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DIO VUE DU CIEL !

Les Canards Baladeurs se sont envolés un mardi de l'aire de repos du Réseau Vert de Montbarri sur les berges du Vernoubrel pour planer au-dessus des falaises et des éoliennes des crêtes de Dio

LA RANDO EN IMAGE

Elle a commencé à la queue leu leu en suivant les berges d'un ruisseau . ce qui est normal pour des Canards Barboteurs (pardon Baladeurs!)l.

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Le Vernoubrel c'est le troisième ruisseau de notre commune Dio et Valquières . Il prend sa source un peu plus haut au col de la Merquière, puis après avoir récupéré les eaux du Garel puis celles du Brayou il finit sa course en se jetant dans l'Orb à la hauteur du Mas Blanc .

Remonter son cours depuis Montbarri est une symphonie de murmure et de couleur.

054-P1280754.jpg Le clapotis du cours d'eau nous accompagne lorsqu' en s' en éloignant quelque peu on s'élève dans les bois en suivant une étroite sente au-dessus du ruisseau.

077-P1280778.jpg Puis ce sont les couleurs qui nous émerveillent : le vert tendre des pelouse ; le gris des rochers épars couverts de lichens et enfin la ruffe avec ses nuances de rouge et vert qui alternent dans les strates de la roche. Nous finirons même par marcher sur ces sols asséchés du temps de la Pangée. Un rêve !

Nous retrouvons la petite route qui suit elle aussi le Vernoubrel dans la vallée. Devant nous : le Réseau Vert que l' on reconnaît dans l'Hérault par son bornage. C est un itinéraire de randonnée accessible à pied, à vélo ou à cheval de 550km à travers le département de l’Hérault.

100-P1280803.jpg Il passe chez nous à Dio ! Nous allons le suivre dans les Ruffes pour passer la bute du mont Fournut . Il offre de belle vue sur la plaine de Prades d'un côté  103-P1280806.jpg

Puis de l' autre le château de Dio et le village médiéval qui l'entoure, posés sur une barre rocheuse se découvrent. Un peu à l'écart ; le village de Dio s'étale au pied des blanches falaises. Nous y allons ! Il faut passer le col de Dio, traverser la D8 et remonter la petite route qui mène par quelques lacets au village.

115-P1280822.jpg Au passage , un coup, d'oeil aux curiosités géologiques (faille, dykes, discordance , etc ) qui bordent la routeet qui font de Dio une halte remarquable pour les géologue.

135-P1280845.jpg Nous n'irons pas à Dio directement , nous ferons un petit détour par la vieille fontaine-lavoir du village puis nous rejoindrons par une sente en montée douce tracée à flanc de rocher le chemin du GR7. Il va nous permettre de découvrir Dio sur son plus beau côté.

144-P1280855.jpg Il est temps de faire une pause pour notre pique-nique tant que temps si prête et qu'un mince rayon de soleil perce encore les nuages.

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La terrasse du gîte du Castellou que nous a gentiment mise à disposition nous convient parfaitement.

170-P1280892.jpg Bon! Les Canards faut pas trop s'attarder ! La pluie est annoncée et la grimpette à la croix de Dio nous attend. La sente que nous suivons pendant un bon quart d'heure a été tracée par nos enfants qui en ont fait leur piste de descente de VTT . Nous y sommes: 562m ! La vue est sublime. Je ne vous la décrit pas ; une photo suffit !

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Il faut accélérer le pas …. les premières goûtes arrivent. Le circuit"LES CRETES DE DIO" que nous entreprenons d'un bon pas est celui que j'ai tracé; il y a 25 ans; dans le cadre d'un parc nature protégé qui n'a jamais vu le jour. A sa place s'élèvent les éoliennes …. D'y penser, j'en oublie le chemin du retour. ! P1160823.JPG

Les Canards sont habitués à la pluie .

287-P1290047.jpg Nous traversons les ruelles de Dio , l'esplanade du château , les ânes d'Amandine ont rendu la sente glissante mais tout va bien ! 315-P1290083.jpg Nous retrouvons notre chemin du retour , le col de Dio est repassé, nous rejoignons la route et nos voitures à Montbarri. 317-P1290086.jpg Nous aurons fait 16km  à l'arrivée ….et Gisèle a ouvert le coffre pour un bon thé chaud. Five o'clock!!!

ESCAPADE EN HAUTE-ARIEGE , DANS LA VALLEE DE SOULCEM


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Revenir marcher en Ariège est toujours pour moi un plaisir renouvelé à chaque séjour … Peut-être parce que les chemins parcourus y sont chargés de souvenirs … et que j' adore m'y « perdre » sur des sentes inconnues et de partir à la découverte de lacs perdus et d’y planter ma tente le temps d’un bivouac.

Destination la Haute-Ariège !

Les Pyrénées ariégeoises ont la réputation d’être les plus sauvages du massif mais si en plus vous décidez de vous aventurer « hors piste » vous êtes sûr d’entreprendre une marche solitaire !

Cet été , à partir de Marc vous découvrirez cette Ariège sauvage. Vous découvrirez sans doutele beau lac de Soulcem et ses orris.

Sur les hauteurs de Soulcem se cachent de nombreux petits lacs qui s' égrainent les uns à la suite des autres .

Je vous emmène découvrir l'étang de Carraussans à 2440m. Une randonnée pleine de charme

P1040223.JPG ETANG DE CARAUSSANS (2440m)

Marc, Mounicou, le Pla de l’Isard, l’étang de Soulcem et ses orris , ces lieux me sont familiers. Direction l’étang de Caraussans. !

Il se cache sur les hauteurs de Soulcem. Seuls, quelques pêcheurs courageux vont y taquiner la truite fario. Pas de sentiers pour y accéder mais un cheminement escarpé le long de la pente d’un petit torrent dans une faille rocheuse . L’étang de Caraussans se découvre au dernier moment, il est somptueux entouré de pelouses. La vue en arrière-plan sur le massif du Montcalm et de la Pique d’Estats est superbe.

