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L’HIVER EN MONTAGNE…marchez bien équipé !

Avant d’attaquer les sorties hivernales il est important d’être bien préparé : L’hiver encore plus que l’été, la marche en montagne n’est pas un exercice facile. Lorsque l’on prépare une randonnée hivernale, il est important de ne rien négliger.. Sortir une ‘’petite laine’’ ne suffit pas. Revue de détail !

LE SYSTEME 3 COUCHES

Quand on marche en montagne, même par grand froid, on a tendance à transpirer. Alors adoptez le principe des trois couches qui a fait ses preuves. Chaque couche va jouer un rôle précis, en particulier la première.

Couche 1 : elle est en contact de la peau et doit donc la laisser respirer. Pour cela, les matières synthétiques sont les plus efficaces car elles retiennent la chaleur corporelle et évacuent la transpiration (Carline, Dunova,etc.). Evitez les thermodactyl et les tee-shirts en coton, ils dispersent mal l’humidité. Choisissez donc un sous-vêtement en matière synthétique à manches longues et col zippé pour protéger le cou. Près du corps, respirant, il va conserver la chaleur dégagée par votre corps en évacuant la transpiration vers l’extérieur

Couch 2  : optez pour le chaud, donc enfilez par dessus votre sous-vêtement sans hésitation une polaire. C’est doux au toucher, ça ne gratte pas et ça vous apporte une chaleur stable.

Couche 3 : c’est l’indispensable surveste un seul mot d’ordre, imperméabilité. Le gore-tex est la menbrane la plus connue, mais il existe d’autres matières tout aussi efficaces, souvent à moindre coût (sympatex, MP+, …). Imperméable, le vêtement doit aussi être léger, coupe-vent, tout en laissant évacuer la transpiration vers l’extérieur.

Couche 4 : pour le très grand froid, une doudoune s’impose, ou prévoyez d’intercaler un gilet en duvet entre polaire et surveste.

Les journées d’hiver ne sont cependant pas toutes glaciales. Si les conditions météo sont bonnes vous pourrez opter pour une polaire coupe-vent, suffisante pour une petite rando. Mais n’oubliez pas de vous couvrir votre effort achevé, afin d’éviter un refroidissement.

Voilà pour le classique, mais lorsque l’on prépare une randonnée hivernale il est important, de ne pas négliger tête, mains et pieds ; c’est par les extrémités du corps que l’on perd le plus de chaleur .

LE BAS DU CORPS

Le bas du corps est traditionnellement protégé par un collant et un surpantalon, isolant de la neige, du froid et du vent. Mais cette configuration est de plus en plus remplacée par de nouveau matériaux qui combinent chaleur, imperméabilité, respirabilité, élasticité et confort. Produits soft shell, modèles de pantalons à fermetures à zip sur les côtés ou sous les bras, permettant d’évacuer le trop plein de chaleur durant l’effort, tout en protégeant de la pluie.

LES PIEDS AU CHAUD

LES CHAUSSETTES

Le synthétique s’avère être le plus confortable. Regardez la composition du tissu (chaud et anti-transpirant, comme pour le haut du corps, respirant pour évacuer la sueur en laissant les pieds au sec et au chaud.) Bannissez le coton, qui mettra vite vos pieds aux prises avec la sueur dégagée pendant l’effort. De même la soie n’est pas conseillée : c’est un bon isolant thermique, mais une fois mouillé, ça ne sèche pas. Ampoules assurées ! Le must : des chaussettes à microcapsules chauffantes intégrées dans la fibre !

LES CHAUSSURES

Ne lésinez pas sur leur qualité. Résistantes, imperméables de type Gore-tex ou Sympatex ou autre Novadry qui ont remplacé petit à petit le tout cuir, légères, confortables et surtout chaudes, pour protéger de la pluie ou de la neige. Prenez votre temps pour les choisir. Les tiges montantes protègent mieux les chevilles en montagne. Si vous voulez transformer vos chaussures en chaussons chauds et confortables, optez pour des semelles d’appoint en matière polaire. C’est l’arme absolue antifroid.

LES INCONTOURNABLES

Une fois parti, difficile de faire marche arrière… Il faut donc penser à tout

LES GANTS

Ils sont indispensables, surtout en cas de forte chute de température. Emportez au moins deux paires, chaudes et confortables, en laine ou en polaire. Et pour encore plus de confort et de chaleur, vous pouvez essayer les chaufferettes ( au poignet, au pied, à la ceinture, elles assurent une température moyenne de 40°C pendant 6h !)

UN BONNET (ou UN BANDEAU)

Il protège vos oreilles et évite un coup de froid à la tête, même en moyenne montagne.

LES LUNETTES DE SOLEIL

Les lunettes de soleil et la crème solaire indispensables pour se protéger des UV, très agressifs en altitude. Choisissez des verres de protection 3 minimum, à 4 pour les glaciers. Prévoyez aussi un stick pour les lèvres

UNE LAMPE FRONTALE

La nuit arrive tôt en hiver…. Elle pourra vous servir en cas de retour tardif. N’oubliez pas non plus dans votre fond de sac une couverture de survie, une gourde

Voilà pour un petit inventaire pratique pour le Père Noël ! ! !

N’oubliez pas enfin d’emporter une dose de bon sens. La marche en montagne ne s’improvise pas, soyez prudent. Vérifiez tout, faites un inventaire complet avant de vous lancer dans une escapade. N’oubliez pas de consulter la météo : regardez les bulletins de montagne et de risques d’avalanche (par téléphone composez le 3250). Prévenez des gens de votre entourage sur l’itinéraire emprunté. Prévoyez bien le temps de retour si l’itinéraire n’est pas une boucle. Vous devez savoir évaluer vos capacités physiques. Fatigue, stress… Adaptez toujours votre marche à votre forme du moment. La remise en question de vos capacité est toujours bénéfique. N’oubliez que l’hiver , on dépense plus d’énergie.

BONNE MARCHE , cet hiver.

VIDÉO - Joan de Nadau chante avec l'école de musique de Lescar

L'école de musique de Lescar a publié une vidéo dans laquelle plus de 80 élèves et professeurs reprennent l'hymne béarnais,Si Canti. Mais le directeur a fait une surprise aux élèves, qui ont découvert la participation de Joan, du groupe Nadau.

Plus de 80 élèves et professeurs ont participé.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=26&v=LWbL9ZjE8yo&feature=emb_logo

Du plus jeune au plus âgé, la vidéo rassemble des musiciens amateurs et professionnels de tous niveaux. Chacun chez soi, évidemment, puisque l'école de musique de Lescar ne rouvre pas en ce début de déconfinement. Les plus de 80 élèves et professeurs ont donc joué et chanté Si Canti, l'hymne béarnais. "Nous avons proposé à Joan de Nadau de participer, raconte le directeur, Christophe Sanchez. Il a été l'un des premiers à envoyer sa vidéo !" Le chanteur emblématique du groupe béarnais s'est donc prêté au jeu avec plaisir.

