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PETITION : BLOOM S' OPPOSE A LA PECHE ELECTRIQUE EN MER DU NORD

Interdite depuis 1998, la pêche électrique est toujours pratiquée en mer du Nord grâce à des dérogations et pourrait bien revenir en force. Mobilisation.

Les populations de poissons dans les mers d’Europe ont tellement chuté que les pêcher coûte désormais plus que ça ne rapporte. Mais au lieu de préférer une pêche plus responsable qui laisse le temps aux poissons de se reproduire, les industriels néerlandais ont décidé d’essorer l’océan jusqu’à la dernière goutte… en délogeant les poissons plats cachés sous les sédiments à grands renforts de décharges électriques.

La Commission de la pêche du Parlement européen est sur le point de décider si la pêche électrique peut être considérée comme une méthode dite « conventionnelle », ce qui permettrait d’autoriser cette pratique dans toute l’Europe. Il s’agit de décharges électriques envoyées dans la couche sédimentaire, au fond de la mer, afin de capturer plus facilement les poissons plats qui s’y enfouissent.

Bien que cette technique ait été interdite en 1998 par la Commission européenne, des dérogations « à titre expérimental » ont été établies à la demande des Pays-Bas. Depuis, 5% de la flotte de chalutiers de chaque État membre sont autorisés à s’équiper pour la pêche électrique.

L’argument avancé ? La pêche électrique causerait moins de dommages sur l’océan que celle des chaluts profonds « conventionnels ». Elle permettrait en effet de moins remuer les fonds marins et de moins consommer de carburant. La méthode est pourtant des plus violentes sur les espèces marines pêchées, tout comme sur celles qui ne le sont pas, les juvéniles notamment.

BLOOM explique : « Les poissons remontés dans les chaluts montrent souvent des brûlures, des ecchymoses et des déformations du squelette consécutives à l’électrocution. De plus, il existe encore de grandes incertitudes à propos de l’impact sur les poissons électro-sensibles (requins et raies), pour lesquels aucune étude n’a jamais été réalisée sur leur réponse à des champs électriques tels que ceux générés par la pêche électrique. »

La technique est si efficace et radicale qu’elle pourrait transformer l’océan en véritable désert d’ici quelques années si nous ne nous mobilisons pas.

Grâce à la signature de 900 000 personnes, l’association BLOOM était parvenue à faire interdire le chalutage profond en 2016. Alors faisons de nouveau entendre nos voix auprès des décideurs européens en signant cette pétition de toute urgence. Parce que l’union fait la force, faisons reculer les industriels néerlandais et ramenons la Commission européenne à la raison.

extrait de https://positivr.fr/

PÉTITION POUR L'INTERDICTION DE LA PÊCHE ÉLECTRIQUE

BLOOM.jpg NON à l'électrocution des poissons - NON à la pêche électrique en Europe - URGENT : SIGNEZ notre pétition avant le 21 novembre 2017 https://www.bloomassociation.org/stop...

voir aussi la video ! https://www.youtube.com/watch?v=fUngTttTtDU

QU'EST CE QUE LA PÊCHE ELECTRIQUE ?

Chalut-768x579.png Un chalut électrique. Le « T » métallique à l’avant sert à lester le filet. Les gros câbles noirs sont les électrodes en série, qui envoient un courant électrique dans le sédiment

La pêche électrique consiste à envoyer des décharges dans le sédiment afin de capturer plus facilement les poissons plats qui y vivent enfouis. Il s’agit d’une « évolution » d’un type de chaluts, dit « à perche », dont les chaînes gratteuses (à l’impact dévastateur sur les habitats marins) ont été remplacées par des électrodes.

L’argument numéro 1 utilisé par les promoteurs du chalut électrique est son efficacité énergétique : comparé au chalut de fond à perche « conventionnel », les dépenses en carburant sont divisées par deux.

L’engin étant plus léger, son impact moindre sur l’habitat est également mis en avant, mais quid de ses impacts sur l’écosystème plus généralement ?

Des impacts non quantifiés mais une montagne de preuves empiriques Le courant électrique n’épargne aucun organisme : toute la vie marine est électrocutée. Il n’existe pratiquement pas de quantification de l’impact de la pêche électrique, par exemple sur les poissons électro-sensibles (requins et raies),[1] mais aussi sur les œufs, les juvéniles, le plancton, la physiologie des poisons, la chimie de l’eau etc. En revanche, il existe une montagne de témoignages de pêcheurs de toutes la Mer du Nord démontrant les ravages de la pêche électrique.