ITINERAIRE: Aujourd'hui on peut monter en voiture jusqu'au orris du Carla ç1654m) puis prendre la pistejusqu'à la passerelle de Labinas. 750m plus loin environ en remontant la vallée on trouve à gauche un panneau indiquant la direction des étangs de Caraussans. Après ..... il faut grimper en s'accrochant au gispet , traverser des éboulis, s'éélever dans une faille rocheuse, soufler sur quelques replats herbeux, puis en suivant des ruisseaux on approche de la sortie de la pente où le grand lac se découvre au tout dernier moment. Le paradis .... à votre guise, allez où bon vous semble à la découverte de tous les petits plans d'eau reliés enttre eux par des ruisselets aux berges moussues!

LA RANDO EN IMAGES:

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On a partagé les chemins !

En Septembre dernier , je suis venu à Cazouls ….. cet hiver vous êtes venus trois fois à Dio et Valquières , ma commune . ou j'ai choisi de poser mes bagages avec ma petite famille. Un coup de coeur!

On a partagé les chemins ! Je vous en remercie …...et j'en garderai comme vous sans doute d'agréables souvenirs !

P1190354.JPG VERNAZOUBRES

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VALQUIERES

170-P1280892.jpg DIO

Merci à vous !

J'en profite aussi pour remercier quelques amis

Jean François et Solange à Vernazoubres chez qui nous avons squaté la maison des copains. A Valquières nous avons pausé devant la mairie pour la photo officielle …. des Canards Baladeurs (A l'heure ou fleurisse un peu partout sur les panneaux électoraux des photos des futures équipes municipales je trouve que la nôtre était convaincante et pleine de bonne humeur) Merci à Cathy pour l'accueil à la fromagerie, Xavier pour la corde placée pour sécuriser la montée à la grotte des Fées, et merci pour la mise à notre disposition de la salle polyvalente. Enfin à Dio, merci à Fred de nous avoir proposé Lou Castellou …. mais il y avait rayon de soleil qui a bien voulu nous accueillir sur la terrasse extérieure le temps de notre repas !

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Pendant les trois balades que je vous ai proposé , en parcourant les chemins, vous avez pu découvrir un pays qui est de nature , rude et qui est resté fort longtemps isolé. Les journées hivernales accentuent forcément cette sensation d'être dans un pays de montagne resté à l'écart …. !

A l'arrivée à Montbarri, Christian avec un petit sourire disait « faudra que je me méfie des randos dites faciles !!!! »

Etaient- elles , facile ou pas facile ces randos? Je ne sais pas répondre à cette question !!!! Facile, moyenne, difficile ? …. promenade, balade, randonnée ? Tout en sachant que ce qui est facile pour l'un peut s'avérer difficile pour un autre, l'essentiel restant d'y prendre du plaisir dans un espace de liberté.

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En général : on retient pour coter la difficulté d'une rando les critères suivant : la longueur – le dénivelé – la nature du terrain - les difficultés de repérage et le cadre dans laquelle elle se déroule : plaine, moyenne montagne, montagne , etc. Ces critères sont très subjectifs et varient selon l'évaluateur et en fonction du public auquel il s'adresse. Une même rando peut-être ainsi évaluer facile à moyenne ou moyenne à très difficile … et sa durée peut aussi être sur ou sous évaluée . Le degré de difficulté peut aussi être variable en fonction des conditions climatiques dans lesquelles la randonnée se déroule. Il dépend aussi de l'état physique du moment de chacun, de son matériel ( chaussures, sac et fond de sac, vêtements , etc

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Alors comment classer une randonnée : très facile,facile, moyenne, difficile , très difficile ? C'est compliqué et pourtant faute de mieux il faut bien les utiliser !

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Mes vieux copains ariégeois Jacques Jolfre et Jean Pierre Siréjol ont essayé de répondre à cette question en utilisant un code PORTRAIT pour définir les niveaux de difficultés des randonnées qu'ils proposent .

Premier portrait :

votre forme physique est moyenne

vous n'avez pas d'expérience de la marche

vous ne connaissez pas votre endurance

vous n'avez pas l'habitude de la montagne

vous ne savez ni vous orienter, ni vous servir d'une carte

vous n'avez pas de chaussures adaptées à la longueur de la marche ou à la randonnée, mais seulement des chaussures de sport (tennis, basket) convenant à la promenade

VOUS ETES UN PROMENEUR

*Vous partez souvent « en famille » sur des parcours qui n'excèdent pas trois heures de marche, montée et descente étant considérées comme ayant une durée égale ou vous effectuez des arrêts de dix minutes toutes les heures.

Deuxième portrait :

vous êtes en assez bonne forme physique

vous pouvez marcher en plaine ou en coteau plusieurs heures sans problème

votre connaissance de la montagne est très superficielle

vous ne savez pas bien vous orienter

vous avez des chaussures de marche

VOUS ÊTES UN MARCHEUR

Vous pouvez aborder des parcours de cinq heures , en considérant que la descente se fera approximativement 15 à 20% plus rapidement que la montée

Troisième portrait :

vous êtes en bonne forme physique

vous avez l'expérience courante de la moyenne montagne

vous êtes correctement équipé (chaussures, sac à dos …)

vous savez vous orienter et utiliser une carte

sortir des sentiers tracés et balisés ne vous effraie plus.

VOUS ËTES UN RANDONNEUR

Les randonnées que vous allez entreprendre réclament parfois plus de huit heures de marche. La descente, pat le même parcours, prend environ les trois quarts du temps nécessaire à la montée

**Quatrième portrait

vous avez l'expérience de la haute montagne et vous y partez fréquemment

vous savez vous servir d'un piolet et passer des névés

sans être adepte de l'escalade , vous êtes capable d'utiliser vos mains, pour le plaisir de faire du rocher

VOUS ËTES UN RANDONNEUR EXPERIMENTE

Les longues courses de plus de huit heures, les parcours de hautes crêtes vous sont réservés. Votre temps de descente est de 30% inférieur à celui de la montée

P1080218-JPG.jpg A la lecture de ces portraits je me définis comme RANDONNEUR ! Plutôt bon, plutôt moyen !!!

**Alors pour notre région , je vais écouter un autre copain d'expérience : André Théron**! Que dit-il : P1150266-JPG.jpg (extrait de randonnées pédestres dans le Haut Languedoc -Edisud 1987)

  • Sans vouloir s' enfermer dans un système mathématique et sectaire,, nous avons pensé définir une échelle de difficultés pour le randonneur comme cela existe dans d'autres disciplines*....