  • Joan de Nadau, c'était la cerise sur le gâteau *!
    — Christophe Sanchez, le directeur

    Quand est arrivé Nadau, j'ai préféré ne rien dire. Je voulais que les élèves aient une petite émotion supplémentaire. Je crois qu'elle est là.
    — Christophe Sanchez, le directeur

FAIRE PIPI EN MONTAGNE## La Balaguère.jpg En randonnée, il est important de boire. Mais quand tu bois beaucoup, il faut faire pipi plus souvent. Alors, comment faire ? Les non-initiés pourraient me dire : « Qu'est-ce qu'il peut y avoir de plus simple ? Tu te caches derrière un arbre ou un buisson, tu fais ce que tu as à faire, puis voilà, tu rejoins le groupe ! ».  D'accord... Disons que ça c'est le niveau 1 de ton « Diplôme de Pisseur Initié en Secteur Sauvage (PISS) ». Avec ce petit niveau, il est probable que tu survives dans la plupart des situations, mais pas toutes. 

Le but de cet article est de vous aider à comprendre les dangers potentiels de cette activité et de vous donner quelques exemples pour vous amener à un niveau supérieur d'aptitude.

Sans établir un protocole précis, nous voulons vous faire adopter des gestes qui pourraient vous sauver la vie. A la fin de cette lecture, vous pourrez mieux faire pipi, plus en sécurité, et plus sereinement. Commençons...

Bien analyser la situation pour ne pas tomber dans le piège des « faux amis » linguistiques

Vous savez déjà qu'un bon nombre des guides de La Balaguère sont des espagnols. Ils parlent tous couramment le français mais ne sont pas à l’abri d'une petite erreur linguistique.

Sachez que le verbe « pisar » en espagnol veut dire « placer/mettre le pied » ou « marcher dessus ». Donc quand vous êtes sur une section d'escalade un peu délicate et votre guide signale un emplacement avec le doigt en vous disant (avec son accent espagnol super sexy) « eh, Frrrançoisé, il faut pisser là ! » ça ne veut PAS dire (forcément) qu'il faut uriner à cet endroit. En plus de rendre le rocher glissant pour ceux qui suivent, ça pue et ce n'est pas élégant de faire ça devant tout le monde.

Si vous allez faire pipi « hors piste », toujours le dire à un autre membre du groupe

Personne n'est à l'abri d'un accident.

J'ai déjà eu de nombreux cas dans mes groupes où, à la fin d'une pause, je compte les participants et je trouve qu'il en manque un. « 

Quelqu'un a vu Marie-Claude ?  je demande.

Personne ne sait où elle est, mais son sac à dos est là. « Elle a dû partir faire pipi » dit quelqu'un. « Elle reviendra tout à l'heure je suppose. » Quinze minutes plus tard je me dis que Marie-Claude a un gros problème urinaire mais cela ne me concerne pas. Trente minutes plus tard, je lance une expédition de recherche organisée avec quatre groupes de balayage de quatre personnes chacun. Chaque capitaine de groupe est équipé avec des jumelles et deux rouleaux de papier toilette. Quarante-cinq minutes plus tard, Marie-Claude est retrouvée dans un bosquet 2km plus loin à l'ouest. Heureusement elle n'a rien.

Elle explique que pendant qu'elle soulageait sa vessie elle a vu un lapin et elle a essayé de le photographier.

C'est là qu'elle a perdu un peu le sens de l'orientation et qu'elle ne savait plus si le chemin se trouvait à sa gauche ou à sa droite.

Choisir soigneusement l'emplacement de votre soulagement et étudier le terrain

La plupart du temps, quand on est dans la nature on peut faire ses besoins quasiment partout. Mises à part les considérations environnementales, écologiques et hygiéniques (il ne faut jamais uriner à proximité des tentes ou carrément dans le névé où vous allez recueillir de la neige pour la faire fondre et ensuite cuisiner), c'est plutôt une question de pudeur.

Pourtant, sur certains terrains il faut prendre ses précautions.

C'est le cas, par exemple, dans le désert des Bardenas, où le fait de mouiller un bout de terrain friable sous vos pieds pourrait déclencher un effondrement. Votre guide porte toujours une corde dans son sac à dos, mais une bonne lecture du terrain pourrait vous épargner la honte d'être remonté à la surface depuis le fond d'un trou avec le pantalon en bas des chevilles. On peut aussi appliquer le même principe de la fragilité du terrain à la montagne hivernale. Par exemple, il est fortement déconseillé de faire pipi sur les corniches de neige et les lacs glacés (sauf autorisation du guide, bien sûr).

Évaluer la force et la direction du vent avant de vous lancer

Un jour très venté mais sec, j'étais en train de profiter de la vue du sommet avec mon groupe quand on a senti quelques gouttes tomber. C'était bizarre parce qu'il n'y avait pas de nuage à l'horizon. Cherchant à comprendre cette anomalie, j'ai regardé un peu autour et j'ai trouvé la source de notre petite douchette – un membre du groupe (un homme) était juste en contrebas du sommet en train de pisser face au vent, s'aspergeant lui-même ainsi que tous les autres. Je lui ai fait connaître son erreur mais je n'ai rien dit aux autres. 

Ne jamais baisser sa garde, même pour une tâche simple (a priori)

Un jour de beau temps sur le Tour du Mont Perdu, on arrive au Port Neuf de Pinède et on fait une pause avant d'entamer la descente. Une dame m'informe qu'elle veut aller faire pipi et je dis qu'il n'y a aucun souci. Pendant 30 minutes je suis engagé dans une conversation sur la géologie du coin avec plusieurs autres membres du groupe. C'est une conversation très pertinente car il s'agit de l'action de l'eau sur nos massifs pyrénéens. Tout d'un coup, on réalise que la dame n'est pas revenue de sa mission. Alors qu'on était sur le point d'aller la chercher, elle réapparaît avec une petite blessure à la tête. Elle nous explique qu'elle a choisi les gros éboulis pour aller se soulager et qu'elle est tombée, finissant les fesses en l'air et la tête coincée entre deux gros rochers. Je suppose que des fesses sont faciles à repérer depuis un hélico de secours, mais ce n'est pas la façon la plus élégante pour en faire un tour à bord.

Profiter du pipi de l'autre

Quelque chose est très frustrant pour le guide : 

c'est quand il faut arrêter le groupe de 15 personnes 15 fois pour soulager 15 vessies différentes.

Il y a Jean-Pierre qui veut s'arrêter, donc on attend quelques minutes. On réamorce la marche et 30 secondes plus tard c'est le tour de Jean-Martin. Et ainsi 15 fois jusqu'au tour de Marie-Françoise. C'est à ce moment-là que Jean-Pierre a de nouveau besoin d'aller aux toilettes. Franchement, c'est embêtant ! Alors, je ne vous demande pas d'aller tous faire un grand pipi groupé (La Balaguère, c'est « chaque pas nous rapproche » mais quand même...), mais ce serait bien de profiter de la pause pipi de l'autre pour faire quelque chose d'utile (enlever une couche car vous avez trop chaud, remettre une couche car vous avez trop froid, chercher ses lunettes de soleil au fond du sac, mettre la crème solaire, manger un petit bout, boire quelques gorgées pour recharger votre vessie pour plus tard, raconter une histoire, refaire son sac à dos, poser un pansement sur votre ampoule du pied gauche, prier, critiquer le guide, critiquer Jean-Pierre... quelque chose !).

Perdre la honte sur terrain ouvert (technique avancée)

Vous seriez peut-être surpris de le savoir mais quand vous faites pipi, personne n'essaye de vous repérer avec des jumelles. On ne fait pas non plus de photographies.