Au final, l’unique quantification concerne la consommation de carburant, mais est-ce suffisant pour la considérer comme durable ? NON ! C’est le chant des sirènes : l’hyper efficacité de la pêche électrique permet des gains à court terme mais risque de transformer, à plus longue échéance, l’océan en désert. À terme, elle signe le glas du secteur européen de la pêche.

L'EUROPE DOIT INTERDIRE LA PECHE ELECTRIQUE

Dans une tribune au «Monde», un collectif de personnalités appelle l’Union européenne à bannir de manière définitive ce mode d’exploitation des ressources marines.

Tribune. LE MONDE 15.11.2017 à 07h09• Mis à jour le 15.11.2017 à 10h56 Par Collectif

Les eaux européennes sont le théâtre du déploiement d’une nouvelle méthode de pêche, radicalement efficace et tout aussi menaçante pour les ressources que pour les pêcheurs eux-mêmes: la pêche électrique.

Cette méthode est officiellement interdite depuis 1998, mais la Commission européenne accorde, depuis 2007, des dérogations permettant d’équiper les navires d’électrodes qui envoient une impulsion électrique dans le sédiment afin d’en déloger les animaux qui y vivent.

Au-delà de la question éthique que soulève l’électrocution du milieu marin et du manque total de contrôle autour de son développement, la pêche électrique inquiète aussi légitimement sur l’évolution actuelle des pêches européennes: une efficacité toujours plus grande pour un impact environnemental également plus important. Les mers et l’océan bordant l’Europe, exploités depuis des siècles, sont en effet parmi les plus sur‐ exploités au monde. Selon l’Association française d’halieutique, sur 167 stocks de poissons de l’Atlantique Nord-Est étudiés en 2016, moins de 10% (correspondant à 24% des volumes débarqués) étaient pêchés durablement. Pour tous les autres, la situation restait soit incertaine, soit franchement mauvaise.

La réduction de l’effort de pêche doit être un cap prioritaire à tenir avec une fermeté absolue pour permettre aux stocks de poissons de se reconstituer et aux activités de pêche, qui dépendent d’une ressource en bonne santé, d’envisager l’avenir sous le signe de l’abondance des biomasses de poissons, de l’exigence sociale et de la performance économique. Accepter la pêche électrique serait remettre en cause cette exigence, car l’effort de pêche serait démultiplié et la surexploitation aggravée.

Encore une fois, l’innovation technologique induirait le sacrifice de très nombreux pêcheurs afin de compenser les gains d’efficacité des navires électriques. Les petits pêcheurs sont déjà durement touchés, puisque les chaluts électriques se sont déjà déployés vers les habitats côtiers fragiles, impactant leurs zones de pêche ou de reproduction de nombreuses espèces-clés.

Un aveu d’échec

Accepter le développement de la pêche électrique serait aussi l’aveu d’un échec: le constat qu’il n’y a plus assez de poissons pour que les pêcheurs remplissent leurs filets sans recourir à des artifices de plus en plus sophistiqués et performants. Les armements industriels sont acculés à une escalade technologique pour compenser une ressource mal en point. C’est ainsi que les Néerlandais en viennent à électrocuter les organismes marins pour capturer ceux qui se cachent dans le sédiment. C’était impensable, mais ils le font désormais quotidiennement.

D’ores et déjà, l’Europe ne joue pas son rôle de gendarme garant des objectifs de reconstitution des populations de poissons. Au contraire, les fonds européens encouragent même le développement de cette méthode de pêche brutale. Plusieurs millions d’euros ont été accordés au titre de «l’innovation» sous prétexte que la pêche électrique consomme moins de carburant que le chalutage de fond conventionnel. L’argument est fallacieux, car il pourrait justifier des modes d’exploitation extrêmement destructeurs comme la pêche à la dynamite. C’est l’ensemble des critères environnementaux, biologiques et éthiques qu’il faut considérer.