Il est bien entendu que cette échelle n'engage que nous-mêmes et reste subjective, mais qu elle peut s' améliorer, se discuter, s'affiner et s' officialiser

A nos yeux , deux critères s'imposent :

LA PENIBILITE D'UN PARCOURS et LA DIFFICULTE TECHNIQUE

La pénibilité d'un parcours est avant tout une difficulté qui peut provenir de la longueur de la randonnée, et de la raideur des pentes du terrain , de la nature du sol (s' il est caillouteux, sablonneux, dur, souple, etc;;) des variations de dénivellement, etc..

La difficulté technique est tout autre. Elle s'attache surtout à des passages vertigineux et des ressauts rocheux qui peuvent présenter un risque d'accident..., à l' orientation, etc.

Puis André décline pour ces deux critères, trois niveaux différents .... pour finalement dans son dernier ouvrage Chemins du Haut Languedoc Caroux n'utiliser qu'une échelle de progression : facile, peu difficile, difficile très difficile et extrèmement difficile …. sans en fixé les limites mais en rappelant qu'entre la vallée de l'Orb et le plateau du Caroux , le dénivellé dépasse 800m et où le mot « bartasser » a trouvé sa place !

P1100481-JPG.jpg Pour ma part dans notre région je fais la différence entre les petites randonnées de plaine (facile) celles des monts qui sont tracées le relief de notre arrière-pays des monts (moyenne) enfin je réserverai le terme difficile aux parcours »alpins » du Caroux .

Vous êtes vous reconnus dans l'un de ces portraits ? Où vous situez-vous entre l'un ou l'autre selon votre propre connaissance de votre niveau …. sans oublier que la durée d'une rando constitue un élément supplémentaire de difficulté. …. Alors facile, moyenne, difficile ? …. promenade, balade, randonnée ? A vous de choisir

MARCHER N'EST PAS UN SPORT ! ....Mettre un pied devant l'autre , écrit Frédéric Gros, c'est un jeu d'enfant. Pas de résultat, pazs de chiffre quaznd on se rencontre: le marcheur dira quel chemin il a pris , sur quel sentier s'offre le plus beau paysage, la vue qu'on a depuis tel promontoire ....et en marchant il n'y a qu'une performance qui compte : l'intensité du ciel, l' éclat des paysage* ! Frédéric Gros: Marcher une philosophie

Jean-Louis Etienne en rajoute "Dans mes pas" :

LE BIEN ETRE EN MARCHANT: la marche est la part autonome du chemin que l'on fit sien, à la recherche d'une meilleure qualité de vie.Dans notre monde urbanisé et connecté, assis face à nos écrans, nous nous rêvons mobiles, sinon nomades. Mille agitations nous pressent. le temps seraitdevenu si rapide que nos pieds ne peuvent le rattraper. Aucun pas n'est dérisoire pour qui avance à la juste mesure du temps

LA JOIE PARTAGEE DU CHEMIN: Que l'on soit âgé, un peu diminué ou sédentaire, on se découvre capable de se dépasser, de se lazisser saisir malgré sa vulnérabilité physique; L' humble razndonneur du dimanche (oudu mardi NDLR!) sait bien la fierté qu' apporte l' accomplissement d' une belle marche. Il est modeste. Il est heureux.

A bientôt sur les chemins

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LA PEAU DE LAPIN, la belle histoire


Vous connaissez « le coup du lapin » ?

C'est de cette façon, d'un grand coup de bâton derrière la nuque, que ma grand-mère assommait et tuait ses lapins 

…. puis d'un coup de main d'experte à l'aide d'un couteau pointu faisait une belle saignée au niveau de l'oeil pour en récupérer le sang dans une assiette

….J'avais 10 ans, je tenais fermement les pattes de l'animal. J'étais impressionné et encore plus, lorsque toujours d'un tour de main habile ma grand-mère « déshabillait » le lapin puis le vidait de ses viscères ! Je ne vous décrirai pas ici tous le détail de l'opération mais elle se terminait lorsque ma grand-mère avait retourné comme un gant la peau de l'animal dépouillé, la remplissant de paille, pour au final, l'accrocher avec les autres à la poutre de la grange en attendant le passage du pelharot qui régulièrement les récupérait .

Pourquoi ; chers amis canards , je vous raconte aujourd'hui ce souvenir d' enfance qui me vient à l'esprit parce que j'ai reçu ce matin – envoyé par Gisèle sur mon smartphone la photo de LA PEAU DE LAPIN . La belle histoire !

Vous le savez Gisèle et Daniel accompagnés par Betty était avec Gérard en Ariège en reconnaissance pour notre séjour d'été à Marc et de passage dans ma ville de Foix ils m'ont envoyé : LA PEAU DE LAPIN !!! La peau de lapin est une brocante située tout à côté du LEO , notre auberge où nous séjournerons fin avril. Mais revenons à mes lapins !

Enfant , je n'avais pas peur du « pelharot » ,c'est une légende. Un grand sac sur le dos, il faisait le tour du quartier en criant : « Pelharot, pelharot, pels de lèbres, pels de lapins ! » Les enfants en avaient peur. On leur disait : « Si tu n’est pas sage, le pelharot te prendra dans son sac ». Il en fallait plus enfant "à l'école de ma grand-mère" pour avoir peur !!!

Il s'appelait Abdelkader Slami, cet homme arrivé d'Algérie était une légende à lui tout seul. La ville de Foix lui a rendu un bel hommage à sa mort à 96 ans ! Il était arrivé en France , par Port-Vendres en 1929 pour venir travaillert chez Pechiney-Sabart près de Tarascon , puis il est venu vivre à Foix où il commença à gagner sa vie en achetant et revendant des peaux de lapins ...et les plumes de canards !!! Quelques années plutard il ouvrait rue Lafaurie une brocante. C'est d'ailleurs dans cette véritable « caverne d'Ali Baba » que les vieux meubles de la ferme de ma grand-mère -après les peaux de lapins- finirent leur jour .