C'est à dire que ce n'est pas nécessaire de faire plusieurs kilomètres juste pour être derrière un arbre.

Bien sûr, je suis un homme, et pour nous l'affaire est beaucoup plus pratique ! Mais croyez-moi, quand vous êtes un homme et vous vous trouvez dans un groupe 100% féminin d'alpinistes aguerries munies de piolets et d'autres objets tranchants, vous n'avez pas envie de regarder non plus quand il y en a une qui crie « ne regardez pas, je fais pipiiiii !!! ».

Utiliser les nouvelles technologies et improviser

Dans certaines situations difficiles, et comme j'ai une vessie très faible, j'ai recours à ma bouteille. Je l'ai acheté pour 1 Euro dans un supermarché et sur le côté est inscrit le message « Jamais sans ma Bouteille ! ». Cette technique n'est pas géniale (apparemment) pour les femmes.

C'est pour cette raison que je me permets de vous donner la recommandation d'une amie alpiniste : le « She-Pee ». C'est un appareil qui emploie des principes mécaniques pour permettre aux femmes d'uriner... comme les hommes. C'est à dire, debout ! Une petite recherche sur Internet vous permettra de trouver ces dispositifs futuristes et vous en faire livrer. En plus, ce n'est pas cher du tout.

S'entraîner pour se perfectionner

Essayez de faire pipi plusieurs fois par jour et de vous mettre dans des situations compromettantes pour tester vos limites et vos ressources.

Comme on dit en anglais : « Practice makes Perfect ! ».

Un article de mes copains de LA BALAGUERE, l'agence de trek pyrénéenne En l'occurence de Gareth Evans

C'est donc de l'humour anglais ou écossais peut-être?

A BIENTOT SUR LES CHEMINS ARIEGEOIS!

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COUP DE COEUR POUR L'ARIEGE_ Echappées belles

https://www.youtube.com/watch?v=9FpgVeXnYvY

L'ARIEGE, les 100 lieux qu'il faut voir

https://www.youtube.com/watch?v=IMOmzcLqvLE&t=121s

L'ARIEGE , VUE DU CIEL

https://www.youtube.com/watch?v=GGepwBlO1-Y

LE PAYS DE FOIX - Balades et randonnées

Si je suis le plus souvent attiré vers les chemins de grande randonnée, les lacs, les sommets et les paysages sauvages des Pyrénées ariégeoises, je peux parfois rester « en-bas » … ! C’est cette Ariège , riche en sites patrimoniaux allant de la Préhistoire au temps des Cathares que je vous invite à découvrir … pas à pas !

Pas à pas … au pays de Foix, je vous offre mes aventures d’enfance pour une balade pour les uns (la croix saint Sauveur) et une rando pour les autres (le cap du Carmil) chargées de souvenirs !

VIENS PETIT PIERRE ON VA MARCHER ON VA MARCHER

https://www.youtube.com/watch?v=nnXm_Eo4KDk

LA PROMENADE DE FOIX ET LA CROIX SAINT SAUVEUR

En arrivant à Foix, vous avez sans doute garé votre voiture sur les « allées de Villote ». Des allées qui n'en sont plus et qui sont devenues parking ! Villote (petite ville)! . Mais je garde toujours mes souvenirs d'enfant et la nostalgie de ces belles allées bordées d’arbres , promenade privilégiée des fuxéens, de mes parents et grands-parents, lieu accueillant le marché hebdomadaire et les grandes fêtes annuelles de septembre. Transformé en parking et en giratoire, ce lieu a perdu aujourd’hui son charme d’antan. Dommage. Toutefois, par ailleurs, la ville s’est embellie. Il est agréable d’y flâner dans ses rues piétonnières.

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Je retrouve avec plaisir l’élégante fontaine de l’oie , la belle façade de l’abbatiale Saint Volusien, le petit pont sur l’Argett et le sentier qui grimpe à la croix Saint-Sauveur.

La croix Saint-Sauveur !

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C’est le but de notre première balade (durée 2h A/R – dénivelé 315m.) J’ai choisi un parcours « montagnard » presque « carousien » ! La montée est un peu rude, rocailleuse, pour atteindre deux magnifiques belvédères perchés à 700m d’altitude et découvrir d’un côté , une superbe vue plongeante sur le cours de l’Ariège, la ville de Foix et son château et de l’autre sur la vallée verte de la Barguillère. Le temps est clair, la vue est superbe et s’étend des « 3000 » ariégeois à la plaine toulousaine. Alons-y ! je vous invite à grimper à la croix pour une courte ascension de 240m et une distance à vol d’oiseau de 500m, mais vous n’êtes pas un oiseau , il vous faudra simplement marcher pour une bien belle courte balade, la favorite des fuxéens

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Du château, il faut d’abord traverser l’Arget (petit affluent de l’Ariège – enfant ,j’y pêchais gougeons et « rabotes », ils se font rares aujourd’hui !) passer rive gauche, rejoindre la rue Saint Sauveur, pour suivre ensuite, toujours vers le nord , un sentier assez raide (370m) : mais oui , la montagne « ça monte »… ! Grimpez et ouvrez votre œil botaniste : à côté du fragon – la plante des jambes légère ! – vous allez trouver sur cette soulane calcaire, le buis, la lavande , le chêne vert et l’érable de Montpellier. C’est le Sud ! Ah ! çà grimpe encore, ne vous perdez pas, suivez le balisage PR jaune, n’empruntez pas le premier sentier qui part vers la gauche, mais allez jusqu’au second embranchement (490m). Partez vers le Sud , puis le Nord ! … en quelques lacets, longeant de remarquables affleurements de bauxite, vous arrivez à la grande croix (610m).

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Quelle vue ! A vos pieds , la vieille ville aux rues tortueuses et les trois tours du château comtal de Fébus et d’ Esclarmonde ; mais portez votre regard plus au sud, brillent devant vous les sommets encore enneigés du Tabe et plus loin ceux des pics de la haute chaîne ariégeoise. Qui sait ? Peut-être que cette toute première ascension , ce superbe panorama découvert ici vous donnera l’envie d’aller là-bas gravir les pentes du Montcalm ou du Vallier

LA MONTEE EN VIDEO! https://youtu.be/-U82bsGg3MM

LA MONTEE EN TOPO GUIDE! http://cms709.enjoyconstellation.com/Portals/8/PDF/guide%20randonn%C3%A9es%20foix/guide_rando_saint_sauveur_foix.pdf?ver=2017-01-23-153823-553

LE CAP DU CARMIL

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Du pied de la croix saint Sauveur , vous avez pu suivre à l’ouest la vallée de l’Arget – la Barguillère – avec ses petits hameaux Saint-Pierre de Rivière, Serres sur Arget , La Mouline, etc … où serpente la petite route départementale, la D17. On l’appelait « la route verte », j’avais 14 ans , mon vélo un « Griffon » me donnait des ailes ( !) mais j’appuyais fort sur les pédales après la traversée de Burret pour grimper jusqu’au col des Marrous et même au-delà jusqu’à la tour Lafont, pour un exploit digne de mes idoles Charly Gaul, « roi de la montagne » et Federico Bahamontes , « l’aigle de Tolède » .

