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UN JOURNAL, DES ARTICLES EPHEMERES, UNE ACTUALITE , lus ailleurs et à partager

LA GAZETTE DE FEVRIER

NOUS AVONS GAGNE! Bloom.png Hier était un grand jour : mercredi 13 février à 22h passées, au Parlement de Strasbourg, les négociateurs représentant les trois institutions européennes (Parlement, Conseil et Commission) sont parvenus à un accord : la pêche électrique sera totalement interdite aux navires de pêche de l’Union européenne dans toutes les eaux qu'ils fréquentent à compter du 30 juin 2021.

C’est une victoire pour BLOOM et notre coalition de pêcheurs artisans et d’ONG, même si la période de transition est trop longue pour les pêcheurs artisans.

 « En 2017, lorsque BLOOM a commencé à faire campagne au Parlement européen, tous les groupes politiques sauf un acceptaient le principe de la pêche électrique, les pêcheurs artisans n’avaient plus aucun espoir de la voir interdite et le débat portait même sur son extension massive en Europe. Le chemin parcouru est gigantesque. Nous avons entièrement retourné l'écosystème politique en notre faveur.»

Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM

LA PECHE ELECTRIQUE SERA INTERDITE EN EUROPE EN 2021

14 février 2019 / Camille Martin (Reporterre)

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La pêche électrique sera totalement interdite dans l’Union européenne à partir de juillet 2021. C’est l’acte final d’une bataille de longue haleine entre les partisans de la pêche électrique et ses opposants autour de cette technique de pêche qui fut un temps interdite car considérée comme cruelle et dangereuse. La fumée blanche s’est finalement élevée mercredi 13 février à 22 h passées, à Strasbourg. Après une longue et énième journée de discussion, les négociateurs représentant les trois institutions européennes (Parlement, Conseil et Commission) sont parvenus à un accord à propos de la pêche électrique : elle sera totalement interdite aux navires de pêche de l’Union européenne dans toutes les eaux qu’ils fréquentent, y compris en dehors de l’UE, au 30 juin 2021. Une « victoire » pour les pêcheurs artisans et les associations de défense de l’océan, dont l’ONG Bloom, en pointe de la mobilisation. Sur Twitter, l’eurodéputé insoumis Younous Omarjee a salué « une avancée historique ».

« En 2017, quand nous avons commencé à faire campagne au Parlement européen, tous les groupes politiques sauf un (la GUE/NGL) acceptaient le principe de la pêche électrique, les pêcheurs artisans n’avaient plus aucun espoir de la voir interdite et le débat portait même sur son extension massive en Europe », rappelle Claire Nouvian, fondatrice de Bloom, dans un communiqué. Il aura en effet fallu plus de deux ans de campagne, deux plaintes à la Commission européenne, une demande d’ouverture d’enquête européenne pour fraude, une saisine de la médiatrice européenne, des centaines de rendez-vous avec les représentations permanentes des États membres et les parlementaires à Bruxelles pour obtenir cette interdiction totale de la pêche électrique.

Cette méthode de pêche utilise l’électricité pour arracher les poissons du fond des mers et les faire remonter à la surface. Considérée comme dangereuse et cruelle, elle a été initialement interdite en Europe en 1998, en même temps que la pêche aux explosifs.

Sauf qu’en 2007, les Néerlandais ont obtenu des dérogations, « au prix d’un lobbying efficace et au prétexte de recherches d’innovation », selon Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’association Bloom, interrogé par Reporterre en 2017. La réglementation permet désormais à chaque État membre de l’Union européenne d’équiper en électrodes jusqu’à 5 % de sa flotte de chalutiers à perche.

Mais il semblerait que les Pays-Bas aient profité de cette brèche pour y engouffrer leurs chalutiers. À force de recherches, l’ONG s’est rendu compte que le pays avait accordé un nombre excessif de licences à ses navires : 84, contre les 15 maximum qui auraient dû être délivrées. Elle s’est aussi aperçue que le niveau du courant électrique utilisé ne correspondait pas aux réglementations : les navires néerlandais équipés de chaluts électriques employaient des tensions comprises entre 40 et 60 volts, alors que la loi les limite à 15 volts. Et, cerise sur le gâteau, toujours selon Bloom, cette pêche néerlandaise a tout de même bénéficié de subventions publiques, « de 5,7 millions d’euros depuis le 1er août 2015, dont 3,8 millions d’euros du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche ». Le 2 octobre 2017, Bloom a donc déposé une plainte auprès de la Commission européenne. C’est n’est qu’un an et demi plus tard, en février 2019, que la direction des pêches de la Commission européenne a annoncé son intention d’ouvrir « une procédure formelle d’infraction contre les Pays-Bas » pour non-respect du droit de l’Union européenne.

« En envoyant des décharges électriques dans les fonds marins, on électrocute forcément des larves ou des femelles pleines » 

En parallèle, l’association s’est lancée dans une campagne en faveur d’une interdiction totale de cette méthode de pêche. Car côté néerlandais, le lobby de la pêche électrique a poussé pour une évolution de la réglementation. Fin 2017, la Commission européenne a ainsi proposé de déclasser cette méthode de pêche électrique pour la déclarer conventionnelle. « Nous avons proposé de remplacer la limitation du nombre de licences de pêche au chalut en vigueur par une limitation géographique afin que cette technique de pêche soit limitée à la mer du Nord méridionale », précisait-elle alors. Reporterre1.jpg

Les pêcheurs du nord de la France subissent les conséquences désastreuses de la pêche électrique sur l’économie maritime locale.

Très remontée contre cette proposition, Bloom a fait de l’interdiction totale son nouveau cheval de bataille. Pétition, lobbying auprès d’eurodéputés, médiatisation, enquête, recours juridiques… l’association fait flèche de tout bois. « En Chine, ils ont été obligés d’arrêter cette pêche parce qu’ils se sont rendu compte qu’elle faisait trop de dégâts. Ils avaient davantage de bateaux équipés que nous n’en avons en Europe, mais en une dizaine d’années, la pratique a porté de graves dommages à leur stock de ressources marines, dit M. Le Manach. En envoyant des décharges électriques dans les fonds marins, on électrocute forcément des larves ou des femelles pleines, et ça ne peut pas ne pas avoir d’incidences sur la reproduction. Cette technique de pêche va accélérer l’épuisement des stocks de poissons. »

La pratique de la pêche électrique néerlandaise est également très contestée par les pêcheurs français du nord du pays et de Grande-Bretagne pour ses conséquences néfastes sur les écosystèmes marins : « Cette pêche tue tous les juvéniles. Les témoignages des bateaux français qui pêchent dans les mêmes eaux que les bateaux néerlandais entre 3 et 20 nautiques nous disent tous la même chose : il n’y a plus de petits poissons dans les eaux de la mer de Nord », témoignait le pêcheur et président du Comité des pêches du Nord-Pas-de-Calais/Picardie, Olivier Leprêtre, en 2014.

Concurrence déloyale 

Ainsi à plusieurs reprises, notamment en 2018, des pêcheurs ont bloqué plusieurs ports en Europe, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en Espagne, en France. Par ailleurs, les pêcheurs et les ONG ont lancé une plateforme d’action collective pour interpeller les décideurs : Stop Electric Fishing. Car, outre cet épuisement soupçonné des ressources qu’elle génère, la pêche électrique a aussi des conséquences néfastes sur l’artisanat de la pêche qu’elle concurrence déloyalement avec des moyens techniques hors de sa portée.