Je me souviens : tous les matins, jusqu'à l'âge de 94 ans le vieux « lpeharot » venait ouvrir sa boutique : ces dernières années, j'allais le saluer lorsque je rendais visite à ma grand-mère à l'hôpital de Foix je lui donnais des nouvelles de Mr Salmi et d'un mouvement de bras avec un œil rieur et complice elle me refaisait … « le coup du lapin » !!! Slami5.jpg Aujourd'hui la maison Slami revit, elle s'appelle LA PEAU DE LAPIN , en Avril j'irai saluer son fils Patrick et de partager avec lui quelques instants de mes souvenirs d'enfance.

NB : La sanquette, qu'es aquò ?  ?

C'est une galette de sang cuite à la poêle que l'on consomme bien chaude ! Je vous l'avoue ça fait un peu vampire ; mais c'est ainsi que pratiquait ma grand-mère : Comme je vous le racontait plus haut la saignée du lapin était recueilli dans une assiette creuse avec un peu de vinaigre. Ma grand-mère rajoutait un d'ail ; d'oignon, de persil de un peu de cansalade (ou de ventrèche, si vous préférez!) puis... touillait le tout avant de faire frire tourne et retourne cette préparation dans la vieille poêle en fer culottée, sur les braises, sous l' âtre de la grande cheminée de la cuisine, où je m'asseyait surveillant la délicate cuisson; Un délice culinaire ariégeois .... avec les fritons de canard!

LES CANARDS CHANTENT BRASSENS

https://www.youtube.com/watch?v=_B2Sdler8Q8

Avec une bêche à l'épaule

Avec, à la lèvre, un doux chant

Avec, à l'âme, un grand courage

Il s'en allait trimer aux champs

BAL(L)ADE AU MONT MARTIN

Lorsque j'ai proposé cette balade LE TOUR DU MONT MARTIN à mes amis les Canards Baladeurs de Cazouls d' Hérault je n'ai pas pensé immédiatement à Brassens, ; le but étant de leur faire découvrir mon village de Valquières, un territoire, construit à travers les âges ,au cœur d'une nature préservée.

Traçant mon itinéraire je visualisais dans ma pensée tous ses chemins, tous ses paysages traversés, toutes ces marques du temps passé qui sont l'héritage commun que l'homme nous a laissé tout au long de son histoire et de son passage sur ....le mont martin

Pauvre Martin, pauvre misère

Creuse la terre, creuse le temps

La chanson de Brassens était venu brusquement brouiller mon esprit mais finalement donnait un sens à mon itinéraire : ce serait celui des Martins ! Car que serait aujourd'hui Valquières s'il n'y avait pas eu tout au long des siècles des Martins pour le préserver. Mon village ne serait que ruine, un territoire abandonné

Pour gagner le pain de sa vie

De l'aurore jusqu'au couchant

Il s'en allait bêcher la terre

En tous les lieux, par tous les temps

Notre Martin d'aujourd'hui je tenais à vous conter son histoire . Il s'appelle André Delmas , il est arrivé à Valquières en 1965 -venu du Gers- avec sa femme , 60 brebis et une vache laitière pour nourrir ses enfants.

Pauvre Martin, pauvre misère

Creuse la terre, creuse le temps

Il avait 35 ans. Il a défriché, retourné la terre du mont Martin; aujourd'hui ses enfants Didier, Jean-Pierre et Gilles perpétuent son travail.

Aujourd'hui, l’élevage est constitué de 66 vaches à viande de la race limousine. Les bêtes sont élevées de façon traditionnelle. Elles pâturent dès le printemps, avec leurs veaux, dans les prairies naturelles autour du village. À cela s’ajoute un troupeau de 600 brebis de race Lacaune que vous rencontrerez l'été sur ces terres à brebis du Pioch Caubel et du mont Martin. Je vous y emmène  !

4 heures de balade , en voici le récit illustré par les photos prises par Gisèle et Daniel !

Pour ceux qui me lisent et qui ne sont pas Canards Baladeurs ; sachez que ces joyeux randonneurs marchent tous les mardis ; c'est un plaisir pour moi de les avoir rejoint et de les inviter ce mardi (!) dans mon village.

Ces Canards sont très engagés au sein de la FFRP et du Comité Départemental, je me devais de mettre en valeur le GR qui passe dans mon village :le GR7! 034-P1250272.jpg

Moins connu et fréquenté que les incontournables chemin de Compostelle et les prestigieux GR5, 10 ou 20 , il est pourtant passionnant à suivre et il vous conduira au bout de l'Europe !

Nous serons modeste , nous le suivrons sur son nouveau tracé entre les deux hameaux de ma commune Dio, et Valquières ; ou plutôt Valqières et Dio !

188-P1250479.jpg Pour aller de Valquières à Dio il suffit à la sortie du village de suivre la petite route (c'était l'ancien tracé du GR ) que j'aime beaucoup une promenade que j'ai fait maintes fois avec mes enfants et mes petits enfants ! Vous y verrez de vieux calvaires, de belles cabanes de pierres et les anciennes étagères de Campels cultivées jadis§ Ce n'est cet itinéraire que nous avons suivi mais le nouveau tracé qui part des jardins de Valquières et de son lavoir couvert pour descendre à travers bois par un vieux chemins le long du Garel. jusqu'aux champs que cultivaient les anciens les siècles derniers. 064-P1250306.jpg Au passage les observations géologiques sont remarquables et puis si l'on quitte un peu le chemin lorsqu'on rejoint les Ruffes , le paysage et les couleurs sont magnifiques ! Profitons - en! P1160680.JPG

Après ce petit aparté géologique, on continue notre chemin. Nous traversons un peu plus loin un autre petit ruisseau le Brayou qui descend du plateau et de l'autre côté les ânesses d'Amandine nous attendent ! P1160685.JPG

Après être passé devant une grande cuve de retenue d'eau c'est sur de belles dalles de grès que le chemin est tracé pour revenir à la route de Dio.. Dio , le village, son église , son château nous le laissons pour aujourd'hui …. nous reviendrons dans 15 jours. Aujourd'hui ,nous allons voir les fées !!!

182-P1250471.jpg Elles se cachent dans une grotte des falaises de Dio ! L'entrée de la grotte est repérable par un grand chêne mais il faut grimper à travers les éboulis pour accéder à l'entrée. Merci Xavier de nous avoir mis une corde c'est plus facile !