Encore, aujourd’hui , j’aime suivre cette petite route qui me conduit au col pour y cueillir à la saison myrtilles et girolles ou pour m’arrêter une soirée à l’auberge … des Myrtilles l’estomac vide et y déguster l’azinat ariégeois ou autre cassoulet et tarte aux myrtilles , histoire de récupérer quelques sucres lents à dépenser pour la rando … au Cap du Carmil !

Pour rejoindre le Cap du Carmil vous avez deux possibilités :

La première en partant du col des Marrous , comptez 4h A/R en suivant l’excellent circuit balisé du tour de la Barguillère. A travers bois (hêtres et résineux) ou au milieu des fougères et des genêts vous atteindrez le col d’Uscla (1 :25) . Après avoir contourné par l’ouest le pic de Jouels et le sommet de Cap Long , (délaissez à droite un itinéraire menant au col de Péguère) le sentier se hisse sur la longue ligne de crête qui vous mène directement au Cap du Carmil (3 :00)

Si vous optez pour la deuxième solution en partant du col de Péguère vous partirez pour seulement 1h30 A/R , l’itinéraire est très simple, il monte très rapidement sur les croupes herbeuses du massif de l’Arize qu’il suit sur la ligne de crête jusqu’au Cap du Carmil (1617m)**. Vous y êtes ! Ne vous privez pas de la vue qu’il vous procure face à vous, la chaîne des plus hauts sommets d’Ariège et au-delà par temps clair le pic du Midi de Bigorre. ! Bonne rando !

LE CAP DU CARMIL EN VIDEO AVEC NADAU ! https://youtu.be/2H7X8Jdd9gE

LE CAP DU CARMIL EN TOPO GUIDE https://www.visorando.com/randonnee-ariege-col-des-marrous-au-cap-de-carmil-/carte-diagramme.html

LE CHEMIN DES BONSHOMMES

de Foix à Montségur, en passant par Roquefixade

« Tout au fond de la France, comme un joyau déposé à ses pieds , s’élève une ruine auguste … Montségur ! … Sanglant, incendié , il est tombé comme une rose rouge du sein de l’Occitanie blessée …. Sept siècles ont passé depuis la Croisade, sept siècles ont labouré le sol cendreux de l’histoire occitanienne , ensevelissant la haine , ouvrant aux tendres fleurs de l’avenir de nouveaux printemps…. »

J’avais envie de vous offrir ces quelques lignes sorties de la bibliothèque de ma grand-mère , (Montségur – temple cathare) et rendre ainsi hommage à une cousine lointaine, romancière ariégeoise oubliée , Isabelle Sandy (1884 – 1975) .Vous ne trouverez pas sans doute ce livre, épuisé depuis bien longtemps.

Retournons un instant au XIIIè siècle, au moment où se déchaîne la fureur des chevaliers du Nord contre Eux ,les Cathares.

Eux, ils allaient par les chemins pour expliquer l’Evangile dans la langue d’oc. Ils se proclamaient bons chrétiens , « parfaits ». Le pays occitan les appelait « Bonshommes et Bonnes Femmes ». L’histoire les a appelés les cathares.

Je vous invite à marcher avec eux, de Foix à Montségursur ce « chemin des Bonshommes »…. qui les conduire, de Foix, la cité comtale d’ Esclarmonde, « la Colombe cathare » , symbole de l’hérésie jusqu’aux murailles de Montségur et les flammes de son bûcher du « Champ des Brulés » où se jetèrent deux cent cinquante d’entre eux. ….

Un chemin qui émeut encore aujourd’hui., un chemin chargé de souvenirs pour moi.

Le « Chemin des Bonshommes » a été, du XIe au XVIe siècle , un axe économique important qui unissait l’ Ariège et le Bergueda. Les derniers Cathares en exil, fuyant la prison, la spoliation et la mort, utilisaient tout naturellement cet itinéraire pour aller chercher refuge en Catalogne. Par les montagnes, les cols, allant de maison amie en châteaux, ils gagnaient les terres catalanes vers l’Alt d’Urgell, la Cerdagne ou le Bergueda.

Pour notre bonheur, catalans et ariégeois se sont unis pour faire revivre ce chemin de l’histoire, c’est le GR107 : des sentiers jalonnés de châteaux, de petites églises romanes, de village médiévaux plein de charme. Le tout dans le décor grandiose des Pyrénées. La FFRP à édité un topo-guide. Un itinéraire qui à pied, à cheval ou à VTT va nous conduire de Foix à Berga . Je l’ai parcouru en deux tronçons : Foix – Mérens-les Vals puis Mérens-les-Vals –Berga.

Nous les suivrons (2 jours) de château en château , Foix, Roquefixade et Montsegur .

NB : ne pas confondre avec le sentier cathare

1er jour : Foix – Roquefixade : 17,3km – 5h30 – 830m D+ Par le pas du Falcou et les crêtes du Pech de Foix

De la cité comtale, l’itinéraire facile emprunte pistes et sentiers, chemine en sous-bois, parcours les crêtes calcaires du Pech de Foix pour atteindre les falaises de Roquefixade et les ruines de son château.

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Le château de Foix et ces trois tours qui dominent la ville semblent attendre le feu d’artifice et l’embrasement final qui fascinait mes yeux d’enfant

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Le Pech de Foix (860m) J’y reviens toujours , c’est le terrain de jeux de mon enfance, c’est la première montagne que j’ai gravie ! Mes premiers rochers, mes premiers pierriers aussi! Aujourd’hui, c’est sur les belles pelouses et les hêtres de sa crête que je marche encore avec émotion portant un regard sur le petit pic de Montgaillard , le pain de sucre, et la vallée de l’Ariège à mes pieds , terrain de jeu mon enfance ….

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Roquefixade, une citadelle perché sur son rocher où j’aime dormir sur la pelouse de sa barbacane (au milieu des ruines); c’était aussi souvent le but d’une belle expédition à bicyclette dans la vallée de Lesponne par une petite route qui traverse de superbes petits villages : Caraybat, Soula, Saint Cirac, Leychert et passe au pied de beaux blocs et falaises d’escalade , comme les aiguilles de Charla. Mais les plus belles sont sans aucun doute celles de Roquefixade ou se dresse les ruines du château .

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Roca fisada : le site est remarquable. Une falaise vertigineuse entaillée d’une large faille sur laquelle les bâtisseurs ont lancé une voûte et construit le château. On peut se promener sur les ruines de cette forteresse démantelée en 1632 sous le règne de Louis XIII. Au faîte de l’abrupt rocher, on devine l’emplacement du donjon quadrangulaire du XIIIe ou XIVe s. attenant à la courtine supportée par la voûte qui enjambe la faille. Mêlé en son temps au catharisme, d ’ici, on pouvait communiquer avec la citadelle de Montségur, refuge des derniers « parfaits ». Le panorama est superbe, mais il faut ensuite monter sur les crêtes et les pelouses voisines, derrière le château pour avoir une vue encore plus belle!

