, le petit peuple des forêts a migré. C’est l’époque où un écureuil pouvait sauter d’arbre en arbre, de l’Aquitaine à la Lorraine, des rives de la Méditerranée à la Bretagne. « Nous sommes parvenus à transformer notre pays en un désert »

De cette forêt, on ne sait pas grand-chose. « Aucun témoignage direct de la grande forêt vierge française ne nous est parvenu », note l’auteur. Seule certitude : à l’époque gauloise, il n’en subsistait déjà plus que des lambeaux (alors qu’elle se maintiendra longtemps de l’autre côté du Rhin). Le déboisement est l’œuvre de l’homme.

Aujourd’hui, l’arbre bénéficie d’un statut plus positif dans la conscience collective mais il n’est pas mieux traité pour autant. « Nous sommes incapables de préciser l’espérance de vie des arbres de nos forêts, car cela fait des millénaires que nous les coupons bien avant qu’ils n’atteignent l’âge de la maturité », fait observer l’auteur. Et d’ajouter : « On pense par exemple que le chêne sessile peut vivre cinq cents à mille ans, sans plus de précision. C’est plutôt flou. Quant au hêtre, on estime généralement qu’il peut atteindre trois cents ans alors même que l’on connait certains individus vénérables dépassant les cinq cents ans. » L’imprécision vaut tout autant pour leur taille. Naguère, les arbres de nos contrées s’élançaient bien plus haut qu’aujourd’hui dans le ciel.

Des bouleversements tout aussi spectaculaires marquent l’histoire des cours d’eau. Les modifications climatiques au cours des âges en ont fréquemment modifié le tracé (le cours de la Seine à Lutèce était de huit kilomètres plus long qu’actuellement). Mais désormais l’action acharnée des hommes a pris le relais. Les rivières sont domestiquées, leur cours modifié, et la vie qu’elles abritent malmenée. Le phénomène n’est pas récent, note l’auteur. Dès le Moyen Âge, la liberté des rivières était remise en cause par l’Homme.

De tous ces bouleversements successifs décrits d’une plume alerte se dégage un constat. La nature est faite d’interactions innombrables qui ont mis en jeu et continuent à mettre en jeu des millions d’acteurs anonymes, souvent étrangers l’un à l’autre. Les vers de terre aussi bien que les arbres — morts ou vivants —, les champignons autant que les moules perlières ou les moineaux ont composé le tableau de la France actuelle. L’Homme n’est intervenu qu’il y a peu mais c’est à lui que l’on doit l’appauvrissement de la luxuriance de naguère. « Nous sommes parvenus à transformer notre pays en un désert », assure tristement Stéphane Durand avant de conclure : « Mais soyez rassurés : avec la nature, nous ne sommes jamais au bout de nos surprises. »

20.000 ans ou la grande histoire de la nature, de Stéphane Durand, collection Mondes sauvages. Pour une nouvelle alliance, éditions Actes Sud, octobre 2018, 256 p., 22 €.

DEFORESTATION : CHAQUE JOUR , 25 ORANG-OUTANS DISPARAISSENT

Chaque jour, 25 orang-outans disparaissent : leur habitat est détruit pour cultiver des champs de palmiers à huile à n'en plus finir. Si un orang-outan venait vous voir, que lui diriez-vous ? Découvrez la nouvelle vidéo dévoilée par Greenpeace et 5 faits marquants sur l'un de nos plus proches cousins.

Vidéo : découvrez l’histoire de Rang-Tan Green peace.jpg https://www.facebook.com/greenpeacefrance/videos/287533068547967/?t=90

En Indonésie, les forêts tropicales sont détruites pour faire place à toujours plus de champs de palmiers à huile. De ces palmiers, on extrait de l’huile de palme qui atterrit dans des produits que nous utilisons tous les jours. La croissance rapide des cultures de palmiers à huile appauvrit l’habitat des orangs-outans et les confronte à des situations extrêmes. Ce court film met en scène un jeune orang-outan qui sème le désordre dans la chambre d’une enfant. Découvrez la suite de l’histoire ci-dessous :

Ce court-métrage a été produit pour Greenpeace par le studio Passion Pictures, Studio Alpin et l’agence Mother London, et réalisé par Lip Comarella et Simon Griesser. Dans la version anglaise de la vidéo, c’est l’actrice Emma Thompson, actuellement à l’affiche du film My Lady, qui prête sa voix au personnage de la petite fille.

5 CHOSES A SAVOIR SUR LES ORANG-OUTANS

2 îles GP0STQFST_Medium_res_with_credit_line.jpg On trouve des orangs-outans uniquement sur deux îles, situées toutes deux en Asie du Sud-Est : Sumatra (Indonésie) et Bornéo (Indonésie et Malaisie). Autrefois, ces grands singes peuplaient également l’île de Java, la péninsule indochinoise et même la Chine méridionale, mais ces espèces ont aujourd’hui disparu.