Côté Commission européenne, on a mis en avant « un nombre considérable d’avantages biologiques, écologiques et économiques de la pêche au chalut électrique par rapport à la pêche au chalut à perche traditionnel, du fait notamment des incidences négatives de cette dernière sur les fonds marins, et du niveau élevé de captures non désirées et d’émissions de CO2 qui lui sont associées », comme nous l’expliquait le commissaire européen aux Affaires maritimes et à la Pêche, le Maltais Karmenu Vella, en 2017. Quant au lobby de la pêche électrique, il a lui aussi multiplié les actions : plaintes, contre-expertises, rencontres avec des élus.

Pendant deux ans s’est donc déroulé un match tendu entre pro et anti-pêche électrique. Avec une première manche remportée en novembre 2017 par les « pro », quand les députés de la commission de la pêche du parlement européen ont voté un amendement permettant une extension de la pêche électrique en Europe. Puis une deuxième partie gagnée par les « anti » en janvier 2018, avec un vote massif, en assemblée plénière, des eurodéputés pour l’interdiction définitive de la pêche électrique.

Depuis, l’arbitrage final était suspendu à la décision du trilogue, un organe qui réunit le Parlement européen, le Conseil des ministres et la Commission européenne. L’accord finalement trouvé est le fruit d’un compromis, car les industriels néerlandais défendaient une période de transition de trois ans pour pouvoir continuer à électrocuter l’environnement marin jusqu’en 2022, tandis que Bloom et les pêcheurs artisans réclamaient une interdiction au 31 juillet 2019. D’ici à 2021, les chalutiers déjà équipés en électricité pourront continuer à utiliser des dérogations dans la limite de 5 % des flottes de chalutiers à perche des États membres. Aucune nouvelle dérogation ne pourra être dispensée. Et la recherche scientifique sur cette technique de pêche devra être strictement encadrée. « Deux ans de transition, c’est bien trop long pour les pêcheurs artisans qui subissent depuis des années déjà la concurrence déloyale des navires industriels pêchant illégalement », alerte l’association, qui demande au gouvernement français d’agir : « La France doit interdire sans plus attendre la pêche électrique dans ses propres eaux pour que les navires néerlandais ne puissent plus pêcher sur nos côtes. Par ailleurs, il est indispensable que les institutions prévoient un plan d’urgence pour accompagner financièrement la pêche artisanale car elle n’a plus les moyens de résister. »

ADRESSE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Publié le 7 février 2019 par J.E.N (Journalistes écrivains, pour la Nature et l' Ecologie

Monsieur le Président, quittez le vieux monde de la chasse et du sang !

par Yves Paccalet Philosophe, écrivain, naturaliste

J’ai soutenu, en réunion publique comme sur les réseaux sociaux, l’aventure politique d’Emmanuel Macron. Je pensais qu’il était le seul capable de nous éviter le fatal combat des populistes, Le Pen contre Mélenchon. Je me sentais heureux qu’enfin un candidat se proclame européen avec ferveur et le sourire, sans cette moue de dégoût que je voyais sur la figure de tous les autres.

Un an et demi plus tard, Emmanuel Macron a lancé quelques bons chantiers pour débloquer la France, lui secouer les rhumatismes et l’inviter à marcher. Sa gestion des affaires internationales est plutôt réussie – et chacun sait que, dans ce domaine, rien n’est simple.

Malgré la bonne décision prise à Notre-Dame des Landes, il est, hélas, un domaine où le chef de l’État me consterne : celui de la vie sauvage et de la biodiversité, dont il agite le mot sans le comprendre. Je suis désolé de devoir écrire qu’il ne connaît rien à la nature, ce qui se conçoit, mais qu’il s’en moque, ce qui est grave. Il semble n’éprouver ni compassion pour les animaux et les plantes, ni respect pour ces systèmes écologiques complexes dont dépendent notre air, notre eau et notre terre, notre nourriture, nos espaces de loisir ou nos plaisirs de vivre.

Emmanuel Macron reçoit en pompe élyséenne le patron de la Fédération Nationale des Chasseurs (la FNC), Willy Schraen. Celui-ci affirme à qui veut l’entendre que, depuis le début, le Président lui a tout cédé. Info ou intox ? Il y a évidemment une part de vérité dans les propos du conducator des pétoires. Je redoute que, lors de ces entrevues, Emmanuel Macron n’ait que trop manifesté à quel point il préfère les flingueurs aux amis des bêtes. J’ai peur que le Président ne soit entré dans le jeu pervers des semeurs de cartouches, qui voudraient imposer l’idée selon laquelle ils incarnent les meilleurs (les seuls !) protecteurs de la nature. Non, monsieur le Président : les chasseurs ne jouent pas un rôle écologique utile : ce ne sont que des préleveurs de gibier, le plus souvent viandards, parfois braconniers. Non, monsieur le Président : les tireurs de petits plombs, de chevrotines ou de balles grosses comme le doigt ne savent pas grand chose des êtres sur lesquels ils braquent leur canon, et dont ils se prétendent abusivement les « gestionnaires » !

Sur ce coup-là, Emmanuel Macron me devient une énigme. Je me demande comment un bel esprit comme le sien, pétri de philosophie et de littérature, connaissant quand même un peu de science, capable de saisir la finesse et les nécessités de la vie sous toutes ses formes, peut cautionner la boucherie chasseresse, et notamment l’ignominie moyenâgeuse que constitue la chasse à courre – avec ses costumes de carnaval ensanglanté et ses cors qui sonnent l’hallali du cerf ou du renard épuisés… La Grande-Bretagne, l’Allemagne et d’autres pays ont interdit cette sinistre pratique qui occupe, chez nous, quatre cents équipages et dix mille participants. J’attends que la France suive l’exemple. Emmanuel Macron aurait confié à Willy Schraen qu’il était « solidaire et défendait toutes les valeurs de la chasse française », ou encore qu’il désirait « soutenir la globalité de ce qui se passe au niveau de la ruralité en matière de chasse et la chasse à courre en fait partie ». Je déplore la myopie de cet homme jeune et moderne, qui se fiche du martyre infligé à des êtres de chair et de sang, au seul prétexte qu’il existe une tradition de sadisme chez des tueurs qui sont aussi des électeurs ! J’espère que le Président comprendra au moins qu’en changeant de chemin, il gagnerait beaucoup plus d’électeurs chez les amis de la vie qu’il n’en perdrait chez les obsédés de la mort.

Emmanuel Macron paraît tellement faible devant les acteurs de la chasse ! Je veux juste lui rappeler que, pour devenir le Président empathique, jeune et inédit qu’il rêve d’incarner, il doit se souvenir que les manieurs de fusil sont aujourd’hui, en France, à peine plus d’un million, et que leurs effectifs ne cessent de décliner. Pourquoi, dès lors, leur offrir des crédits nationaux grâce auxquels ils peuvent abaisser le prix du permis de chasse de 400 à 200 euros ? Pourquoi tolérer que ces individus aillent dans les écoles propager le virus de la souffrance et de la mort jusque dans le crâne de nos petits ?