Quel est l’impact de l’usage de l’électricité sur l’ensemble de la faune marine, les alevins, les poissons électrosensibles, les crustacés, les invertébrés? Les témoignages de pêcheurs sont formels: c’est l’hécatombe sous-marine. A Hongkong et en Chine, la pêche électrique est interdite depuis les années 1990. A Hongkong, la loi indique que la pêche électrique «tue la plupart des poissons, y compris les alevins et les autres formes de vie marine. De telles méthodes ont un effet délétère à long terme sur les ressources halieutiques et les écosystèmes marins». En conséquence de quoi, la pêche électrique, considérée comme un délit, est aussi sévèrement sanctionnée que la pêche à l’explosif ou aux substances toxiques et quiconque la pratique s’expose à une peine d’emprisonnement.

Vision d’avenir

La France s’est vigoureusement opposée à la pêche électrique en février dernier et a demandé à la Commission européenne de prendre une décision claire en vue de son interdiction. Au lieu de cela, la proposition législative de la Commission actuellement débattue au Parlement européen vise à banaliser la pêche électrique en Europe en en faisant une méthode de pêche conventionnelle, ce qu’elle ne sera jamais. Le 21 novembre, la commission de la pêche du Parlement européen est appelée à s’exprimer sur la pêche électrique. Nous appelons l’ensemble des eurodéputés à garder le cap des objectifs de développement durable adoptés par l’Assemblée générale des Nations unies en 2015 et notamment l’objectif de «mettre un terme, d’ici à 2020, aux pratiques de pêche destructrice». En votant l’interdiction définitive de la pêche électrique en Europe et pour tous les navires européens, les eurodéputés agiront en gardiens des écosystèmes et des pêcheurs et seront porteurs d’une vision d’avenir fondée sur la santé et la productivité du milieu marin.

Les signataires de cette tribune sont :

Richard Benyon (ministre britannique des pêches et de l’environnement entre 2010 et 2013), Philippe Cury (Institut de recherche pour le développement), Rainer Froese (Centre Helmholtz de recherche sur les océans, Allemagne), Didier Gascuel (université européenne de Bretagne), Anja Hazekamp (eurodéputée, Groupe confédéral de la gauche unitaire européenne/gauche verte nordique), Yannick Jadot (eurodéputé européen), Callum Roberts (université de York, Grande-Bretagne), Ségolène Royal (présidente de la COP21, ancienne ministre de l’écologie), Marta Coll (Institut de recherche pour le développement), Olivier Maury (Institut de recherche pour le développement), Daniel Pauly (university of British Columbia - Canada), Ellen Pikitch (Stony Brook university - Etats-Unis), Yunne-Jai Shin (Institut de recherche pour le développement), Rashid Sumaila (university of British Columbia - Canada) et Isabelle Thomas (eurodéputée Alliance progressiste des socialistes et démocrates

LE LAC BAÏKAL EST EN DANGER Moscou - AFP - Jeudi 19 octobre 2017

Disparition des poissons, propagation des algues et pollution des eaux par des phosphates... Le lac Baïkal est confronté à l'une des plus graves crises écologiques de son histoire longue de 25 millions d'années.

Situé au coeur de la Sibérie, le Baïkal est le plus ancien et le plus profond (1.700 m) lac du monde. Il contient à lui seul 20% des eaux douces non gelées de la planète et "présente une valeur exceptionnelle pour la science de l'évolution", selon l'Unesco, qui l'a inclus en 1996 au patrimoine mondial de l'Humanité.

La biodiversité du Baïkal est remarquable : près de 3.600 espèces végétales et animales, en majorité endémiques, peuplent ses eaux et ses berges. Mais les signaux négatifs s'accumulent.

L'omoul, un poisson typique du lac, est en voie de disparition alors que les algues croissent de façon inquiétante et que plusieurs espèces d'éponges ont déjà disparu.

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Une photographie fournie par l'Institut limnologique d'Irkoutsk, en Sibérie, montrant des algues Spirogyra pourrissant sur la rive du lac Baïkal, le 23 septembre 2017 / © Russian Academy of Sciences' Limnological Institute/AFP/Oleg TIMOSHKIN Début octobre, le gouvernement russe a ordonné l'interdiction de la pêche commerciale de l'omoul, un poisson de la famille des salmonidés, a indiqué à l'AFP l'Agence russe de la pêche. "La masse biologique de l'omoul a été plus que divisée par deux au cours des 15 dernières années", passant de 25 millions de tonnes à seulement dix millions, selon l'agence.