2eme jour : Roquefixade – Montségur : 15,2km – 5h – 650m D+ Par Montferrier et le col de Séguela

L'ETAPE EN TOP GUIDE http://www.ariegepyrenees.com/accueil/decouvertes/routes-mythiques/chemin-des-bonshommes/les-etapes/etape-2-roquefixade-montsegur

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Montségur perché sur son pog. ! De l’éperon rocheux de Roquefixade vous l’apercevez. Les derniers cathares communiquaient entre eux , à vue, par signaux Il faut à pied, 5h pour relier les deux « citadelles du vertige ». Une journée agréable, des chemins souvent en sous-bois et une montée facile jusqu’au col de Séguela au pied du château de Montségur

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L’ultime citadelle. L’ultime refuge. Le haut lieu du catharisme. Quarante ans d’histoire, dix mois de siège, un bûcher de deux cent cinq martyrs , font entrer Montségur dans la légende. Comment ne pas être impressionné par ce site : le pog et son château. Peut-être , je vous aurai donné envie de continuer le chemin, aujourd’hui c’est le GR107, magnifique itinéraire transfrontalier, qui sillonne l’Ariège , traverse les Pyrénées en Andorre à la Porteilla Blanca, pour finir en Catalogne à Berga, terre d’exil des derniers cathares fuyant la prison et la mort.

LES DEUX CHATEAUX EN VIDEO https://www.youtube.com/watch?v=bM9Xg-F6UjQ&feature=youtu.be

Pour en faire moins … Deux petites boucles réalisables à partir de Roquefixade et de Montségur

ROQUEFIXADE : A l'assaut du château

Un drapeau occitan flotte au sommet du rocher où se dissimulent les ruines du château. Roquefixade : roche fissurée, le nom parle de lui-même. Les bâtisseurs médiévaux réussirent ici une prouesse, construisant la partie haute du château sur une arche qui enjambe une profonde faille dans le rocher, côté nord. Malgré les outrages du temps , l’arche n’a pas cédé et défie encore les siècles ! Nous n’ imiterons pas les grimpeurs qui se hissent le long des parois verticales rocheuses à l’assaut du pan de mur de l’ancien château. Nous ne suivrons pas les parapentistes dans le survol de ce site exceptionnel.

Nous monterons comme les belles gasconnes dans un pré , pour rejoindre un sentier qui donne accès au château, où subsiste encore les lambeaux du donjon et du logis seigneurial. Quittons les ruines austères et gagnons la crête herbeuse pour atteindre le roc Marrot (1001m) pour admirer au soleil couchant le site dans toute sa splendeur et les sommets du Saint Barthélémy, Han et Fourcat tous proches, silhouettes de mes premières aventures en montagne . Nous nous faufilons à travers les buis, plongeons dans la forêt au nord pour boucler la boucle vers le sud et regagner à flanc le village de Roquefixade.

Une balade d’ à peine (2h30 en boucle – dénivelé 225m) - chargée d’émotion, de souvenirs et marquée par les brûlures de l’histoire de la croisade contre les Cathares jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. Aujourd’hui , dans la douce lumière du couchant sur la terrasse herbeuse qui borde le parking du village, un autre au lieu cathare se laisse admirer à l’horizon , dressé sur son pog , c’est Montségur !

MONTSEGUR, BALADE AUTOUR DU CHÂTEAU

Rappelons en quelques mots l’histoire tragique du château. Montségur, refuge de la communauté cathare de 1204 à 1244, fut assiégé et pris après onze mois de lutte. Plus de 200 cathares y furent brûlés vifs.

Nous ne monterons pas jusqu’au château, mais nous nous contenterons d’une belle boucle de (9km – dénivelé 462m) autour du pog.

Du col de Montségur , nous rejoignons le village par un petit chemin, puis, en dessous, la D9 que nous suivrons sur 2,5km. Après quatre virages en lacets , elle contourne le massif rocheux « le pog » , sur lequel est perché le château. Au creux d’un vallon , nous empruntons une petite route qui monte jusqu’à Serre-Longue (Alt 780m) . Un sentier cheminant sur la crête boisée file plein ouest pour rejoindre le GR7 (balisage rouge et blanc) qui nous ramène au pied du château. S i vous voulez monter au château, comptez 30mn d’ascension , l’entrée est payante , il vous en coûtera 4,50€ et un peu de sueur !

Pour en faire plus …. TREK SUR LE GR 107

Le chemin des Bonshommes est devenu GR107 !

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Pour notre bonheur, catalans et ariégeois se sont unis pour faire revivre ce chemin de l’histoire, c’est le GR107 : des sentiers jalonnés de châteaux, de petites églises romanes, de village médiévaux plein de charme. Le tout dans le décor grandiose des Pyrénées. La FFRP à édité un topo-guide. Un itinéraire qui à pied, à cheval ou à VTT va nous conduire de Foix à Berga . Je l’ai parcouru en deux tronçons : Foix – Mérens-les Vals puis Mérens-les-Vals –Berga..

Foix – Mérens-les-Vals :

C’est le tronçon entièrement ariégeois du chemin, réalisable en 5 étapes

Si officiellement le chemin des Bonshommes ne commence qu’à Montségur , il est intéressant pour « appréhender » le chemin de partir de Foix de rejoindre Roquefixade avant de découvrir Montségur.

Deux premiers jours incontournables pour ressentir l’empreinte cathare, vous découvrirez Foix, sa vieille ville et son château, cité de Phébus et d’ Esclarmonde ; Roquefixade ,dominant la vallée du haut de son éperon rocheux et bien sûr Montségur, sur son pog, symbole de l’ultime résistance des Cathares à l’ Inquisition.

Puis, au-delà de Montségur, après avoir franchi les gorges de la Frau , le chemin s’élève et aborde la Haute Vallée de l’Ariège, des vestiges de l’époque cathare y sont encore présent. Vous passerez en pays de Sault à Montaillou , rendu célèbre par l’ouvrage de d’ Emmanuel Le Roy Ladurie, Montaillou , village occitan de 1294 à 1324. Vous apercevrez ça et là , de nombreuses églises, témoins de l’art roman pyrénéen, ne manquez pas celle de Mérens nichée en haut du village. Outre ces remarquables traces du passé, vous apprécierez en chemin la beauté des paysages ariégeois : les crêtes calcaires du chaînon du Plantaurel , les belles pelouses et les rochers de Roquefixade et Montségur, puis les forêts de hêtres et de sapins de la moyenne montagne du pays de Sault et du massif de Tabe, en pays d’ Olmes. En chemin , vous rencontrerez sans doute de belles Gasconnes à la robe gris argenté et le petit cheval noir de Mérens avec sa barbiche, compagnon idéal des montagnards ariégeois. Il est encore trop tôt pour observer , l’isard , autre symbole de la montagne ariégeoise. Bonne rando ariégeoise !