Pourquoi permettre aux tueurs à cartouchière d’adapter un silencieux sur leur arme, sachant que, s’ils abattent chaque année plus de 30 millions d’animaux, les chasseurs causent aussi plusieurs dizaines de morts humaines et des centaines de blessés, sans oublier d’autres victimes chez les ânes, les vaches ou les chiens ? Pourquoi cautionner la survie des piégeages dits « traditionnels » aux petits oiseaux (tenderie, gluau…), qui ne sont que barbaries ? Pourquoi désirer rétablir les « chasses présidentielles » à Chambord – ces massacres de cerfs ou de sangliers aux seules fins de la diplomatie ? Pourquoi concéder au patron des chasseurs de France le fait que l’État accroîtra les périodes de chasse au gibier d’eau, et notamment (contre le vœu du Parlement européen) la traque aux oies sauvages ? Les superbes oies sauvages, monsieur le Président ! Celles-ci seraient tirées en pleine période de constitution des couples reproducteurs… Souvenez-vous de vos lectures d’enfant, du Merveilleux voyage de Nils Holgersson sur le dos d’un jars… Ne préférez-vous pas ce rêve d’harmonie au fracas des fusils ?

Il est une autre façon de vous racheter aux yeux de la nature et des naturalistes, monsieur le Président. Elle consiste à montrer que vous vous occupez de la biodiversité au point de favoriser la survie de nos plus grands prédateurs. Aidez les associations de protection de la nature à conserver ces merveilles de l’évolution qu’on appelle le lynx, le loup ou l’ours brun ; dans nos DOM-TOM, le requin-tigre ou le requin-bouledogue ; sans oublier le renard, le chacal doré et tous les autres de moindre taille… Dites « non » au massacre organisé de ces carnivores nécessaires ! Abaissez (supprimez !) les insupportables quotas d’extermination des loups que vous avez cautionnés ! Faites réintroduire d’autres ours dans les Pyrénées, afin de constituer dans ces montagnes une population de plantigrades suffisante pour y garantir la survie de l’espèce. Un trésor de la vie. Et un bonheur pour nos ruraux, nos randonneurs, nos naturalistes, nos artistes, nos cinéastes, nos poètes – et nos enfants jusqu’à plus de cent ans maxresdefault.jpg NB. Le film est dans ma bibliovideothèque

Et tant que vous y êtes : Lisez VIVANT d' Aymeric Caron

Tandis qu’Homo sapiens a entrepris de détruire tout ce qui vit sur cette planète, la défense du vivant s’impose en ce début de XXIe siècle comme la priorité politique et philosophique absolue. Mais pour respecter le vivant, il faut d’abord le comprendre.

Comment classer les différentes formes de vie? Pourquoi la conscience existe-t-elle? Les plantes éprouvent-elles la souffrance? Et les poissons? Qui sont les viandales? Les bouchers sont-ils des assassins? Pourquoi faut-il parler de génocide animal? Existe-t-il des formes de vie que l’on peut combattre ou sacrifier? Pourquoi la nature bonne est-elle une illusion? Qu’est-ce que l’existence pour un humain? Comment s’assurer d’avoir été vivant avant de mourir? Notre court passage sur cette planète peut-il avoir un sens?

En convoquant la biologie et la philosophie, Vivant retrace l’histoire de la vie sur Terre, depuis les premières bactéries apparues il y a près de 4 milliards d’années jusqu’à l’émergence de l’intelligence artificielle. En prolongeant une prophétie de Darwin, ce livre annonce la naissance d’une nouvelle espèce humaine qui remplacera la nôtre : Homo ethicus, l’homme moral. Ce sera lui, ou la fin de l’humanité.

LE LUNDI VERT SANS VIANDE , NI POISSON Publié le 07/01/2019 à 10h00 Futura avec l'AFP-Relaxnews

Isabelle Adjani, Yann Arthus-Bertrand, Juliette Binoche... 500 personnalités= appellent à observer dès cette semaine un « lundi vert » sans viande ni poisson tout au long de l'année 2019, dans le cadre d'une campagne visant à encourager un changement du comportement alimentaire des Français. « Il existe aujourd'hui des raisons impératives de diminuer collectivement notre consommation de chair animale en France. Nous pensons que chaque personne peut faire un pas significatif dans ce sens », écrivent ces 500 artistes, scientifiques ou défenseurs de l'environnement dans une tribune publiée sur le site du Monde.

Certains sont déjà végétariens, mais d'autres s'engagent par ce texte à ne plus manger ni poisson ni viande tous les lundis. « On peut tous faire un effort pour favoriser au moins la qualité par rapport à la quantité », explique ainsi à l'AFP Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), aspirant à « devenir à terme végétarien ».

Le mouvement « lundi vert » met les participants au défi de ne manger ni viande ni poisson tous les lundis en 2019. d76e798e6d_50145556_lundi-vert-cap.jpg

Avec notamment des affichages dans le métro parisien, la campagne pour un « lundi vert » sera officiellement lancée ce lundi 7 janvier, à l'initiative des chercheurs Laurent Bègue, psychologue social et directeur de la Maison des sciences de l'Homme Alpes, qui finance l'opération, et Nicolas Treich, de l'INRA. L'opération soutenue par plusieurs ONG comme Greenpeace ou Sea Shepherd « a pour ambition de sensibiliser notre pays à la nécessité de modifier son comportement alimentaire pour des raisons qui s'additionnent : l'environnement, la santé et l'éthique animale », explique Laurent Bègue à l'AFP.

Au-delà des 500 personnalités signataires, il espère que 50.000 à 500.000 personnes iront s'engager sur le site www.lundi-vert.fr à ne plus manger ni poisson ni viande le lundi en 2019. « Cap ou pas cap? », interroge la page d'accueil, avant d'inviter à s'inscrire en remplissant un questionnaire sur ses habitudes alimentaires, son caractère et sa sensibilité avec le monde animal. Chaque lundi pendant un an, les participants devront dire s'ils poursuivent ou non leur engagement, et recevront un court message « pour renforcer (leur) motivation la plus saillante », indique Laurent Bègue.

La campagne met en avant l'élevage industriel, facteur majeur de la déforestation qui aggrave le réchauffement climatique, la surpêche qui détruit les écosystèmes, les risques de cancer liés à la consommation de viande rouge, ou encore la souffrance animale. Les participants recevront des recettes pour les aider à trouver des alternatives. La campagne reprend le modèle du « meatless monday » lancé dans une quarantaine de pays depuis 20 ans, en y ajoutant le poisson.

500 personnalités appellent à un « lundi vert » sans viande ni poisson tout au long de l'année 2019.

LA GAZETTE DE JANVIER

LA QUESTION DU MOIS

Qui suis-je ? Faite de plus de 1800 milliards de morceaux de plastique, je pèse plus de 80 000 tonnes et il est impossible de me nettoyer.

C’est la « soupe plastique » de l’océan Pacifique ?

La « soupe plastique » de l’océan Pacifique nord, encore appelée « vortex de déchets », s’étend entre le Japon et les États-Unis sur une surface d’environ trois fois la France (1,6 million de km2). Quatre autres « soupes » ont été identifiées dans d’autres océans, celle-ci étant la plus étendue.