Parmi les causes avancées par Anatoli Mamontov, un biologiste local, la pêche braconnière et les changements climatiques sont en cause. "A cause de la sécheresse, la profondeur des rivières qui alimentent le lac diminue. La surface du Baïkal se réchauffe et l'omoul n'aime pas l'eau chaude", explique-t-il.

Algues envahissantes

Le mois dernier, l'Unesco s'est inquiété de la propagation catastrophique des algues Spirogyra, qui recouvrent les plages de sable du lac d'un épais tapis vert. "Je suis à 150% convaincu que la raison, c'est la pollution par les eaux usées" des villes et villages situés sur les côtes du Baïkal, particulièrement par des détergents contenant des phosphates, estime Oleg Timochkine, biologiste de l'Institut limnologique à Irkoutsk (Sibérie). Selon lui, le système de purification des eaux usées est délabré et, dans certains petits villages, n'existe même pas. Il y a 15 ans, les villages pittoresques des côtes du Baïkal n'avaient accès à l'électricité que deux heures par jour. Aujourd'hui, "chaque babouchka (grand-mère, ndlr) loue des chambres (aux touristes) et a une machine à laver", relève-t-il.

Oleg Timochkine a parcouru tout le lac pour y étudier la propagation des algues. Il a découvert trois zones critiques, près des villes, où les algues ont chassé les mollusques et les crustacés qui aiment l'oxygène.

une-photographie-fournie-par-l-institut-limnologique-d-irkoutsk-en-siberie-montrant-des-algues-spirogyra-dans-les-eaux-du-lac-baikal-le-20-sept.jpg Une photographie fournie par l'Institut limnologique d'Irkoutsk, en Sibérie, montrant des algues Spirogyra dans les eaux du lac Baïkal, le 20 septembre 2015 / © Russian Academy of Sciences' Limnological Institute/AFP/Archives/Oleg TIMOSHKIN

Près de Listvianka, ville touristique près de la capitale régionale Irkoutsk, "il y avait des forêts sous-marines d'éponges il y a 15 ans. Maintenant, elles sont toutes mortes", regrette-t-il.

Argent volé

Si le déversement des eaux polluées dans le lac ne s'arrête pas, la zone côtière va "changer radicalement", met en garde le scientifique, appelant à interdire dans la région l'utilisation des substances contenant des phosphates et y construire "les meilleures stations d'épuration d'eau de Russie". En août, le président russe Vladimir Poutine avait dénoncé "la pollution extrêmement forte" du Baïkal. Une loi spéciale, adoptée en 1999, prévoyait une série de mesures pour protéger le lac. Le gouvernement avait aussi promis de verser près de 26 milliards de roubles (383 millions d'euros) pour le programme de purification des eaux usées lancé en 2012. Mais selon les experts locaux, une grande partie des sommes déjà dépensées a été gaspillée en vain. Dans la ville de Babouchkine, sur les côtes du Baïkal, des millions de dollars ont été dépensés pour la mise en place d'une station de purification d'eau. Mais les bactéries qui devaient purifier l'eau sont incapables d'agir dans les eaux glacées pendant l'hiver sibérien, selon les médias locaux.

"De l'argent a été alloué mais il a été volé", affirme encore un écologiste local, Sergueï Chapkhaïev. Le financement des recherches scientifiques a pour sa part diminué, au moment où les recherches scientifiques sur le Baïkal sont extrêmement importantes pour sauver le lac, soulignent Oleg Timochkine et Anatoli Mamontov. "C'est comme si on limogeait les épidémiologistes pendant une épidémie de variole", s'insurge Oleg Timochkine.

© 2017 AFP

06/10/2017 un article de https://reporterre.net/

LE FLEAU DES BOUTEILLES EN PLASTIQUE
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Chaque jour, en France, nous consommons 25 millions de litres d’eau qui provient de bouteilles en plastique. Cette surconsommation est absolument aberrante : pourquoi boire autant d’eau en bouteille alors que 96 % des foyers ont accès à une eau du robinet potable et bonne ?