Comme beaucoup de grottes ici , la grotte des fées n'a pas été occupée au Néolithique , c'était un lieu de culte, d'offrande, de sépulture/ unnamed.jpg

Il faut courber le dos, pour pénétrer dans le boyau de la grotte ; quelques téméraires canards m' ont suivi et Gisèle a trouvé …. les fées !!!!

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Nous n'en n'avons pas fini avec l'histoire de Dio et ses légendes/ C'est sur les traces de Théodebert 1er , petit fils de Clovis, venu chasser les Wisigoths en Septinamie que nous marchons. Une belle légende et une belle qui serait trop long a vous raconter . Dans sa conquête de la Septimanie le jeune Théodebert en arrivant à Cabrières fut séduit par une jeune romaine Deoteria qu'il ramena à la Cour Royale ( si vous ^étes curieux lisez la légende de la dame de Cabrières http://c-lemag.com/la-legende-de-deotaria-de-cabrieres/ !!!

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Pas trop le temps de rêver à la belle romaine …. après une belle grimpette nous arrivons au pied des éoliennes de Dio sur les terres de nos « martins » 301-P1250706.jpg Sans laisser voir, sur son visage

Ni l'air jaloux ni l'air méchant

Il retournait le champ des autres

Toujours bêchant, toujours bêchant 310-P1250725.jpg Nous sommes arrivés sur les pistes du Pioch Caubel et celles du Mont Martin. Nous les suivrons pour revenir vers Valquières au milieu des champs travaillées

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où restent debout de magnifiques bergeries construites de leur main par nos ancêtres. Et tout autour de nous le paysage se découvre !
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Du Caroux au Larzac et à l'horizon l'Aigoual ; la mer et les Pyrénées …. 319-P1250743.jpg Un dernier vieux chemins et sous le soleil déclinant et une lumière douce d'hiver nous retrouvons les toits de Valquières. P1160726.JPG Et photo souvenir au pied des escaliers de la mairie pour clôturer cette belle journée ! 371-P1250836.jpg

Merci à tous

Pauvre Martin, pauvre misère

Creuse la terre, creuse le temps

A bientôt sur d'autres chemins!

PS: http://www.geologica-rando.com/actus-rando/dio-et-valquieres-mon-village Un article de mon blog où je présente mon village !

CABANES ET ORRYS D'ARIEGE

P1110126.JPG Avant de partir cet été en Haute-Ariège, j’avais envie de vous parler de ces abris vulnérables , lieu de repos, lieu de protection qui sont souvent les bienvenus lorsque vous les découvrez au cours d’une balade pour le temps d’un casse-croûte, …d’un orage …d’une bourrasque de neige … ou d’une nuit étoilée.

Ces cabanes et orrys il y a en de forts beaux, les plus connus sont ceux du hameau pastoral de Goutets du massif des trois Seigneurs et ceux de Carla dans la vallée du Vicdessos .

L’Ariège en compte environ 280 répertoriées sur son territoire sauvage , elles font parties du patrimoine de la montagne, elles participent au maintien d’une tradition pastorale, elles sont aussi une richesse pour le tourisme vert. Beaucoup de ces cabanes n’existent que grâce aux efforts de bénévoles et d’association qui les restaurent.

Je profite de cette petite page pour rendre hommage à l’Aapre, l’Association ariégeoise pour l’emploi qui sauve de la destruction des bâtis anciens de pierre sèches … et la mémoire qui va avec. On lui doit entre autre la reconstruction des orrys de Soulcem et du hameau d’estive de Goutets et bien d’autres restaurations : les capitelles de Camont, le pavage des ruelles du village d’Orus, chapelles du Maz d ‘Azil, etc… L’Aapre est avant tout une structure de réinsertion qui s’ouvre à des chômeurs de longue date, des Rmistes, des jeunes sans formation. Une belle histoire de cailloux et de travail social.

Une raison de plus pour respecter ces lieux… et leurs occupants ! De nombreuses cabanes sont utilisés par les bergers en été, certaines sont parfois fermées à clé. Quelques cabanes sont réservées aux chasseurs en automne, lors de la chasse à l’isard.

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Il est a déploré que certaines cabanes soient régulièrement vandalisées : bas-flancs détruits, portes et fenêtres arrachés de leur gong, graffitis sur les murs, ordures et bouteilles abandonnées sur place. En espérant que tous ces gestes puissent rester marginaux.

Ces petits trésors cachés ou nous allons chercher quelques heures de plaisir simple loin du quotidien, méritent de notre part un immense respect. Pensons toujours à ce que nous allons laisser aux générations futures. Même une simple cabane, c’est important ….Une raison de plus à vous encourager à partir à la découverte de la Haute Ariège. Partez à la découverte de la Haute-Ariège et allez vous perdre le long de ses 160 kilomètres de « frontière-sauvage », dans ces espaces vierges peu fréquentés loin des sentiers battus, vous y trouverez toujours un abri accueillant !

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SUR LES CROUPES DE MONTBRINGUES, une randonnée volcanique


JANVIER 2020 - Première sortie sur ma commune de DIO et VALQUIERES avec les CANARDS BALADEURS de CAZOULS D' HERAULT

https://www.youtube.com/watch?v=IIz-wGM4vHs

coin coin coin coin coin coin qui cancane, qui cancane coin coin coin coin coin coin le canard de mon voisin.

sous la pluie, sous la pluie il barbote, il barbote sous la pluie, sous la pluie en faisant des clapotis.

coin coin coin coin coin coin dans la mare, dans la mare coin coin coin coin coin coin le canard fait son shampooing.

plume bleue , plume bleue c’est la fête, c’est la fête plume bleue, plume bleue (lentement) c’est la fête quand il pleut .

La balade de MONTBRINGUES est une de mes préférées parce qu'elle offre lorsque l'on chemine, la-haut, de merveilleux panoramas. Ces croupes volcaniques de 2Ma font parti de l'Escandorgue*

L'Escandorgue est cette longue échine volcanique nord-sud, verte et arrondie; qui s'ancre au nord sur le causse du Larzac. Il sépare le bassin de la Lergue et du Salagou à l'est, du bassin de l'Orb à l'ouest. Il dépasse 850 m d'altitude au nord et avoisine les 400m au sud. Il n'est habité que par de petits villages ou hameaux. La RD 35 franchit l'Escandorgue par le Col de la Baraque de Bral, entre Lunas et Lodève, tandis que la RD 908 suit un moment son échine pour relier Bédarieux à Clermont-l'Hérault.