À l'automne 2018, l'équipage de l'Arctic Sunrise s'est rendu sur place pour documenter de près cette soupe, composée essentiellement de microplastiques, c'est-à-dire de milliards de minuscules morceaux de plastique qui se sont dégradés sous l'effet du soleil, de l'eau de mer, etc. GP0STSITT_PressMedia-1600x1068.jpg

Reportage photo : © Justin Hofman / Greenpeace. GP0STSITS_PressMedia-780x585.jpg L'un des plongeurs de l'équipe filme ce reste de filet de pêche sur lequel se sont agglutinés des débris de plastique.

GP0STSITV_PressMedia-780x585.jpg De nombreux poissons (Abudefduf saxatilis et Elagatis bipinnulata) sont attirés par cet amas de débris, à la recherche de nourriture.

GP0STSJ0K_PressMedia-780x585.jpg *Cette bouteille plastique à la dérive a été colonisée par des ectoproctes, des nudibranches, des crabes et des cirripèdes. L'effet du plastique sur leur organisme reste inconnu.

GP0STSJ0T_PressMedia-780x585.jpg De même, cette bouée est devenue l'habitat de pédonculés et de crabes et de poissons-pilotes.

GP0STSJCI_PressMedia-780x585.jpg Ce morceau de plastique peut être ingéré par les animaux marins. Cette soupe contiendrait 1 800 milliards de morceaux de plastique flottant, pour une masse de près de 80 000 tonnes.

GP0STSJCJ_PressMedia-780x585.jpg Ce rasoir et cette brosse à dents n'ont rien à faire ici ! D'après els scientifiques, 12,7 millions de tonnes de plastique finissent dans les océans chaque année.

GP0STSIIE_PressMedia-780x585.jpg L'équipage de l'Arctic Sunrise remonte le dispositif fait maison pour recueillir des échantillons de plastique, destinés à être analysés plus tard en laboratoire.

L'équipage de l'Arctic Sunrise a passé plusieurs semaines en mer, entre les côtes californiennes et hawaïennes, pour documenter la soupe de déchets plastique.

****Elle concentre de nombreux débris, pour l’essentiel des microplastiques, amassés par les marées et les courants marins qui les font tournoyer sans fin, sous l’effet de tourbillons géants. Cette soupe contiendrait 1 800 milliards de morceaux de plastique flottant, pour une masse de près de 80 000 tonnes.

Ces débris plastiques sont ingérés par les oiseaux, poissons et mammifères marins. Ainsi, de nombreux animaux ont été retrouvés morts, le ventre remplis de bouchons de bouteilles, de morceaux de briquets, de ballons... Via la chaîne alimentaire (les poissons que nous consommons, par exemple), ces microplastiques finissent par atterrir dans nos assiettes et donc dans nos propres estomacs…

GP0STQMQO_PressMedia.jpg Albatros retrouvé mort sur une plage des îles Midway (océan Pacifique nord), l'estomac rempli de plastiques. Septembre 2009. © Chris Jordan / CC BY 2.0

Comment s’en débarrasser ?

Le problème, c’est qu’il ne s’agit pas juste de nettoyer le plastique visible : 94 % des matières plastiques rejetées dans nos océans terminent sur le plancher océanique, à peine 1 % flottent à la surface et 5 % échouent sur les plages. Une seule bouteille plastique peut se fragmenter en plusieurs milliers de particules de microplastique… L’ampleur du problème est telle qu’il ne suffit malheureusement pas de se contenter de « ramasser » les déchets visibles…

La seule solution, c’est d’arrêter de produire des contenants plastique à usage unique. Lorsque votre salle de bains est inondée, votre réflexe est d’abord de fermer le robinet avant de commencer à éponger ! Il faut donc changer nos modes de production et de consommation en amont.

Toute opération de nettoyage des plages doit être suivie par une analyse des déchets récoltés pour identifier les entreprises qui ont produit ces déchets au départ. Greenpeace fait campagne auprès de ces entreprises pour qu’elles se tournent vers des modes de production durables.

DANS L' HERAULT, DES TRUFFES OU DES PAYSANS ?

Dans l’Hérault, des truffes ou des paysans ? Bataille pour 400 hectares de terres

22 janvier 2019 / Marie Astier (Reporterre)

Dans l’Hérault cévenol, Martin Waddell a fait l’acquisition d’un domaine de 400 hectares de garrigue pour y installer une ferme truffière financée par des investisseurs privés. La mobilisation locale semble faire hésiter le nouveau propriétaire.

** Ferrière-les-Verreries (Hérault)**

C’est presque un doux silence d’hiver qui plane sur l’étendue de chênes verts, d’arbustes couleur d’écorce, de coulées caillouteuses parcourues de thym, romarin ou d’épines du christ. Les cris d’oiseaux ou d’autres animaux sont rares en cette saison. Seul bruit à part ceux de nos pas et du vent dans les feuilles, en fond sonore continu, léger mais de plus en plus fort, celui du moteur d’une pelleteuse en train de creuser une longue tranchée le long d’une prairie.

Dans l’Hérault cévenol, à moins d’une heure de Montpellier mais perché au bout d’un certain nombre de lacets, Ferrière-les-Verreries, 52 habitants au dernier recensement, est habituellement un village paisible. Ce coin de garrigue est un lieu prisé des naturalistes souhaitant observer la faune et la flore méditerranéennes. C’est d’ailleurs pour cela que Simon Popy, écologue et président de France Nature Environnement (FNE)-Languedoc-Roussillon, a décidé de s’y installer il y a quelques années. Mais, depuis décembre, les projets d’un nouveau propriétaire ont mis en émoi les riverains.

img_0561.jpg La pelleteuse à l'oeuvre

C'est un article de REPORTERRE , à lire sur le site https://reporterre.net/Dans-l-Herault-des-truffes-ou-des-paysans-Bataille-pour-400-hectares-de-terres

Avec un peu de retard !

Mercredi 7 novembre 2018 Communiqué de presse. 1169928-prodlibe-portraits-des-fondateurs-du-mouvement-place-publique.jpg

Le mouvement politique PLACE PUBLIQUE est né

AGIR AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD

*L’essayiste Raphaël Glucksmann, l’économiste Thomas Porcher, la militante écologiste Claire Nouvian, l'entrepreneuse Diana Filippova et d’autres personnalités de la société civile lancent ce mercredi un nouveau mouvement, baptisé Place publique, qui veut «répondre à des urgences», démocratique, écologique, sociale et appelle au rassemblement pour les européennes. Ci-dessous, retrouvez le manifeste de ce mouvement qui joue la carte de la «société civile» Place publique vise à répondre aux quatre urgences écologique, démocratique, sociale et européenne, en fédérant des «porteurs de cause»sur tout le territoire. Son Acte de naissance (ci-après) paraît aujourd’hui avec le lancement du site Internet du mouvement: place-publique.eu Le site de Place publique permet de s’informer sur ce qui anime le mouvement et ses porteurs de cause

ACTE DE NAISSANCE

Agir avant qu’il ne soit trop tard.

Agir pour lutter contre le réchauffement climatique et préserver le vivant.

Agir pour empêcher que la montée des inégalités ne disloque nos sociétés.

Agir pour endiguer la vague identitaire et autoritaire qui s’abat sur nos démocraties.

