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UN JOURNAL, DES ARTICLES EPHEMERES, UNE ACTUALITE , lus ailleurs

07/ 09/ 2017 dans REPORTERRE. https://reporterre.net/

"L'AUGMENTATION DE LA PUISSANCE DES CYCLONES EST CAUSEE PAR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE"

7 septembre 2017 / Entretien avec Christelle Barthe chargée de Recherche au CNRS au Laboratoire de l’atmosphère et des cyclones,

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Le cyclone Irma s’est abattu sur les Antilles mercredi 6 septembre, ravageant notamment les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthelemy. Les climatologues restent prudents, mais prévoient que l’intensité des cyclones va continuer à croître avec le changement climatique.

Après Houston et le cyclone Harvey, les Antilles subissent les vents et pluies dévastatrices de l’ouragan Irma. Après s’être renforcé dans la journée de mardi 5 septembre, se classant en catégorie 5, soit la plus élevée sur l’échelle de Saffir-Simpson, il a traversé mercredi les îles Saint-Barthelemy et Saint-Martin, l’œil du cyclone passant précisément sur ces deux îles françaises. Se déplaçant à une vitesse de 24 km/h, Irma est accompagné de vents d’une rare violence pouvant atteindre 300 km/h ainsi que de rafales allant jusqu’à 350 km/h et qui font de cette tempête un phénomène puissant et sans précédent. Les dégâts sur les îles sont immenses et l’on dénombrait jeudi matin sept morts et vingt-trois blessés, un bilan sans doute incomplet.

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Reporterre — Peut-on distinguer l’impact du changement climatique du cycle naturel des cyclones ?

Christelle Barthe — Il reste très difficile de distinguer l’impact du changement climatique de la variabilité naturelle du phénomène et il est actuellement impossible d’attribuer le changement climatique à un cyclone en particulier. En effet, les scientifiques et climatologues ont très peu de recul sur les cyclones tropicaux car ils ne disposent de données fiables que depuis une trentaine d’années. Même si tous s’accordent à dire que le réchauffement climatique a bien un impact sur l’activité cyclonique, il reste compliqué d’établir avec précision la nature de cet impact.

irma3.jpg Saint Martin après le passage du cyclone

Reporterre —Doit-on s’attendre à une augmentation de la fréquence et puissance des cyclones dans les prochaines années ?

Christelle Barthe —S’il apparaît que la fréquence et le nombre de cyclone restent stables (environ 90 par an dans le monde) et ne sont à priori pas amenés à évoluer, on constate une augmentation de la puissance et de l’intensité des cyclones, et elle est en partie causée par le changement climatique. Cela est dû au fait que les températures des océans qui se réchauffent, ce qui favorise et alimente l’activité cyclonique. Les scientifiques prévoient une augmentation des vents cycloniques de 10 % et une augmentation des précipitations associées aux cyclones de 20 %. C’est donc une augmentation des cyclones à forte intensité, comme Harvey et Irma qui est attendue dans les prochaines années.

Reporterre —Lorsque les cyclones touchent terre, leur intensité diminue généralement, mais cela n’a pas été le cas pour Harvey. Pourquoi ?

Christelle Barthe —Lorsque le cyclone Harvey a atteint les côtes de Houston, son intensité a bien diminué et il a été rétrogradé au stade de tempête tropicale. Mais sa vitesse de déplacement étant très lente, environ 16 km/h, il est resté stationnaire au-dessus de Houston provoquant trombes d’eau, inondations et nombreux dégâts.

Reporterre —L’enchaînement rapide du cyclone Harvey avec le cyclone Irma est-il normal ?

Christelle Barthe —Là aussi les scientifiques manquent de recul, mais l’enchaînement des cyclones Harvey et Irma n’est pas une première. On se souvient des cyclones Katrina et Rita qui s’étaient également succédé en août et septembre 2015. Ils ne sont pas non plus inhabituels dans la mesure où ils empruntent tous deux la route classique des cyclones. Irma appartient à la famille des cyclones dits « cap-verdiens » : il s’est formé au large des côtes africaines avant de puiser son énergie en traversant l’Atlantique, où la température de l’eau est actuellement de 29 °C. Même si les climatologues n’attribuent pas directement ces cyclones et leur succession au changement climatique, leurs recherches tentent de comprendre et d’expliquer pourquoi ces cyclones se sont développés et pourquoi certains ont une tendance à s’enchaîner. Les données arrivent petit à petit, ce n’est qu’en comparant ces enchainements de cyclones à ceux des années à venir que l’on pourra déterminer s’ils sont causés par le changement climatique ou s’ils font partie du cycle naturel des cyclones.

