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Posted on 3rd Nov, 2019 in GR Balades et randos

A l’ombre du Vignemale ... et du Balaïtous

Sous la présence constante de ces deux grands seigneurs des Pyrénées, ce trek circulaire réalisé en bivouac, qui passe la frontière entre Haute Bigorre et Haut Aragon est grandiose., probablement un des plus beaux à réaliser sur la chaîne tant pour la diversité des paysages qu’il traverse que pour la dimension sportive de son parcours. 5 jours d’intense effort pour des récompenses de chaque instant. Voici quelques extraits de mon carnet de trek

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Jour 1 : Cauterets (Pont d’Espagne) (1496m) – Refuge Wallon ( 1865m).

C’est un mise en jambe !.

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Comme prévu à 14h,Christian et moi, sommes sur le parking du Pont d’Espagne. Beaucoup de voitures et plutôt des promeneurs que des randonneurs. Flash ! Photos de famille devant la cascade du Pont d’Espagne. On joue des coudes, pour traverser la passerelle et arriver au départ du télécabine qui - moyennant quelques euros vous monte directement au bord du lac de Gaube ! La dernière terrasse de brasserie passée, nous voilà enfin sur le chemin du refuge Wallon. (2h30 indique le panneau jaune). Le temps est acceptable, frais et ensoleillé , la pente est douce. Nous prenons notre pas pyrénéen. et dégainons notre appareil photo pour nos premières prises de vue. La vallée verdoyante du Marcadau est magnifique, un vrai décor de carte postale et les 400m de dénivelé passent sans effort. Les tentes sont montées au bord du torrent pour passer une belle première nuit. (Pour éviter de trop alourdir le sac nous avons choisi la formule repas du soir et petit déjeuner –refuge lorsque cela est possible).

Jour 2 : Refuge Wallon (1865m) – Refuge de Respomuso (2220m). par le col de Cambalès et celui Peyre Saint-Martin (2295m)

Pause ce soir au refuge de Respumoso . Luxe, on a choisi de dormir au refuge !!

La journée s’est bien passée sous le soleil. Souvenirs d’ il y a presque 15 ans, mais les névés des lacs de Combalès ont fondu. J’ai sans doute monté moins vite le col de Combalès (2706m) ! En face, majestueux, le Balaïtous (3144m) et son glacier de las Néous. Triste glacier en train de fondre. A ce rythme, ils ne seront plus très nombreux dans les Pyrénées dans quelques années. La descente dans les éboulis vers le col frontière de Peyre Saint Martin est rude. Heureux d’arriver au refuge… bondé ! Au passage nous avons pris le temps d’apprécier les deux lacs qui se succèdent , prisés des randonneurs espagnols : le paisible et verdoyant Embalse de Campoplane et le très photogénique Embalse de » Respumoso que domine le refuge.

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Jour 3 : Refuge de Respomuso (2220m). – Lac de Bramatuero Bajo. (2310m). par le col de Pedrafita (2782m)

Journée GR11 , le GR10 espagnol et courte étape !

Après une belle journée , une belle grimpée, le col de Pedrafita et une descente intrépide et de superbes lacs tout au long de la journée dans un décor minéral. L’ibon de Tebarray est très austère et- fait penser à un lac volcanique. Nous passons le col del Infierno, Descendons vers les ibons Azul qui portent bien leur nom, passons l’Embalse de Bachimana de toute beauté avec sa petite île pour aller planter notre tente plus haut au bord du Bramatuero Bajo . Baignade vivifiante, repas lyophilisé, coucher de soleil et nuit étoilée !

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Jour 4 : Lac de Bramatuero Bajo. (2310m) – Refuge des Oulettes de Gaube (2151m), par le col de Letrero (2650m) et celui des Mulets (2760m).

Nous avons laissé le GR11 pour la HRP !

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7h 45! Nous levons le bivouac. Il fait beau et il fera très chaud toute la journée, il est agréable de marcher à la fraîche ! Au bout d’une heure de montée sur un très bon sentier , nous arrivons au lac de Bramatuero Alto. Les lacs sont très bas, à moitié vides, c’est ici que l’on peut prendre conscience, après le constat de la fonte des glaciers, du problème majeur que sera celui de l’eau dans quelques années.. Le lac est grand et long à contourner. La lumière est belle , nous prenons de belles photos. Après le lac, arrivent les premières difficultés de la journée : le col de Letrero, face au Vignemale ! La descente du col se fait sur de gros blocs, hors-sentier. Première chute ! Midi , nous sommes en bas. Arrêt et repas au de l’Ibon de Los Batans. Reste à passer la deuxième difficulté de la journée, le col des Mulets, sous la chaleur ! On chemine comme un dahut ariégeois, à flanc de montagne pour aller rejoindre le sentier qui vient du col d’Arratille . Autre souvenir. La montée au col des Mulets, bien que régulière est longue. La descente se fait dans les éboulis. Pas de névés pour glisser cette année et deuxième chute pour moi , sans doute la fatigue et le poids du sac. J’y laisse mon GPS ! Arrivée au refuge à 16h. Il est tout neuf et grand et lui aussi bondé. Après avoir pris le télécabine au Pont d’Espagne rejoindre les Oulettes devient une promenade ! Nous dormirons sous le Vignemale, au pied du glacier . Nous ne sommes pas les seuls ! ! ! VB6.jpg

Jour 5 : Refuge des Oulettes de Gaube (2151m) – Lac d’Estom (1804m), par le col d’ Araillé (2583m).

et cerise sur le gâteau , ascension du Petit Vignemale (3032m) !

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Avant dernier jour. Toujours très beau temps, de plus en plus chaud aussi ! La montée au Petit Vignemale est tranquille. Comme tout pyrénéen, il fallait bien faire un « 3000 » durant ce trek ! La vue est superbe de la-haut. Le glacier d’Ossoue est triste, comme tous les glaciers pyrénéens, victime du réchauffement climatique. Nous repartons, le soleil est de plus en plus haut. Il faut passer le col d’Araillé, soit 3 heures de blocs et de pierriers sous la chaleur et sans une goutte d’eau ! Il fait bon arriver au verdoyant lac d’Estom : une bière, une omelette piperade, une baignade rafraîchissante et le soir un repas sympa dans un refuge tranquille. La nuit est douce.

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Jour 6 : Lac d’Estom (1804m), par le col d’ Araillé (2583m) - Cauterets (Pont d’Espagne) (1496m)

Dernier jour !

Ce matin j’ai l’impression de commencer un autre trek, tant le contraste est grand. La descente par la vallée de Lutour est facile et rapide. Plus de monde et de « bonjours » pour cette dernière étape, mais çà n’enlève rien au charme et à l’attrait de la vallée. A la Fruitère, 2 jeunes randonneurs nous font économiser les dernières heures de marche en nous ramenant en voiture au Pont d’Espagne. La boucle est bouclée!

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