Agir pour construire une Europe démocratique, solidaire et écologique.

Agir pendant qu’il est encore temps.

Nous avons entendu les cris d’alarme des scientifiques sur le dérèglement climatique et nous avons pris acte de la date de 2030 comme le moment de bascule dans l’irréversibilité de la catastrophe. Nous voyons ces millions de vies brisées par le chômage et la précarité, nous voyons la colère monter contre la sécession sociale en cours, nous voyons notre démocratie kidnappée par des lobbies qui dévoient chaque jour un peu plus nos institutions. Nous avons été ébranlés par le Brexit, par les triomphes d’Orban, de Trump, de Salvini, de Bolsonaro et, surtout, parl’absence de remise en cause de nos élites.

Nous ne pouvons laisser celles et ceux qui nous gouvernent continuer les mêmes politiques jusqu’à l’effondrement final.

Agir politiquement. Partout en France, et bien au-delà, des millions de citoyennes et de citoyens se mobilisent déjà et prennent en charge à leur échelle les transformations vitales que nos gouvernements refusent d’assumer. Coopératives paysannes sur les circuits courts, associations se battant pour préserver les solidarités sociales ou lutter contre les discriminations qui défigurent la République, tiers lieux réinventant l’espace public, collectifs œuvrant à un accueil digne des exilés ou s’opposant aux projets climaticides, élus locaux mettant en place la démocratie participative, ONG luttant contre l’évasion fiscale, tousessaient, à leur niveau, d’infléchir le cours des choses.

Mais sans prolongement politique, ces luttes, ces engagements, ces espérances, ces succès ne suffiront pas à enrayer notre marche collective vers l’abîme

«Politique»: nous assumons ce mot. Nous venons d’horizons différents, nos votes ne furent pas toujours identiques, nos opinions peuvent diverger sur certains points, mais nous sommes toutes et tous d’accord sur l’essentiel et nous avons toutes et tous conscience de vivre un moment de bascule. Voilà pourquoi nous lançons «Place publique».

Ce mouvement, construisons-le ensemble. Sans exclusive. Nous ne sommes pas des professionnels de la politique, mais nous avons la volonté, par-delà nos divergences, d’unir nos forces pour remettre les citoyens au cœur de l’action publique, pour reprendre la maîtrise de notre destin, pour renouer avec la promesse républicaine d’égalité si souvent trahie, quelles que soient nos origines, nos croyances ou notre lieu de résidence.

En partant des idées, des solutions,comme des mobilisations de terrain, nous devons construire un mouvement ouvert à toutes celles et tous ceux qui partagent les principes de solidarité sociale, de respect du vivant, de renforcement de la démocratie et de promotion des droits humains.

Organisée autour de causes communes et animée par des porteurs et porteuses de cause, Place publique se fixe comme mission d’accueillir les luttes et les expérimentations existantes, de les mettre en relation les unes avec les autres, de forger à partir d’elles une vision du monde et de porter un projet alternatif à l’atomisation sociale et aux passions autoritaires. De partir du terrainet des idées pour produire une nouvelle offre politique.

À toutes celles et tous ceux qui chaque jour font plus que leur dû pour faire bouger les lignes, à toutes celles et tous ceux qui sont désireux de s’engager mais ne savent ni où ni comment le faire, nous lançons un appel: regroupons-nous avant qu’il ne soit trop tard.

Il ne s’agit pas là d’un énième appel à sauver le monde, mais de l’acte de naissance d’un mouvement qui a vocation à se structurer sur tout le territoire français et au-delà, à travers l’Europe, à multiplier les réunions publiques, à contrer les lobbies et à bouleverser le champ politique. Retrouvons-nous et, ensemble, investissons la place publique ! SIGNATAIRES : Judith AQUIEN, dirigeante et fondatrice d’organisations pour la dignité des personnes en exil

Nayla AJALTOUNI, militante associative

Farid BENLAGHA, chef d’entreprise

Saïd BENMOUFFOK, professeur de philosophie

Charles BRAINE, militant associatif, ancien marin pêcheur et co-fondateur de la Plateforme «Petite Pêche»

Pierre-Natnaël BUSSIÈRE, étudiant

Lucas CHANCEL, économiste

Vincent CARRY, acteur culturel européen

Olivier DUBUQUOY, géographe, universitaire et militant écologiste

Diana FILIPPOVA, chef d’entreprise, auteur

Laure FOURTEAU-LEMARCHAND, consultante en responsabilité sociale des entreprises

Raphaël GLUCKSMANN, essayiste

Aziliz GOUEZ, chercheuse, militante européenne et ancienne plume du Président irlandais

Caroline KAMAL, juriste

Jérôme KARSENTI, avocat

Thierry KUHN, responsable associatif

Dan LERT, adjoint au maire du XIXème arrondissement de Paris, juriste

Claire NOUVIAN, fondatrice et présidente de l’association «Bloom»

Thomas PORCHER, économiste

Jo SPIEGEL, maire de Kingersheim

Rui WANG, responsable associatif, cofondateur de l’association des jeunes chinois de France

André ZAJID, essayiste, enseignant

Informations sur https://place-publique.eu/

AGIR AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD Un article de LIBERATION

L’essayiste Raphaël Glucksmann, l’économiste Thomas Porcher, la militante écologiste Claire Nouvian, l'entrepreneuse Diana Filippova et d’autres personnalités de la société civile lancent ce mercredi un nouveau mouvement, baptisé Place publique, qui veut «répondre à des urgences», démocratique, écologique, sociale et appelle au rassemblement pour les européennes. Ci-dessous, retrouvez en exclusivité le manifeste de ce mouvement qui joue la carte de la «société civile».

*LA GAZETTE DE DECEMBRE

LES TERRITOIRES DES GILETS JAUNE A xel Khan 7 décembre

Marcheur amoureux de la nature , Axel Khan a traversé la France à pied par deux grandes diagonales d’environ deux mille kilomètres chacune : de Givet dans les Ardennes  à la frontière belge jusqu’à la frontière espagnole dans les Pyrénées puis la côte basque en 2013. De la pointe du Raz à la frontière italienne dans les Alpes puis Menton la seconde en 2014.

Il en fait le récit dans Pensées en chemin. Ma France des Ardennes au Pays basque (2014), et dans Entre deux mers, voyage au bout de soi (2015)

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Il écrit en 2018 « Chemins », de cet ouvrage , il en extrait sur son blog, quelques pages -Sécession en chemin- et rédige un article en phase avec l'actualité intitulé « Les territoires des gilets jaunes»

« Mon livre Chemins, dit-il, reprend et synthétise l’analyse des territoires éloignés et dévastés dont, ai-je avancé dès mai 2013, les populations ont fait sécession d’avec tout discours gestionnaire habituel accusé d’être responsable de leurs malheurs. Ce sont les territoires d’où est parti le mouvement des gilets jaunes. Voici ci-après ce que j’en disais. »