Nous sommes partis de VERNAZOUBRES: c'est le troisième hameau de ma commune DIO et VALQUIERES .

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VERNAZOUBRES, c' est quelques belles maisons alignées entre le petit ruisseau le Vernoubrel et les falaises qui les abritent du vent du Nord. En face d'elles, le massif de Montbringues couvert de châtaigniers centenaires. C'est le but de notre balade

En voiture vous n'irez pas plus loin - à moins d'être chasseur de sangliers! C'est à pied que nous irons, nous prendrons notre temps ....

« La marche, on n'a rien trouvé de mieux pour aller plus lentement …. Allez plus vite ? Alors ne marchez pas, faites autre chose : roulez, glissez ; volez. Ne marchez pas . Et puis, marchant il n'y a qu'une performance qui compte : l'intensité du ciel, l'éclat des paysage.... » Extrait de : Marcher, une philosophie . Frédéric Gros !Un peu de philo , avant de partir ....!

J'avais dit aux "Canards" on fera environ 7 à 8kms ou peut-être un peu plus .... on verra en chemin....

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Le cheminement est simple : au dernières maisons de Vernazoubres (on peut même s'y arrêter pour piqueniquer!), on traverse le Vernoubrel et on longe les châtaigniers pour s'engager sur le flanc du Montbringues par un sentier qui conduit à Brénas chez nos voisins. Nous nous arrêterons avant sur un faux-plat herbeux un petit col.

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Il s'agit maintenant de rejoindre le sommet de Montbringues. Parcours délicat qui traverse des champs agricoles privés. Cap a mount ! Comme on dit ici !

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Après avoir franchit quelques clôtures nous y sommes "sur le fil de l'Escandorgue" et dans le vent ! Mais le paysage est superbe ....

P1190406.JPG Vue sur le Salagou Un petit clin d' œil à Georges Souche et son dernier ouvrage « La traversée des brumes » et sa dédicace : Pour Jean-Claude et Nicole, ce voyage au pays des métamorphoses, où '' tout change tout le temps''

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« Un dernier coup d' œil sur notre monde et nous voilà ramenés dans une troisième durée, celle de l'individu que nous sommes et dont nous percevons par contraste le destin éphémère et dérisoire …... Ici, on y ressent …..les durées contradictoires qui cohabitent en nous, comme cohexistent autour de nous des ères géologiques différentes . C'est peut-être ces contradictions du temps rendu sensible qui expliquent le mélange de délice et d'angoisse qu'on y éprouve » Extrait de La traversée des brumes. G.Souche texte J C Forêt p64 - Cardabelle Editions

Ici le climat est sévère lorsque pluie et vent s'en mêlent.... et les arbres sont rares sue ces croupes verdoyantes pour s'abriter . Faut courber l'échine et allonger le pas ! En ligne de mire .... des palombières

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Pour la défense des palombes ... les canards ont manifesté joyeusement et pacifiquement en occupant le temps d'une photo-souvenir une palombière !(Hé oui;, elle n'ont pas le choix , elles doivent passer là nos courageuses palombes pour voler vers le Sud!)

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Nous repartons ! Au fond la silhouette de la belle chapelle Saint- Amans se détache sur une bute. Si, par temps gris vous ne la voyez pas , visez les antennes du Puech Caubel et vous retrouverez votre chemin.

Nous y sommes, après avoir essuyé quelques bonnes rafales de vent, de pluie et quelques grêlons, elle est la bienvenue pour une pause.

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Par beau temps sur ce parcours la vue est immense sur tout le Lodévois et le Salagou d'un côté ; sur les monts d'Orb, le Caroux et l'Espinouse de l'autre ; au loin vers le S. , on pourrait apercevoir le liseré bleu du littoral et par temps clair ; au S.O. , la chaîne des Pyrénées ! Ce n'est pas le cas aujourd'hui!

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A l'abri sous le porche de la chapelle , je souris , en pensant au pèlerinage qui a lieu ici tous les étés -depuis la construction de la chapelle-, des prières destinées à demander au ciel des conditions climatiques favorables aux divers "biens de la terre" autrement-dit .... LA PLUIE !

Cette chapelle fut édifiée, en 1868 sur le Camin Ferrat à l'emplacement d'un ancien ermitage. Bâtie dans le style des bergeries caussenardes, elle est d'une beauté sobre. Très surbaissée, outre son porche elle présente un chevet rond . Dans les murs alternent le blanc du calcaire et le noir du basalte , un superbe toit de lauzes calcaires couvre l'ensemble. Cet humble édifice rural perdu et solitaire dans le paysage simple et majestueux des croupes volcaniques compose un tableau superbe

  • d'après un texte de H. Martin

Il est temps de reprendre notre chemin, si l'on ne veut pas que le ciel nous tombe sur la tête ''Ora pro Nobis'' ! Un chemin gris ; gris comme le ciel, quelques lacets carrossables, à nouveau le chemin , le GR7 qui nous conduira tout droit (ou presque) à Vernazoubres .... et la boucle sera bouclée !

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Au passage nous nous arrêtons à la croix de la Durante pour vous montrer mon village VALQUIERES, blotti lui aussi sous les blanches falaises avec ses vieilles maisons de grès et sa petite église à tour carrée couverte de lauzes (fin XIIIè/XIVè).

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Fini le noir basalte pour aujourd'hui .... les ruffes réapparaissent au bas des pentes !!!

Nous aurons bien fait une dizaine de kilomètres d'un bon pas pour 4 heures de marche et une belle boucle malgré le temps mitigé !

Merci aux Canards Baroudeurs qui m'ont accompagné

Merci à Daniel pour les photos et à Gisèle pour le thé chaud et les petits gateaux à la'arrivée (Ora pro Nobis !!!!)

Et à la prochaine sur le MONT MARTIN !