LES ETAPES :

1er jour : Foix – Roquefixade : 17,3km – 5h30 – 830m D+ Par le pas du Falcou et les crêtes du Pech de Foix

2eme jour : Roquefixade – Montségur : 15,2 – 5h – 650m D+ Par Montferrier et le col de Séguela

3ème jour : Montségur – Comus : 13,2km – 4h – 741m D+ Par le col du Liam, Pelail et les gorges de la Frau

4ème jour : Comus – Sorgeat : 18,6km – 5h30 – 608m D+ Par Prades, Montaillou, le col de Balagués et le col de Pierre Blanche

5ème jour : Sorgeat – Mérens –les- Vals : 21,6km – 6h – 927m D+ Par Orgeix et le col de Joux

LES HEBERGEMENTS

Foix : L’auberge Le Leo, 16, rue Peyrevidal, Tel :05.61.65.09.04 à 3mn de la gare, au départ du chemin

Roquefixade : Gîte d'étape, Tel : 05.61.03.01.36

Montségur : Gîte Le Sarrat, Tel : 05.61.01.75.36

Comus : Gîtes et Loisirs de Montagne, Tel : 04.68.20.33.69

Sorgeat : Chambres d'hôtes Le Belvédère (à Ascou 15mn de Sorgeat)). Tel : 05.61.64.04.40

Mérens-les-Vals : Auberge du Nabre. Tel : 05.61.01.89.36

NB : De Comus à Foix, le chemin des Bonshommes (GR107) est commun avec le sentier Cathare, sentier équestre et pédestre, praticable en VTT, qui lui par de la mer Méditerranée (Port-la-Nouvelle), traverse les Corbières , avant de rejoindre l’Ariège Montségur et Foix

QUELQUES SITES PATRIMONIAUX D'ARIEGE à ne pas manquer

La grotte du Mas-d’Azil

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Après 2 ans d’importants travaux et la création d’ un tout nouveau bâtiment d'accueil, véritable centre d'interprétation ludique, numérique et interactif la grotte du Mas d’Azil a changé de visage et offre un magnifique voyage à l’ère des Aziliens en suivant un superbe parcours de visite mis en valeur par une mise en lumière féérique des cavités

UNE IDEE DE RANDO AU MAS D'AZIL : LE SENTIER DU SOLITAIRE: Topo guide https://cnstlltn.com/Master/b4a721e6-84ca-4939-9782-f9e0b2080304/circuit%2012%20-%20solitaire%20copy.pdf

La cité de Saint Lizier

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En 1998, au titre de la convention internationale pour la protection du patrimoine culturel et naturel les chemins de Saint-Jacques en France ont été inscrits à l'UNESCO sur la liste du patrimoine mondial.

Ainsi les monuments de la Cité de Saint-Lizier bénéficient du prestigieux label: l'ancienne Cathédrale Saint-Lizier et son cloître, la Cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède, le rempart gallo-romain et le Palais des Evêques

Le château de Foix

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Perché sur son rocher , résidence des comtes de Foix dont le plus célèbre d'entre eux, fût Gaston Fébus. Avec ses trois tours dominant la ville de Foix, il est le site emblématique de l’Ariège.

Aujourd’hui, il abrite les collections historiques du musée départemental de l’Ariège Parmi les plus belles pièces, le fameux lit d'Henri IV élément majeur du patrimoine ariegeois.

La grotte de Niaux

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La grotte de Niaux qui abrita des hommes du Magdalénien est l’une des plus célèbres grottes paléolithiques d'Europe, le grand préhistorien Henri Breuil la comptait parmi les « six géants de la préhistoire ». Elle est également l’une des rares grottes ornées encore ouvertes au public.

Vous ne pouvez pas la rater à son entrée, une gigantesque sculpture, une sorte de grand animal, sortant de la cavité et ouvrant ses ailes, une œuvre de Massimiliano Fuksas. Attention : pour sa visite, la réservation est indispensable.

Le Parc de la Préhistoire

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Le Parc de la Préhistoire est le complément idéal à la visite des grottes de Niaux et du Mas d’Azil Situé, près de Tarascon-sur-Ariège, au cœur d’un des plus beaux paysages des Pyrénées, un cirque montagneux dominé par le Pic des Trois Seigneurs, le Parc de la préhistoire est idéalement placé au centre d’une région riche en sites préhistoriques.

Véritable centre d’interprétation, avec ses espaces muséographiques et ses ateliers, il vous permettra non seulement d’expérimenter les activités des magdaléniens d’une manière ludique, tout en conservant une approche pédagogique et scientifique, mais également de porter un regard inédit sur les hommes de la préhistoire, leur mode de vie et leur art.

Le Pog de Montségur

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On ne présente plus Montségur ! Occupé dès l'époque néolithique, le pog (montagne) de Montségur reste le site « haut lieu » du catharisme. De 1204 à 1244, du haut du pog, l'Eglise Cathare et les chevaliers occitans réfugiés en ce lieu, défient les deux plus grandes puissances du XIIIe s., l'Eglise de Rome et la couronne de France. Aujourd’hui, le château dressé sur son rocher reste un point fort du tourisme ariégeois. Dans ses ruines remarquablement préservées, l'histoire dramatique de Montségur vous y sera conté faisant revivre la vie des cathares sur cette montagne, les épisodes du siège jusqu'au bûcher de 1244.

La bastide de Mirepoix

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L’inondation de juin 1289, provoquée par la rupture du barrage naturel de Puivert, va détruire Mirepoix et plusieurs villages dans la vallée de l’Hers.

Guy III de Lévis va reconstruire la ville, selon un plan nouveau : sur le modèle des « bastides » (ou villes neuves) : une grande place centrale qui facilite les échanges, les foires, les marchés, entourée des beaux couverts en bois de chêne sous lesquels vont s’installer les échoppes, et un plan en damier avec des rues qui se coupent à angle droit.

Les Forges de Pyrène

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Situé à proximité de Foix , ce hameau hors du temps, met en scène 120 métiers, une collection de 6500 outils et plusieurs ateliers animés retraçant l’histoire des métiers du passé, les gestes de nos aïeux et leurs secrets d'artisans. A ne pas manquer, celui du fonctionnement d’une forge à martinet pièce unique et inscrite aux Monuments Historiques en 1993 , une des dernières encore en activité en France.

LA PEAU DE LAPIN, la belle histoire


Vous connaissez « le coup du lapin » ?

C'est de cette façon, d'un grand coup de bâton derrière la nuque, que ma grand-mère assommait et tuait ses lapins

…. puis d'un coup de main d'experte à l'aide d'un couteau pointu faisait une belle saignée au niveau de l'oeil pour en récupérer le sang dans une assiette

….J'avais 10 ans, je tenais fermement les pattes de l'animal. J'étais impressionné et encore plus, lorsque toujours d'un tour de main habile ma grand-mère « déshabillait » le lapin puis le vidait de ses viscères ! Je ne vous décrirai pas ici tous le détail de l'opération mais elle se terminait lorsque ma grand-mère avait retourné comme un gant la peau de l'animal dépouillé, la remplissant de paille, pour au final, l'accrocher avec les autres à la poutre de la grange en attendant le passage du pelharot qui régulièrement les récupérait .

Pourquoi ; chers amis canards , je vous raconte aujourd'hui ce souvenir d' enfance qui me vient à l'esprit parce que j'ai reçu ce matin – envoyé par Gisèle sur mon smartphone la photo de LA PEAU DE LAPIN . La belle histoire !

Vous le savez Gisèle et Daniel accompagnés par Betty était avec Gérard en Ariège en reconnaissance pour notre séjour d'été à Marc et de passage dans ma ville de Foix ils m'ont envoyé : LA PEAU DE LAPIN !!! La peau de lapin est une brocante située tout à côté du LEO , notre auberge où nous séjournerons fin avril. Mais revenons à mes lapins !

Enfant , je n'avais pas peur du « pelharot » ,c'est une légende. Un grand sac sur le dos, il faisait le tour du quartier en criant : « Pelharot, pelharot, pels de lèbres, pels de lapins ! » Les enfants en avaient peur. On leur disait : « Si tu n’est pas sage, le pelharot te prendra dans son sac ». Il en fallait plus enfant "à l'école de ma grand-mère" pour avoir peur !!!