L’infographie ci-après analyse la situation : pourquoi achète-t-on des bouteilles d’eau, alors que l’eau du robinet est bien moins chère ? Quelle est l’empreinte carbonique de la production de bouteilles PET (polytéréphtalate d’éthylène) ? Que deviennent les bouteilles d’eau après avoir été consommées ? Quelles sont les alternatives possibles aux bouteilles en plastique ? https://reporterre.net/Le-fleau-des-bouteilles-en-plastique-en-une-infographie

21/09/2017 un article de http://www.paysdelours.com/

AU PAYS DE L'OURS !

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Aidons Nicolas Hulot à prendre la bonne décision

Nicolas Hulot doit bientôt décider du sort de l’ours dans les Pyrénées. L'enjeu est grand, la survie de l'ours dans l'Ouest des Pyrénées en dépend … Aidons-le à faire le bon choix, participez à notre action "Nicolas, faut rien lâcher … sauf des ourses dans les Pyrénées !"

http://paysdelours.com/fr/nicolas-faut-rien-lacher-...-sauf-des-ourses-dans-les-pyrenees.html?cmp_id=50&news_id=1419&vID=306#1419

03/ 09/ 2017 dans Balades. http://www.randosbalades.fr

DE L'EAU EN BULLES!

Ooho! ces bulles d'eau innovantes qui pourraient remplacer les bouteilles en plastique

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Des designers basés à Londres ont créé d'étonnantes bulles biodégradables et comestibles contenant de l'eau. Une invention nommée Ooho! dont le but est de remplacer les bouteilles en plastique. Chaque année, 89 milliards de bouteilles d'eau sont vendues à travers le monde. Des bouteilles en plastique qui à peine achetées sont souvent rapidement vidées avant de finir leurs jours dans une poubelle. Moins de 20% des bouteilles consommées sont aujourd'hui recyclées à travers le monde, les autres représentent ainsi une quantité importante de déchets. C'est pour lutter contre ce phénomène que trois designers ont conçu une invention étonnante : Ooho! une bulle d'eau comestible.

Le concept a été présenté pour la première fois en 2014. Depuis, les designers basés à Londres au Royaume-Uni ont créé la start-up Skipping Rocks Lab et se sont appliqués à perfectionner leur invention. Une capsule biodégradable faite d'algues Les capsules Ooho! sont conçues à partir d'algues comestibles qui forment un matériau suffisamment résistant pour stocker de l'eau. Les sphères sont flexibles et peuvent contenir 250 millilitres. Mais surtout, elles sont entièrement biodégradables et protègent efficacement et de manière hygiénique le liquide qu'elles contiennent. Ooho! est fabriqué grâce à un procédé appelé gélification, une technique utilisée notamment en cuisine qui permet de transformer des liquides en gels grâce à l'ajout d'un agent gélifiant comestible. En parallèle, l'eau est d'abord transformée en glace avant d'être encapsulée, afin de faciliter l'opération. Pour s'abreuver, il suffit de gober la bulle ou d'y faire un trou avant de vider l'eau dans sa bouche. Selon ses concepteurs, Ooho! présente de nombreux avantages : elle est simple d'utilisation, biodégradable mais coûte aussi moins cher à produire qu'une bouteille en plastique. Par ailleurs, la bulle peut contenir tout type de boissons et liquides, même des cosmétiques. Une campagne de collecte lancée En 2014, les designers Rodrigo Garcia Gonzalez, Pierre Paslier et Guillaume Couche ont fait partie des lauréats du Lexus Design Award grâce à leur invention. Depuis, le trio a reçu du soutien du programme Climate-KIC Accelerator de l'Imperial College of London et déposé une demande de brevet. Récemment, Skipping Rocks Lab a franchi un pas de plus en signant sa première licence commerciale et en lançant une campagne de collecte sur le site CrowdCube afin de mettre leur produit sur le marché. Le projet a déjà récolté plus de 790.000 livres (plus de 900.000 euros), dépassant largement l'objectif fixé. L'équipe qui teste son invention depuis plusieurs mois dans les rues de Londres, espère commencer à vendre dès l'année prochaine ces sphères gélatineuses dans des festivals et évènements tels que le marathon. "Notre mission est de faire disparaitre les déchets d'emballage", ont expliqué les designers. Publié par Émeline Ferard, le 14 avril 2017

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/eau/ooho-ces-bulles-d-039-eau-innovantes-qui-pourraient-remplacer-les-bouteilles-en-plastique_art39423.html