Sécession en chemin NB c'est un extrait de Chemins    

Petit, j’ai bien des fois lu et relu « Le tour de France par deux enfants »[1] d’Augustine Fouillée (alias G. Bruno), y ai perfectionné l’apprentissage de la lecture. Suivant mon âge, je me suis identifié à Julien puis à André quittant Phalsbourg occupée par les Prussiens, « apprenant la France » tout au long d’un long périple vers Marseille pour retrouver leur oncle. Le modèle de ce voyage initiatique s’est imposé à moi dès mon départ de Givet le huit mai 2013.  J’ai en effet été plongé dans un pays dévasté par la succession depuis près d’un siècle des crises économiques qui ont balayé l’essentiel du tissu industriel de petites villes jadis prospères. Incapable de détourner un regard gêné de cette  douloureuse réalité humaine, je me suis senti tenu d’en rendre compte. Cent cinquante ans après les deux enfants de Lorraine,  me voilà à mon tour devenu un observateur attentif des réalités françaises, celles du début du XXIe siècle. Je me suis efforcé d’avoir une vue d’ensemble de la situation économique, de ses répercussions psychologiques et sociales, de ses retombées politiques. Cette enquête que l’état de mon pays m’imposait d’ajouter aux objectifs initiaux de mon voyage s’est nourrie de rencontres programmées tout au long du chemin, avec mes lecteurs et tous ceux qui le désiraient. J’ai de la sorte pu échanger avec des centaines de personnes, peut-être un millier en 2013. Les contacts humains du chemineau sont facilités par la curiosité, souvent la sympathie qu’il suscite. Les gens ont perdu depuis plus d’un siècle l’habitude d’accueillir un observateur de leur situation, une sorte d’enquêteur se déplaçant de bourg en bourg, de ville en ville à la seule force motrice de son pas. Leur disponibilité à l’échange en est à l’évidence accrue. Mes deux ouvrages relatant cette longue marche constituent un document sur la France et les Français de ce début de nouveau siècle tel qu’un marcheur attentif et obstiné a pu les observer et les appréhender. J’en ai tiré des leçons sur les causes de la résistance  variable des territoires à la dureté des temps et proposé des pistes pour ceux qui se trouvent le plus en difficulté. Cette analyse m’a conduit à soigneusement distinguer les réalités et questions du monde rural et celles  des bassins industriels et plus souvent, hélas, post-industriels que mon parcours m’amenait à traverser. Sur mille trois cents kilomètre, des Ardennes à Decazeville dans l’Aveyron, en passant par la Champagne, le Morvan, la Bourgogne, le Bourbonnais, le Forez, l’Auvergne et la Lozère, de Nouzonville sur la Meuse à Decazeville en Aveyron, les cités traversées ont perdu les deux-tiers de leur population. Le chômage complet y dépasse vingt pour cent de la population dont cinquante à soixante-dix pour cent vit de minimas sociaux. Le tableau s’améliore dans le sud-ouest et est bien moins dégradé dans le grand Ouest par lequel a débuté ma traversée pédestre de 2014. La gravité, la sauvagerie même de la dévastation industrielle dans la « diagonale du vide » connue des économistes et géographes entre le nord-est du pays et le centre-ouest aveyronnais a induit un désespoir plus ou moins résigné des habitants qui demeurent sur les lieux, en règle les plus âgés, les moins mobiles et ceux auxquels le marché du travail est d’accès le plus difficile. Habitués à ce que, génération après génération, les entreprises ferment, les jeunes quittent le pays, les magasins disparaissent, les médecins ne soient pas remplacés, les services publics soient supprimés, ces habitants sont persuadés que le pire est certain, que l’avenir ne peut être qu’une poursuite accélérée de la descente aux enfers qu’ils connaissent trop bien. La mondialisation, la construction européenne, les étrangers, Paris, le pouvoir, les élites, tous ligués pour assurer leur perte et la disparition de leur mode de vie, sont tenus responsables du désastre. Ce pessimisme profond a un effet dissolvant sur tout ce qui « fait société », l’engagement associatif, syndical, la participation à la vie publique et aux élections. En effet, la certitude du pire fait apparaître toute mobilisation absurde. Ne reste plus alors qu’à se replier dans la sphère individuelle et familiale, parfois corporatiste. Le discours politique réaliste et raisonnable des élus est jugé complice du malheur vécu, on ne l’écoute plus, les citoyens font en quelque sorte sécession de la normalité gestionnaire de la vie publique. Je puis comprendre leur scepticisme, voire leur indignation, devant les doctes propos tenus par ces gens bien en complet veston qui, eux connaissent et comprennent les règles de l’économie et dont les pronostics sont toujours démentis. La notion de « destruction créatrice » est l’un de leur leitmotiv. La popularité de ce concept est due à l’Américain d’origine autrichienne David Schumpeter qui en réhabilita l’idée dans un ouvrage de 1942. Il ne fait en réalité qu’appliquer des concepts philosophiques nietzschéens et marxistes au flux continu de destructions et de créations d’entreprises. L’obsolescence de techniques et le tarissement de marchés imposent de fermer des manufactures pour réallouer les moyens humains et financiers ainsi libérés à des projets plus porteurs d’avenir et de la sorte prometteurs. Seulement, les ouvriers des anciens centres industriels de la diagonale du vide savent bien qu’à l’heure de la mondialisation, la destruction de leur outil de travail n’est suivie, au mieux, que de la création d’activité ailleurs, parfois à l’autre bout du monde. Dans leurs bassins, la destruction est durablement destructrice, d’emplois et d’espoir. Incrédules, désespérés, ils sont dès lors disponibles à des propositions d’avenir qui consistent à revenir à un passé mythifié et regretté et prêtent l’oreille aux discours réclamant le départ de l’union européenne, le retour au franc et l’expulsion des étrangers. Dans certaines de ces cités ravagées par la crise et en proie aux incivilités, parfois à l’insécurité, plus de cinquante pour cent des voix s’étaient déjà portées sur la candidate d’extrême droite au premier tour des élections présidentielles de 2012 et ce score devait augmenter encore en 2017. Phénomène paradoxal, les électeurs d’ilots de prospérité qui surnagent dans ces territoires lourdement éprouvés ont le même comportement électoral. Cela est manifeste dans de riches bourg viticoles en Alsace, Champagne et ailleurs. Là, avec une immigration presque nulle et une aisance matérielle manifeste, les pourcentages de suffrages qui se portent sur l’extrême droite sont les mêmes que dans les communes voisines à l’économie dévastée. À côté de la sécession des éprouvés, il convient d’ajouter celle des préservés, voire des nantis. Encore favorisés eux-mêmes, ces personnes vivent dans la hantise du déclassement et de l’effondrement dont ils observent les effets à leur porte. Vivant dans une tranquillité relative, leurs voisins et les médias témoignent des difficultés dans les cités, dans les quartiers sensibles, les voitures qui brulent, parfois des émeutes. Ne le vivant pas eux-mêmes, ils ne sont pas en mesure de faire la part des choses et sont terrorisés de ce que cette vague mauvaise ne les engloutisse à leur tour.  Souvent chasseurs, pécheurs, encore agriculteurs, ils ont le sentiment que la société qui se construit ailleurs leur est hostile, que ses inquiétudes écologiques croissantes ne les transforment en coupables désignés et ne les privent d’une partie des ressorts de leur joie de vivre. Ici aussi domine le sentiment que des puissances malfaisantes ont pris la maitrise de l’avenir et s’apprêtent, sans qu’on puisse s’y oppose,r à conduire leur monde à des lendemains de deuil. Une sécession rurale s’ajoute à celle des déclassés et des nantis, ses manifestations électorales sont violentes. Par certains aspects, elle peut sembler paradoxale. En effet, l’incontestable paupérisation industrielle qui inclut un effondrement du nombre d’entreprises, d’employés et des richesses créées par l’activité manufacturière ne peut être strictement comparée à l’évolution de la ruralité, comme je le détaille plus loin dans le paragraphe «Chemins ruraux, communs et communes ». Quoique l’agriculture française reste dans l’ensemble prospère, créatrice de richesse et que l’on puisse parler d’un véritable renouveau rural, les difficultés ressenties par les ruraux sont réelles. Le nombre des agriculteurs a été divisé par plus de dix en quelques décennies, sous l’effet de l’accroissement de la productivité du travail lié au  machinisme, associée à une augmentation parallèle de la taille des exploitations : de quatre-vingt-dix à cent hectares aujourd’hui contre moins de dix avant-guerre. Comme partout, commerces, services publics et médicaux disparaissent, l’univers villageois d’antan a été balayé. Que les habitants des campagnes appartiennent plutôt au groupe des personnes défavorisés ou bien de celles encore relativement avantagées, ils sont eux aussi justifiés à redouter l’évolution du monde et à regretter la vie d’autrefois que la mémoire repeint en général des couleurs éclatantes de sa jeunesse évanouie. Quoiqu’ils soient pour nombre d’entre eux les principaux bénéficiaires des subventions européennes, les exploitants n’en sont pas pour autant favorables à l’Union et sont prompts à la dénoncer lorsque les moyens de sa politique agricole commune menacent de décroître. Épouvanté par ce que j’observais, par moment accablé, j’ai dès le début de ma première diagonale en 2013, mis en garde contre le risque de sécessions de pans entiers de la population française révoltés par les changements de la société en cours et sans espoir pour l’avenir, des orphelins de toute perspective de progrès humaniste. Ce terme a été largement repris dans le débat politique et est encore en 2018 utilisé dans les différents partis. Toutes les élections de 2014 à 2017 ont justifié mon inquiétude. Des candidats aux élections régionales de 2016 témoignaient de ce que les électeurs auxquels ils s’adressaient apparaissaient n’accorder aucune importance à leurs discours, ils entendaient mais n’écoutaient pas. Des citoyens en sécession, en somme.