Il s'appelait Abdelkader Slami, cet homme arrivé d'Algérie était une légende à lui tout seul. La ville de Foix lui a rendu un bel hommage à sa mort à 96 ans ! Il était arrivé en France , par Port-Vendres en 1929 pour venir travaillert chez Pechiney-Sabart près de Tarascon , puis il est venu vivre à Foix où il commença à gagner sa vie en achetant et revendant des peaux de lapins ...et les plumes de canards !!! Quelques années plutard il ouvrait rue Lafaurie une brocante. C'est d'ailleurs dans cette véritable « caverne d'Ali Baba » que les vieux meubles de la ferme de ma grand-mère -après les peaux de lapins- finirent leur jour .

Je me souviens : tous les matins, jusqu'à l'âge de 94 ans le vieux « lpeharot » venait ouvrir sa boutique : ces dernières années, j'allais le saluer lorsque je rendais visite à ma grand-mère à l'hôpital de Foix je lui donnais des nouvelles de Mr Salmi et d'un mouvement de bras avec un œil rieur et complice elle me refaisait … « le coup du lapin » !!! Slami5.jpg Aujourd'hui la maison Slami revit, elle s'appelle LA PEAU DE LAPIN , en Avril j'irai saluer son fils Patrick et de partager avec lui quelques instants de mes souvenirs d'enfance.

NB : La sanquette, qu'es aquò ? ?

C'est une galette de sang cuite à la poêle que l'on consomme bien chaude ! Je vous l'avoue ça fait un peu vampire ; mais c'est ainsi que pratiquait ma grand-mère : Comme je vous le racontait plus haut la saignée du lapin était recueilli dans une assiette creuse avec un peu de vinaigre. Ma grand-mère rajoutait un d'ail ; d'oignon, de persil de un peu de cansalade (ou de ventrèche, si vous préférez!) puis... touillait le tout avant de faire frire tourne et retourne cette préparation dans la vieille poêle en fer culottée, sur les braises, sous l' âtre de la grande cheminée de la cuisine, où je m'asseyait surveillant la délicate cuisson; Un délice culinaire ariégeois .... avec les fritons de canard!

CABANES ET ORRYS D'ARIEGE

P1110126.JPG Avant de partir cet été en Haute-Ariège, j’avais envie de vous parler de ces abris vulnérables , lieu de repos, lieu de protection qui sont souvent les bienvenus lorsque vous les découvrez au cours d’une balade pour le temps d’un casse-croûte, …d’un orage …d’une bourrasque de neige … ou d’une nuit étoilée.

Ces cabanes et orrys il y a en de forts beaux, les plus connus sont ceux du hameau pastoral de Goutets du massif des trois Seigneurs et ceux de Carla dans la vallée du Vicdessos .

L’Ariège en compte environ 280 répertoriées sur son territoire sauvage , elles font parties du patrimoine de la montagne, elles participent au maintien d’une tradition pastorale, elles sont aussi une richesse pour le tourisme vert. Beaucoup de ces cabanes n’existent que grâce aux efforts de bénévoles et d’association qui les restaurent.

Je profite de cette petite page pour rendre hommage à l’Aapre, l’Association ariégeoise pour l’emploi qui sauve de la destruction des bâtis anciens de pierre sèches … et la mémoire qui va avec. On lui doit entre autre la reconstruction des orrys de Soulcem et du hameau d’estive de Goutets et bien d’autres restaurations : les capitelles de Camont, le pavage des ruelles du village d’Orus, chapelles du Maz d ‘Azil, etc… L’Aapre est avant tout une structure de réinsertion qui s’ouvre à des chômeurs de longue date, des Rmistes, des jeunes sans formation. Une belle histoire de cailloux et de travail social.

Une raison de plus pour respecter ces lieux… et leurs occupants ! De nombreuses cabanes sont utilisés par les bergers en été, certaines sont parfois fermées à clé. Quelques cabanes sont réservées aux chasseurs en automne, lors de la chasse à l’isard.

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Il est a déploré que certaines cabanes soient régulièrement vandalisées : bas-flancs détruits, portes et fenêtres arrachés de leur gong, graffitis sur les murs, ordures et bouteilles abandonnées sur place. En espérant que tous ces gestes puissent rester marginaux.

Ces petits trésors cachés ou nous allons chercher quelques heures de plaisir simple loin du quotidien, méritent de notre part un immense respect. Pensons toujours à ce que nous allons laisser aux générations futures. Même une simple cabane, c’est important ….Une raison de plus à vous encourager à partir à la découverte de la Haute Ariège. Partez à la découverte de la Haute-Ariège et allez vous perdre le long de ses 160 kilomètres de « frontière-sauvage », dans ces espaces vierges peu fréquentés loin des sentiers battus, vous y trouverez toujours un abri accueillant !

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LA TRAGEDIE D' IZOURT


L’étang d’ Izourt , situé à 1647m dans la vallée d’Artiès, est le but de promenade de nombreux randonneurs et l’accès par le couloir de la Caudière vers les étangs de Fourcat et les sommets qui les dominent. Peu d’entre eux connaissent le drame humain qui s’est déroulé sur le bord de ce lac et passent là sans savoir que le 24 mars 1939 des hommes jeunes , montagnards aguerris, sont morts, victimes d’une tempête de neige.


Le 24 mars 1939 alors que l’ensemble des regards se portent vers l’Allemagne et que la guerre est imminente, un drame se joue sur le chantier de la Société hydroélectrique des Pyrénées sur les bords de l’Etang d’Izourt dans le Vicdessos


La nécessité de produire plus d’aluminium pour fabriquer les avions indispensables à la guerre qui se prépare fait démarrer un chantier en 1938 sur les bords de l’étang d’Izourt pour construire un barrage destiné à augmenter le volume de l’étang. Un dur travail dans la montagne commence avec de faibles moyens techniques. Des ouvriers italiens opèrent le dérochement de la falaise , des baraques destinées à les accueillir sont construites au pied de la montagne.

Quand la catastrophe survient, cela fait deux ans que le chantier du barrage a commencé. Pour le construire, la société hydroélectrique a fait appel à la main-d'oeuvre italienne, tentée de fuir la misère économique de leur pays. Ces ouvriers viennent des Alpes italiennes et sont habitués aux rigueurs de la montagne.

Le 24 mars 1939, la tempête fait rage et bloque les travaux. Les ouvriers sont confinés dans leurs baraquements de pierres, conçus pour résister aux intempéries. Mais la violence de la tempête associée à l'accumulation de la neige tombée depuis plusieurs jours sur les bâtiments provoquent l'effondrement de deux d'entre eux sur leurs occupants.

Le bilan est lourd : 31 morts, dont 29 ouvriers de nationalité italienne. Ce n'est que quelques jours après la tragédie que leurs corps sont descendus dans la vallée, grâce notamment à l'aide des skieurs de la 81e compagnie de Régiment d’Infanterie Alpine (RIA) de Montpellier.

De la tragédie, il ne reste que le barrage. Et les ruines des baraquements de pierres où les ouvriers ont perdu la vie.

Les familles italiennes étant trop pauvres pour rapatrier les corps de leurs proches, toutes les victimes sont enterrées dans le petit cimetière de Vicdessos, le 31 mars 1939.