PS: Cette balade est extraite de MES ITINERAIRES AUTOUR DE DIO ET VALQUIERES

http://www.geologica-rando.com/actus-rando/dio-et-valquieres

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LA TRAGEDIE D' IZOURT


L’étang d’ Izourt , situé à 1647m dans la vallée d’Artiès, est le but de promenade de nombreux randonneurs et l’accès par le couloir de la Caudière vers les étangs de Fourcat et les sommets qui les dominent. Peu d’entre eux connaissent le drame humain qui s’est déroulé sur le bord de ce lac et passent là sans savoir que le 24 mars 1939 des hommes jeunes , montagnards aguerris, sont morts, victimes d’une tempête de neige.


Le 24 mars 1939 alors que l’ensemble des regards se portent vers l’Allemagne et que la guerre est imminente, un drame se joue sur le chantier de la Société hydroélectrique des Pyrénées sur les bords de l’Etang d’Izourt dans le Vicdessos 


La nécessité de produire plus d’aluminium pour fabriquer les avions indispensables à la guerre qui se prépare fait démarrer un chantier en 1938 sur les bords de l’étang d’Izourt pour construire un barrage destiné à augmenter le volume de l’étang. Un dur travail dans la montagne commence avec de faibles moyens techniques. Des ouvriers italiens opèrent le dérochement de la falaise , des baraques destinées à les accueillir sont construites au pied de la montagne.

Quand la catastrophe survient, cela fait deux ans que le chantier du barrage a commencé. Pour le construire, la société hydroélectrique a fait appel à la main-d'oeuvre italienne, tentée de fuir la misère économique de leur pays. Ces ouvriers viennent des Alpes italiennes et sont habitués aux rigueurs de la montagne.

Le 24 mars 1939, la tempête fait rage et bloque les travaux. Les ouvriers sont confinés dans leurs baraquements de pierres, conçus pour résister aux intempéries. Mais la violence de la tempête associée à l'accumulation de la neige tombée depuis plusieurs jours sur les bâtiments provoquent l'effondrement de deux d'entre eux sur leurs occupants. 

Le bilan est lourd : 31 morts, dont 29 ouvriers de nationalité italienne. Ce n'est que quelques jours après la tragédie que leurs corps sont descendus dans la vallée, grâce notamment  à l'aide des skieurs de la 81e compagnie de Régiment d’Infanterie Alpine (RIA) de Montpellier.

De la tragédie, il ne reste que le barrage. Et les ruines des baraquements de pierres où les ouvriers ont perdu la vie.

Les familles italiennes étant trop pauvres pour rapatrier les corps de leurs proches, toutes les victimes sont enterrées dans le petit cimetière de Vicdessos, le 31 mars 1939.

En 2002, une association naît pour perpétuer le souvenir de cette tragédie, la plus importante de la vallée, et la mémoire des victimes. Ricordate-Izourt organise régulièrement des journées franco-italiennes. Des descendants des victimes peuvent ainsi se recueillir sur les lieux du drame et sur la tombe des leurs aïeux. 

Durant notre séjour en Haute-Ariège à Marc , nous aurons l'occasion de monter à l'étang d'Izourt où une stèle commémore cette tragédie

PHOTOS SOUVENIR D'UN DE MES PASSAGES A IZOURT AVEC NICOLE ET DES AMIS

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Plus haut, la Haute-Ariège, offre aux randonneurs -d'aujourd'hui- ses plus beaux panoramas !

L' étang du Fourcat Izourt3.jpg

La montée au pic Tristagne Izourt4.jpg

PS: pour en savoir plus sur cette tragédie , vous pouvez ouvrir ce lien http://auzatvicdessos.free.fr/izourt2.htm (24 mars 1939 - Izourt : Récit d'une catastrophe)


et DEROULER LE MENU pour préparer et découvrir votre séjour dans LE VICDESSOS (c'est génial!) http://auzatvicdessos.free.fr/index.htm


BIENVENUE AU PAYS DU MONCALM .....A BIENTOT EN ARIEGE !

J'AI MARCHE SUR MARS …. AVEC DES CANARDS!

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On a marché pour la première fois sur la Lune …. c'était il y a un demi – siècle déjà ! Mais aujourd'hui le 7 janvier 2020 …. j'ai marché sur MARS !

Les chaînes infos, les réseaux sociaux, la presse n'ont pas couvert cet événement . Un site comme https://www.futura-sciences.com/ n'en parle pas non plus . Bien sur C'est un scoop , une exclusivité de http://www.geologica-rando.com/ posté dans sa page http://www.geologica-rando.com/randos-canards. Voici quelques images qui nous sont parvenues ce matin , en direct , de la planète rouge MARS, la planète rouge ?

Mars est l'une des cinq planètes visibles à l’œil nu. Ainsi, dans l'Antiquité déjà, les Romains avaient constaté dans le ciel la couleur rouge si particulière de la quatrième planète du Système solaire. Traduisant sa couleur comme le résultat du sang versé sur d'immenses champs de bataille, ils ont choisi de lui donner le nom de leur dieu de la Guerre. Aujourd'hui, nous savons qu'aucune guerre sanglante n'a eu lieu sur le sol de la Planète rouge. Si Mars nous apparaît ainsi teintée, c'est que son sol est assez largement composé d'oxyde de fer : de la rouille, en quelque sorte.

Une planète rouge comme la rouille çà vous parle ?

Mais bien sur ! C'est notre planète SALAGOU et pas étonnant qu'on ai donné à ce promontoire qui le domine entre Mourèze et Liausson le nom de MONT MARS !

Voilà vous l'avais compris ce n'était pas un scoop , Hergé -s'il était encore parmi nous- n'en aurait pas fait une BD « On a marché sur MARS » .

La vérité : c'était la première sortie de la nouvelle décennie des CANARDS BALADEURS de Cazouls d'Hérault que j'ai eu le grand plaisir d'accompagner au sommet du Mont Mars une grimpette à 500m d'altitude .

Ce n'est pas un vent solaire qui soufflait en ce début Janvier sur les pentes du mont, mais un bon vent du nord qui chassait les nuages , dégageait le ciel et nous offrait une belle luminosité  et de beaux panoramas sur notre planète Salagou … à couper le souffle!