UNE VICTOIRE HISTORIQUE POUR LE RECIF DE L' AMAZONE

Le 7 décembre 2018 un article de GREENPEACE

Aujourd’hui est une date historique pour toutes celles et ceux qui se mobilisent pour sauver le Récif de l’Amazone, un écosystème unique au monde, menacé par la cupidité des compagnies pétrolières. Nous avons obtenu une victoire face à l’une des entreprises les plus puissantes au monde : Total ne fera pas de forage pétrolier au Brésil près du Récif de l’Amazone !

Le Récif de l’Amazone au Brésil sauvé des mains de Total

L’agence environnementale brésilienne (Ibama) vient d’annoncer sa décision finale : elle a rejeté définitivement la demande de Total de forer au large de l’embouchure de l’Amazone. Ensemble, avec vous toutes et tous, nous avons joué un rôle crucial dans cette décision qui permet de lever une des menaces qui pesaient sur le Récif de l’Amazone.

Nous tenons à fêter avec vous cette victoire et à en partager les premiers enseignements, pour qu’un mouvement plus large encore puisse se former et mettre un terme à l’ère du pétrole.   À la découverte du Récif de l’Amazone

L’aventure a commencé il y a moins de deux ans, quand l’équipage du navire de Greenpeace l’Esperanza est parti au large du Brésil recueillir les toutes premières images du Récif de l’Amazone. Notre mission était claire : montrer au monde l’incroyable richesse du Récif de l’Amazone avant qu’il ne soit trop tard, les projets de Total menaçant de le détruire de façon irréversible en cas de fuite de pétrole. AmazonReef_GoProVideoFrame_026137_080518-1600x900.jpg

Lire la suite sur le site de GREENPEACE https://www.greenpeace.fr/victoire-historique-recif-de-lamazone/  

LA GAZETTE DE NOVEMBRE

6 QUESTIONS, 6 REPONSES SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, SES EFFETS ET LES RESPONSABILITES

arton16097-666f3.jpg 26 novembre 2018 / Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre)

Confrontés à un changement climatique largement imputable aux humains riches, tous les êtres vivants sont au bord de la même falaise. Mais certaines populations sont plus proches du précipice. Et riches et pauvres ne sont pas également responsables. Voici six questions et six réponses pour mieux comprendre les dérèglements climatiques et leurs conséquences différenciées.

Qu’est-ce que le changement climatique ? oce_ans-mel_stoutsenberger-flickr_v_1.jpg Le changement climatique correspond à une altération durable du climat de la Terre. D’après le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la température moyenne du globe s’est élevée de 0,85°C de 1885 à 2012. Depuis 1980, chaque décennie a été plus chaude que n’importe quelle décennie passée depuis 1850. Le nombre moyen de journées et de nuits froides a diminué. Et derrière ces constats globaux se cachent de fortes variabilités selon les régions du monde. En France, le réchauffement observé avoisine les 1°C au cours du siècle dernier. Dans les régions polaires, il atteint parfois 4°C.

Depuis plus d’un demi-siècle, ce phénomène s’accélère et entraîne un basculement de notre environnement et de nos sociétés vers des bouleversements majeurs et incertains. A l’image de la Californie, ravagée depuis début novembre par les incendies les plus violents de son histoire, les événements climatiques sont de plus en plus violents et fréquents : températures extrêmes, catastrophes, inondations, tempêtes, glissements de terrain, sécheresses, dégradation des écosystèmes, montée des océans, accidents industriels...

Qu’est-ce qui provoque le changement climatique ? image_4_-_blu-ville_mange_fore_t_v_1.jpg

L’intensification de l’effet de serre, due aux émissions humaines de gaz à effet de serre (GES), est la force motrice principale du réchauffement observé depuis un demi-siècle.

L’effet de serre est un phénomène naturel qui permet à la Terre de maintenir la chaleur solaire dans l’atmosphère et de conserver une température convenable pour entretenir la vie. Certains gaz présents dans l’atmosphère, comme la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) ou l’ozone (O3) piègent une partie du rayonnement du Soleil. Ils le renvoient sous forme de chaleur dans toutes les directions dans l’atmosphère.

Or, les activités des sociétés humaines depuis la Révolution industrielle commencée vers 1800 - industrie, agriculture, transports, production d’électricité et de chaleur - transforment la composition chimique de l’atmosphère. En effet, elles impliquent la combustion d’énergie fossile et des modes de culture qui injectent toujours plus de gaz à effet de serre. De plus en plus concentrés dans l’atmosphère, les GES retiennent trop de chaleur et la température terrestre monte. Selon les scientifiques du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), les émissions nettes de CO2 doivent atteindre zéro à l’horizon 2050 si l’on veut maintenir l’augmentation de la température terrestre en-dessous de 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle. En d’autres termes, la quantité de CO2 entrant dans l’atmosphère doit être égale à la quantité de CO2 éliminée par les puits naturels (océans et forêts) ou technologiques (captation du carbone atmosphérique), et ce afin de limiter les dégâts du changement climatique sur les écosystèmes et les sociétés humaines.