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Reporterre —Peut-on prévoir la trajectoire d’un cyclone et son intensité ?

Christelle Barthe —L’intensité d’un cyclone reste très compliquée à prévoir. Sa trajectoire par contre, est plus facile à définir. Depuis une vingtaine d’années, les prévisions de trajectoires de cyclones tropicaux ont largement progressé, grâce aux modèles de prévision numérique. Aujourd’hui, la position d’un cyclone est prévue 24 heures à l’avance avec une erreur moyenne inférieure à 100 km.

(Propos recueillis par Fanny Dollberg)

03/ 09/ 2017 dans Balades. http://www.randosbalades.fr

DE L'EAU EN BULLES!

Ooho! ces bulles d'eau innovantes qui pourraient remplacer les bouteilles en plastique

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Des designers basés à Londres ont créé d'étonnantes bulles biodégradables et comestibles contenant de l'eau. Une invention nommée Ooho! dont le but est de remplacer les bouteilles en plastique. Chaque année, 89 milliards de bouteilles d'eau sont vendues à travers le monde. Des bouteilles en plastique qui à peine achetées sont souvent rapidement vidées avant de finir leurs jours dans une poubelle. Moins de 20% des bouteilles consommées sont aujourd'hui recyclées à travers le monde, les autres représentent ainsi une quantité importante de déchets. C'est pour lutter contre ce phénomène que trois designers ont conçu une invention étonnante : Ooho! une bulle d'eau comestible.

Le concept a été présenté pour la première fois en 2014. Depuis, les designers basés à Londres au Royaume-Uni ont créé la start-up Skipping Rocks Lab et se sont appliqués à perfectionner leur invention. Une capsule biodégradable faite d'algues Les capsules Ooho! sont conçues à partir d'algues comestibles qui forment un matériau suffisamment résistant pour stocker de l'eau. Les sphères sont flexibles et peuvent contenir 250 millilitres. Mais surtout, elles sont entièrement biodégradables et protègent efficacement et de manière hygiénique le liquide qu'elles contiennent. Ooho! est fabriqué grâce à un procédé appelé gélification, une technique utilisée notamment en cuisine qui permet de transformer des liquides en gels grâce à l'ajout d'un agent gélifiant comestible. En parallèle, l'eau est d'abord transformée en glace avant d'être encapsulée, afin de faciliter l'opération. Pour s'abreuver, il suffit de gober la bulle ou d'y faire un trou avant de vider l'eau dans sa bouche. Selon ses concepteurs, Ooho! présente de nombreux avantages : elle est simple d'utilisation, biodégradable mais coûte aussi moins cher à produire qu'une bouteille en plastique. Par ailleurs, la bulle peut contenir tout type de boissons et liquides, même des cosmétiques. Une campagne de collecte lancée En 2014, les designers Rodrigo Garcia Gonzalez, Pierre Paslier et Guillaume Couche ont fait partie des lauréats du Lexus Design Award grâce à leur invention. Depuis, le trio a reçu du soutien du programme Climate-KIC Accelerator de l'Imperial College of London et déposé une demande de brevet. Récemment, Skipping Rocks Lab a franchi un pas de plus en signant sa première licence commerciale et en lançant une campagne de collecte sur le site CrowdCube afin de mettre leur produit sur le marché. Le projet a déjà récolté plus de 790.000 livres (plus de 900.000 euros), dépassant largement l'objectif fixé. L'équipe qui teste son invention depuis plusieurs mois dans les rues de Londres, espère commencer à vendre dès l'année prochaine ces sphères gélatineuses dans des festivals et évènements tels que le marathon. "Notre mission est de faire disparaitre les déchets d'emballage", ont expliqué les designers. Publié par Émeline Ferard, le 14 avril 2017

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/eau/ooho-ces-bulles-d-039-eau-innovantes-qui-pourraient-remplacer-les-bouteilles-en-plastique_art39423.html

31 juillet : dans FERUS http://www.ferus.fr/

DEROCHEMENT DU A L'OURS, un cas exceptionnel!

Le Journal Télévisé de France 2 est revenu hier soir sur le cas de 208 brebis qui ont déroché il y a 2 semaines en Ariège.

Une 209ème brebis a été retrouvée morte en haut de la barre rocheuse, portant des traces de prédation imputées à l’ours. Une partie du troupeau s’est alors jeté dans le vide.