3 espèces

Il n’y a pas encore si longtemps, on pensait qu’il n’existait que deux espèces d’orangs-outans (celle de Bornéo et celle de Sumatra). L’an dernier, une nouvelle espèce a été découverte au nord de l’île de Sumatra : l’orang-outan de Tapanuli. Avec une population estimée à 800 individus, c’est l’espèce de grand singe la plus menacée de la planète. GP0STR8XR_Medium_res_with_credit_line.jpg

97 %

L’orang-outan partage 97 % de son ADN avec nous, humains, ce qui en fait l’un de nos plus proches cousins. D’ailleurs, « orang-outan » signifie littéralement « homme de la forêt » en malais et en indonésien.

25 GP019IN_Medium_res_with_credit_line.jpg Chaque jour, 25 orang-outans disparaissent… Les forêts tropicales indonésiennes, leur habitat, sont rasées pour être remplacées par des plantations de palmiers à huile. L’huile de palme est ensuite utilisée par des multinationales comme Unilever, Mondelez ou Nestlé pour fabriquer les produits que nous consommons au quotidien, comme les barres de chocolat ou le shampoing, par exemple.

Si nous n’agissons pas, les forêts indonésiennes vont finir par totalement disparaître, et les ourangs-outans avec. Voilà trois choses que vous pouvez faire pour nous aider à préserver ces forêts : Chocolats, biscuits, shampoings… Essayons de consommer responsable ! Évitons les produits qui contiennent de l’huile de palme issue de la déforestation (plus d’info ici).

Regardez et partagez cette vidéo pour sensibiliser votre entourage à ce problème.

Inscrivez-vous ci-dessous pour participer à nos prochaines actions contre les industries qui utilisent de l’huile de palme issue de la déforestation.

LA PETITION:

Ces 16 dernières années, 100 000 orang-outans de Bornéo, en Indonésie, ont disparu. Les entreprises du secteur de l’huile de palme sont en train de détruire leur habitat, et si nous ne faisons rien, ils pourraient disparaître pour toujours.

Il est possible de produire de l’huile de palme sans détruire les forêts tropicales. Malgré cela, le groupe Mondelez, qui fabrique les biscuits Oreo, continue à faire passer ses profits avant le sort des forêts d’Indonésie : il achète de l’huile de palme à Wilmar, géant du négoce de l’huile de palme incapable de garantir que son huile de palme n’est pas liée à de la déforestation. oreo.jpg

Joignez-vous à nous pour demander au fabricant des biscuits Oreo de cesser d’utiliser l’huile de palme de Wilmar, avant qu’il ne soit trop tard. 

Ces deux dernières années, 25 000 hectares de forêts qui abritaient des orang-outans ont été détruits par des entreprises qui fournissent de l’huile de palme à Mondelez.

Il y a bientôt 10 ans, Mondelez avait pourtant promis de nettoyer ses chaînes d’approvisionnement en coupant les ponts avec la destruction des forêts tropicales et les violations de droits humains.

Mais l’entreprise utilise toujours une huile de palme issue de la déforestation. Chaque jour, plus de 110 millions de biscuits Oreo sont produits dans le monde : cela doit cesser.

Signez la pétition pour demander à Oreo de couper ses relations avec Wilmar et de cesser de produire des biscuits fourrés à la déforestation !  https://www.greenpeace.fr/oreodeforestation/?utm_medium=181113_PushInfo_FPM2Launch&utm_source=email&utm_campaign=Forets-AsieHDP

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LA VAGUE A L' AME

En Bretagne, plusieurs pêcheurs d'origine sénégalaise embarquent au petit matin sur des chalutiers pour rapporter du poisson dans les criées du Guilvinec ou de Lorient. Ils sont venus travailler en France car dans leur pays, entre surpêche et appauvrissement des ressources halieutiques, le secteur de la pêche est en crise. Émigrés dans l'Hexagone, ils gardent un lien fort avec le Sénégal. C'est une video de France 24 https://youtu.be/enXkke3v2iA?t=80 Regardez aussi le web-documentaire : http://webdoc.france24.com/lodyssee-pecheurs-senegalais/index.html autopromo-lavaguealame-f24.png

LA GUERRE DES FOURMIS

Pour répondre aux multiples questions de mes petits enfants sur les fourmis .... j'ai trouvé une BD géniale, pleine d'humour: un phénomène fascinant exposé dans cette BD gratuite: LA GUERRE DES FOURMIS, de Franck Courchamp Directeur de recherche à l’Université Paris-Sud et au CNRS, vulgarisateur scientifique et Mathieu Ughetti: Illustrateur, vulgarisateur scientifique

à lire en 6 épisodes http://www.laguerredesfourmis.com/
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c'est sur le site de https://theconversation.com/fr

PS: bientôt , peut-être une version papier !

et pour en savoir plus sur les fourmis , vous pouvez lire aussi : Fourmi: les secrets de la fourmilière un article de FUTURA

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https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/zoologie-fourmi-secrets-fourmiliere-1404/