En 2002, une association naît pour perpétuer le souvenir de cette tragédie, la plus importante de la vallée, et la mémoire des victimes. Ricordate-Izourt organise régulièrement des journées franco-italiennes. Des descendants des victimes peuvent ainsi se recueillir sur les lieux du drame et sur la tombe des leurs aïeux.

Durant notre séjour en Haute-Ariège à Marc , nous aurons l'occasion de monter à l'étang d'Izourt où une stèle commémore cette tragédie

PHOTOS SOUVENIR D'UN DE MES PASSAGES A IZOURT AVEC NICOLE ET DES AMIS

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Plus haut, la Haute-Ariège, offre aux randonneurs -d'aujourd'hui- ses plus beaux panoramas !

L' étang du Fourcat Izourt3.jpg

La montée au pic Tristagne Izourt4.jpg

PS: pour en savoir plus sur cette tragédie , vous pouvez ouvrir ce lien http://auzatvicdessos.free.fr/izourt2.htm (24 mars 1939 - Izourt : Récit d'une catastrophe)


et DEROULER LE MENU pour préparer et découvrir votre séjour dans LE VICDESSOS (c'est génial!) http://auzatvicdessos.free.fr/index.htm


BIENVENUE AU PAYS DU MONCALM .....A BIENTOT EN ARIEGE !

ESCAPADE EN HAUTE-ARIEGE , DANS LA VALLEE DE SOULCEM


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Revenir marcher en Ariège est toujours pour moi un plaisir renouvelé à chaque séjour … Peut-être parce que les chemins parcourus y sont chargés de souvenirs … et que j' adore m'y « perdre » sur des sentes inconnues et de partir à la découverte de lacs perdus et d’y planter ma tente le temps d’un bivouac.

Destination la Haute-Ariège !

Les Pyrénées ariégeoises ont la réputation d’être les plus sauvages du massif mais si en plus vous décidez de vous aventurer « hors piste » vous êtes sûr d’entreprendre une marche solitaire !

Cet été , à partir de Marc vous découvrirez cette Ariège sauvage. Vous découvrirez sans doutele beau lac de Soulcem et ses orris.

Sur les hauteurs de Soulcem se cachent de nombreux petits lacs qui s' égrainent les uns à la suite des autres .

Je vous emmène découvrir l'étang de Carraussans à 2440m. Une randonnée pleine de charme

P1040223.JPG ETANG DE CARAUSSANS (2440m)

Marc, Mounicou, le Pla de l’Isard, l’étang de Soulcem et ses orris , ces lieux me sont familiers. Direction l’étang de Caraussans. !

Il se cache sur les hauteurs de Soulcem. Seuls, quelques pêcheurs courageux vont y taquiner la truite fario. Pas de sentiers pour y accéder mais un cheminement escarpé le long de la pente d’un petit torrent dans une faille rocheuse . L’étang de Caraussans se découvre au dernier moment, il est somptueux entouré de pelouses. La vue en arrière-plan sur le massif du Montcalm et de la Pique d’Estats est superbe.

ITINERAIRE: Aujourd'hui on peut monter en voiture jusqu'au orris du Carla ç1654m) puis prendre la pistejusqu'à la passerelle de Labinas. 750m plus loin environ en remontant la vallée on trouve à gauche un panneau indiquant la direction des étangs de Caraussans. Après ..... il faut grimper en s'accrochant au gispet , traverser des éboulis, s'éélever dans une faille rocheuse, soufler sur quelques replats herbeux, puis en suivant des ruisseaux on approche de la sortie de la pente où le grand lac se découvre au tout dernier moment. Le paradis .... à votre guise, allez où bon vous semble à la découverte de tous les petits plans d'eau reliés enttre eux par des ruisselets aux berges moussues!

LA RANDO EN IMAGES:

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JEAN DE L'OURS !…..

Si, cet été vous montez (ou remontez !) au Valier, vous aurez peut-être la chance d’écouter au refuge des Estagnous, à la veillée, la plus célèbre des légendes ariégeoises, celle de Jean de l’Ours…. la voici, comme si vous y étiez ! ! !

Jadis une jolie jeune fille avait l'habitude d'aller dans la forêt. Elle y ramassait du bois. Un ours la vit et la suivit. Quand il sut quelle ne pouvait plus se sauver, il lui sauta dessus et l'emporta dans sa tanière. Enfermée dans une caverne, elle dut vivre avec l'ours et même elle devint sa femme. L'ours était très gentil avec elle. Il lui rapportait chaque jour des brebis volées, du miel, des pommes, des poissons, des cerises. Jamais elle n'avait eu tant de nourriture. Mais avant de partir, il prenait soin de clore la caverne avec une grosse pierre. Sans cela elle se serait sauvée depuis fort longtemps.

Au bout d'un an un beau garçon naquit. Il avait les membres poilus comme son père et le visage avenant de sa mère. On l'appela Jean. Jean de l'Ours. Jusqu'à sept ans il grandit à vue d'oeil. Nourri de chairs crues et de bons fruits, il faisait plaisir à voir. Quand le père partait dans la forêt ou la campagne après avoir refermé la caverne, la mère lui racontait ce qui était arrivé et combien parfois elle se trouvait malheureuse d'être réduite au rang de bête. Elle lui racontait aussi qu'il y avait de par le monde beaucoup d'autres hommes et des enfants semblables à lui. Alors Jean essayait d'ébranler la grosse dalle. "Bientôt, je ferai tomber la pierre et l'on pourra partir."disait-il à sa mère

L'enfant devenait de jour en jour plus fort. Il aimait combattre avec son père pour s'amuser dans la grotte obscure. Ainsi il entraînait ses muscles. Enfin, le jour vint où Jean fit basculer la pierre et prenant la main de sa mère, ils s'enfuirent à toutes jambes. L'ours les appela, pleura même, mais rien n'y fit. Jean et sa mère allèrent dans le monde des hommes. "Maintenant, il te faut travailler." dit la brave femme à son fils. Elle avait un parent forgeron et Jean entra chez lui comme apprenti. Mais dès qu'il prit une barre de fer, il fracassa l'enclume d'un seul coup. "Eh bien petit ! Ne tape pas si fort, tu vas vraiment tout casser."cria le forgeron. Jean écouta son maître et devint un ouvrier très habile, sachant façonner socs de charrues, chaînes, outils de toutes sortes. Il martelait comme un forcené toute la journée. Pourtant le forgeron oubliait de le payer. Il lui en fit la remarque. "Et combien faudra-t-il te payer ?" dit le mauvais maître. "Donnez-moi seulement les éclats de fer qui tombent à terre. Cela me suffira."

Le forgeron se montra tout d'abord réjoui. Mais très vite il déchanta. Jean de l'Ours s'était remis à battre le fer avec tant de force qu'il pouvait le soir ramasser les éclats à la pelle. Bientôt il en eut assez pour se faire une canne de cinq cents kilos. Trois hommes n'auraient pas suffi pour la porter ; lui, par contre, la faisait rouler comme une baguette. "Maître forgeron, nous sommes quittes maintenant..."dit Jean non sans plaisir, Jean de l'Ours prit le chemin. Il avait le désir de voir le monde. Il marcha longuement et tomba sur un grand gaillard qui jouait au palet avec des meules de moulin. "Que fais-tu donc là ?" "Je m'amuse pour passer le temps. Je m'appelle