Travaillant depuis près de 30 ans sur la cohabitation ours / activités humaines, nous ne pouvons que regretter cet accident.

Notre devoir est de néanmoins rappeler les faits empiriques : ce troupeau appartenant à plusieurs éleveurs ne disposait pas de moyens de protection. Le berger de surveillance, qui avait monté le troupeau sur cette zone quelques jours avant le dérochement, n’était pas présent au moment des faits qui se sont déroulés de nuit.

Les moyens de protection des troupeaux sont pourtant indispensables si nous voulons privilégier le maintien des activités pastorales. Sur l’estive voisine, le troupeau équipé de patous n’est d’ailleurs pas attaqué.

Rappelons que sur les 570 000 ovins présents dans les Pyrénées, 18 000 à 30 000 brebis * meurent chaque été de différents causes confondues (chutes, foudres, maladies, manque de soin, prédation par les chiens etc.). Hors ce dérochement, moins de 200 ovins sont tués chaque année par l’ours. D’année en année, la population d’ours augmente mais pas ses dégâts. Ces pertes dues à l’ours sont largement indemnisées à l’éleveur, contrairement aux autres causes. Ces 209 animaux vont être également indemnisés. D’autre part, une surprime « gros dégât » devrait être accordée.

Comme le rappelle France 2, un dérochement suite à une attaque d’ours est exceptionnel.

Note de FERUS : on peut voir dans le reportage de France 2, un berger qui a un don manifeste pour faire pleurer dans les chaumières en disant, les larmes aux yeux, qu’ils ne sont plus que « les gardiens de la nécropole ». FERUS tient à indiquer que l’homme n’est pas berger et n’a perdu aucune bête lors de cet accident.

31 juillet: Source dans Reporterre https://reporterre.net/ et Greenpeace https://www.greenpeace.fr/

GREENPEACE FILM FESTIVAL

Le 18 juillet dernier, Greenpeace France a lancé le Greenpeace Film Festival, un festival de films documentaires 100 % en ligne pour sensibiliser le public aux enjeux environnementaux et donner de l’écho aux initiatives positives. Au total, 28 films, répartis dans sept catégories, tous français/anglais, sont mis en compétition.

Concrètement, le festival se déroule en trois étapes :

Du 24 juillet au 10 septembre : les internautes peuvent s’inscrire à la newsletter du festival pour recevoir chaque semaine quatre films à visionner gratuitement en streaming. Ainsi, ils pourront voir depuis leur canapé les 28 films en compétition répartis dans les sept catégories (biodiversité/écosystèmes, climat, alimentation/agriculture, pollution /déchets, finances/économie, énergie, transition écologique). Ils auront la possibilité de commenter les films et de voter pour leur film préféré dans chaque catégorie, ainsi que de s’informer sur la thématique associée ou d’apprendre comment ils peuvent aussi agir à leur niveau sur le sujet abordé.

Du 11 septembre au 15 octobre : les bandes-annonces des 28 films resteront en ligne. Les internautes pourront continuer de voter pour les sept films qui reviendront en accès gratuit pendant la phase finale du festival.

Du 16 au 29 octobre : les sept films sélectionnés par les internautes seront en streaming gratuit et les votes seront ouverts.

Le film qui aura reçu le plus de votes obtiendra le Prix du public et sera projeté dans une dizaine de villes en France dans les mois qui suivront.

« L’information est un préalable indispensable à l’action, commente Alexis Chailloux, responsable du pôle numérique chez Greenpeace France. Il est crucial de montrer l’étendue des menaces qui pèsent sur la planète dans tous les domaines. Mais il est aussi tout important de donner espoir en montrant des exemples positifs de solutions ou d’initiatives citoyennes qui font avancer les choses partout dans le monde, et de rappeler que des défis restent à relever. »

Le Greenpeace Film Festival est la suite du Green Up Film Festival, un festival créé en 2012 à l’initiative de l’association belge Wake Up. Ce festival était le premier festival 100 % en ligne de documentaires sur l’environnement.

Participatif puisque impliquant le public dans sa programmation, le festival a rencontré, lors de ses trois éditions précédentes, un succès prometteur avec plus de 80.000 visites au total ! En 2017, Greenpeace France reprend les rênes du Green Up Film Festival pour sa 4e édition.

La liste des bandes-annonces des films en compétition est ici.

http://greenpeacefilmfestival.org/les-films/edition-2017/les-films-en-competition-2017/