Tous les humains sont-ils également responsables ? os_ge_meos_v_1.jpg

Si la responsabilité historique du changement climatique est imputable à la Révolution industrielle et aux états industrialisés, la Chine (9,06 milliards de tonnes de CO2 par an), les États-Unis (4,83 Gt/an), l’Inde (2,08 Gt/an) et la Russie (1,44 Gt/an) sont aujourd’hui les quatre pays qui émettent le plus de CO2 d’après l’Agence internationale de l’énergie. Les émissions moyennes par habitant nous apprennent en revanche que les citoyens saoudiens (16,34 tonnes par an) sont les plus émetteurs, suivis par les Australiens (16 t), les Etats-Uniens (14,95 t) et les Canadiens (14,91 t).

Dans une étude publiée en 2015, intitulée Carbon and inequality : from Tokyo to Paris, Lucas Chancel et Thomas Piketty ont préféré une autre approche. Les deux économistes français ont étudié la répartition des émissions de CO2 entre individus, sans considération de leur pays d’appartenance. Résultat : les 10 % des individus les plus émetteurs sont responsables de près de la moitié des émissions mondiales. Aussi, les 10 % les plus pauvres des pays les plus pauvres émettent 2.000 fois moins de gaz à effet de serre que les 10 % les plus riches des pays riches.

Sommes-nous tous égaux devant les conséquences du changement climatique ? photo_329-jeunes_pe_cheurs_se_ne_galais_devant_maison_v_1.jpg

Si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas considérablement réduites, la moitié de la population mondiale pourrait être concernée, à l’horizon 2100, par trois à six aléas climatiques simultanés. C’est ce qu’avance une étude, publiée le lundi 19 novembre dans la revue Nature Climate Change. D’après cette publication, si toutes les régions du globe sont concernées, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne : les habitants des régions côtières tropicales, d’ores et déjà les plus exposés, subiraient toujours plus durement ces bouleversements. La hausse du niveau des mers pourrait entraîner la submersion de régions côtières densément peuplées. Les Pays-Bas, le Bangladesh et certains États insulaires, en particulier dans le Pacifique, risquent de devenir inhabitables.

De plus, les populations exposées au changement climatique, y compris à l’intérieur d’un même pays, n’ont pas toutes le même degré de vulnérabilité. Elles ne disposent pas des mêmes infrastructures ni du même niveau de ressources pour faire face à un événement ou une tendance dangereuse. Elles n’ont pas, non plus, la même capacité d’apprentissage, de rebond et d’adaptation.

Sous l’effet de la diminution de la mousson, par exemple, l’aire cultivable du Sahel pourrait diminuer de plus d’un million de km2 alors que mil et sorgho, dont dépend la sécurité alimentaire des Tchadiens, feraient face à un besoin en eau accru par les températures en hausse. Une telle baisse des moussons, conditionnée à la fonte de la calotte glaciaire arctique, aurait des conséquences majeures dans un pays comme le Tchad, où plus de 60 % de la population figure déjà sous le seuil d’extrême pauvreté. La structure de consommation du Tchad est très vulnérable à la hausse des prix des denrées alimentaires et il y a fort à craindre que les prix du mil et du sorgho explosent à mesure que ces céréales précieuses se raréfieront.

Les migrations environnementales se conjuguent-elles au présent ? camp_du_mille_naire-10.jpg Les changements climatiques perturbent les écosystèmes et les équilibres dont dépendent la vie de plus de sept milliards d’individus à travers le monde. Ces bouleversements, combinés à des difficultés et à des conflits politiques, économiques et démographiques, poussent des individus à se déplacer plus ou moins loin de leur lieu de vie d’origine. Entre 2006 et 2011, la Syrie a ainsi été durement frappée par une sécheresse et a vu des centaines de milliers de ruraux contraints d’émigrer vers la ville et des régions déjà sous tension.

Les personnes exposées aux manifestations du changement climatique ne peuvent pas toujours migrer : elles sont alors piégées. Une migration requiert des ressources et une capacité à envisager un déplacement. Avant l’arrivée de l’ouragan Katrina, en 2005, à la Nouvelle Orléans, les 60.000 personnes restées coincées dans la ville américaine étaient majoritairement les plus défavorisées. Ces personnes piégées sont aussi parfois trop attachées à un territoire pour vouloir le quitter. Chez les populations insulaires, l’île est souvent considérée comme un prolongement de soi et le déménagement sonne comme la perte d’une partie de sa propre identité.

Le GR® R1 élu GR® préféré des Français 2019 GRR1-reunion-gr-prefere-des-francais2019.jpg

A l’issue de trois semaines de vote sur le site MonGR.fr, le GR® R1 qui ceinture le piton des Neiges à L’Île de la Réunion a été sacré « GR® préféré des Français 2019 ». Un plébiscite et rayonnement national pour cet itinéraire de Grande Randonnée qui fêtera ses 40 ans en 2019. Les GR® 400 volcan du Cantal et GR® 800 vallée de la Somme complètent le podium.

Du 1er au 22 novembre, les internautes se sont mobilisés massivement pour élire leur GR® de cœur pour l'année 2019. Huit itinéraires étaient en lice pour ce titre honorifique et présentés à travers huit vidéos sur le site MonGR.fr :

Le GR® 2, au fil de la Seine de Paris à Giverny (75 - 27)

Le GR® 10, la grande traversée des Pyrénées dans les Hautes-Pyrénées (65)

Le GR® 400, tour des volcans du Cantal dans le Cantal (15)

Le GR® 654, Saint-Jacques-de-Compostelle via Vézelay en Dordogne (24)

Le GR® 800, vallée de la Somme dans la Somme (80)

Le GR® de Pays Tour du bassin d’Arcachon en Gironde (33)

Le GR® R1, tour du piton des Neiges à La Réunion (974)

Le GR® Tour du Mont-Blanc en Haute-Savoie (74).

Le GR® R1, paradis des randonneurs, au sommet !

Après un démarrage au coude-à-coude entre chaque GR®, c'est le GR® R1 qui sort finalement gagnant avec un total de plus de 32% des 47 000 votes issus de tous les départements français.Interrogé après l'annonce des résultats : un rayonnement national pour cet itinéraire qui fêtera ses 40 ans en 2019.

Max Hébert, président de la FFRandonnée Réunion, s'est dit « ravi » de la désignation du GR® R1 comme le GR® préféré des Français 2019. « La compétition n’a pas été facile car les autres GR® sont tous magnifiques ! Je n‘ai pas encore fait le Tour du Mont-Blanc mais j’ai eu l’occasion de parcourir certains d’entre eux dont le fameux GR® 10 qui m’a laissé un formidable souvenir. J’espère que l’élection du GR® R1 apportera encore plus de notoriété à l’Ile de la Réunion, paradis de la randonnée. Enfin je souhaite remercier la Fédération et ses partenaires pour l’organisation de ce jeu, mais aussi et surtout tous les Réunionnais et Métropolitains qui ont soutenu le Tour du Piton des Neiges ».

Le GR® R1 : carte d’identité

Créé en 1979, l’aîné des grands itinéraires réunionnais demeure un incontournable pour qui veut découvrir le cœur de l’Ile de la Réunion et arpenter ses montagnes bai