Nous n'étions pas sur Mars pas de tempêtes qui secouent la planète, soulevant des nuages de sables rougeâtres 

On peut cependant rêver en admirant du bord de la crête de Lousses la belle découpe du lac du Salagou posé dans son écrin de Ruffes . Une nature fragile à protéger que la Terre nous à offert depuis 250 millions d'A .

Mais vous pouvez tout autant rêver quand dans le ciel , l'astre rouge nous offre ses nuances de teintes ocres quand sur son sol souffle les grandes tempêtes solaires soulevant des poussières de 3 milliards d'A.

Bon … place aux Canards Baladeurs et à leur aventure martienne qui n'aura finalement duré que …5h .

On est bien sur Mars les Canards …. un O.V.N.I survole le mont !

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Illusion ! Il ne s'agit que d'un bombardier d'eau de la Sécurité Civile en exercice au-dessus du lac du Salagou !

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Je pénètre au cœur de la planète rouge. Je vais savoir il y a -t- il des petits hommes verts ? Ils arrivent …

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Illusion encore  …. Ce sont mes Canards  Baladeurs de Cazouls d'Hérault !

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Fini de rêver …. voici le vrai récit

Nous sommes parti du petit village de Liausson P1160418.JPG passé le col de Portes

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Sur les sentes des crêtes de Lousses  P1160361.JPG

A travers une végétation dense , nous découvrons un paysage qui nous est familié

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Le pays où je suis arrivé il y a plus de 40 ans et qui est le mien. Des sentiers que j'ai parcouru avec mes enfants, mes petits enfants et aujourd'hui avec vous !

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Passez les crêtes et la descente dans la combe nous voici arrivés au col de Lousses . Un vaste terre plein herbeux qui passe à proximité de la ferme ruinée de Vielh Arièges .

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Allez ! Tous ensemble et solidaire ! Encore un petit effort et une grimpette sur les flanc du Mt Mars  où mes Canards disparaissent dans une végétation dense... cic clac juste le temps d'apercevoir les trois derniers de la file!

P1160376.JPG Et un dernier regard sur Octon et la vallée du Salagou  !

Nous y sommes 502m , le sommet du Mont Mars ! Daniel , c'est le moment de nous mettre dans la boite !

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C'est fait !!! 130-P1160537.jpg

Chut les Canards ! Recueillement... nous sommes dans la chapelle de l'ermitage de Sainte Scholastique .

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Allez on reprend les sacs … faut penser au retour

C'est vers Mourèze que nous descendons . Dans le merveilleux décor des chaos dolomitiques

Contents les Canards

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Moi aussi

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On rentre à la queue leu leu  …. et d'un bon pas !

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Allo Gisèle ! Tout va bien ! JC nous a perdu mais nous rentrons au complet ! Tu peux préparer le bar et la galette !!!! P1160392.JPG

Merci pour cette première de Janvier; Merci Daniel pour tes photos; Merci Gisèle de nous avoir rejoint.

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Et à bientôt sous d'autres cieux et d'autres chemins joyeux  !

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JEAN DE L'OURS !…..

Si, cet été vous montez (ou remontez !) au Valier, vous aurez peut-être la chance d’écouter au refuge des Estagnous, à la veillée, la plus célèbre des légendes ariégeoises, celle de Jean de l’Ours…. la voici, comme si vous y étiez ! ! !

Jadis une jolie jeune fille avait l'habitude d'aller dans la forêt. Elle y ramassait du bois. Un ours la vit et la suivit. Quand il sut quelle ne pouvait plus se sauver, il lui sauta dessus et l'emporta dans sa tanière. Enfermée dans une caverne, elle dut vivre avec l'ours et même elle devint sa femme. L'ours était très gentil avec elle. Il lui rapportait chaque jour des brebis volées, du miel, des pommes, des poissons, des cerises. Jamais elle n'avait eu tant de nourriture. Mais avant de partir, il prenait soin de clore la caverne avec une grosse pierre. Sans cela elle se serait sauvée depuis fort longtemps.

Au bout d'un an un beau garçon naquit. Il avait les membres poilus comme son père et le visage avenant de sa mère. On l'appela Jean. Jean de l'Ours. Jusqu'à sept ans il grandit à vue d'oeil. Nourri de chairs crues et de bons fruits, il faisait plaisir à voir. Quand le père partait dans la forêt ou la campagne après avoir refermé la caverne, la mère lui racontait ce qui était arrivé et combien parfois elle se trouvait malheureuse d'être réduite au rang de bête. Elle lui racontait aussi qu'il y avait de par le monde beaucoup d'autres hommes et des enfants semblables à lui. Alors Jean essayait d'ébranler la grosse dalle. "Bientôt, je ferai tomber la pierre et l'on pourra partir."disait-il à sa mère

L'enfant devenait de jour en jour plus fort. Il aimait combattre avec son père pour s'amuser dans la grotte obscure. Ainsi il entraînait ses muscles. Enfin, le jour vint où Jean fit basculer la pierre et prenant la main de sa mère, ils s'enfuirent à toutes jambes. L'ours les appela, pleura même, mais rien n'y fit. Jean et sa mère allèrent dans le monde des hommes. "Maintenant, il te faut travailler." dit la brave femme à son fils. Elle avait un parent forgeron et Jean entra chez lui comme apprenti. Mais dès qu'il prit une barre de fer, il fracassa l'enclume d'un seul coup. "Eh bien petit ! Ne tape pas si fort, tu vas vraiment tout casser."cria le forgeron. Jean écouta son maître et devint un ouvrier très habile, sachant façonner socs de charrues, chaînes, outils de toutes sortes. Il martelait comme un forcené toute la journée. Pourtant le forgeron oubliait de le payer. Il lui en fit la remarque. "Et combien faudra-t-il te payer ?" dit le mauvais maître. "Donnez-moi seulement les éclats de fer qui tombent à terre. Cela me suffira."

Le forgeron se montra tout d'abord réjoui. Mais très vite il déchanta. Jean de l'Ours s'était remis à battre le fer avec tant de force qu'il pouvait le soir ramasser les éclats à la pelle. Bientôt il en eut assez pour se faire une canne de cinq cents kilos. Trois hommes n'auraient pas suffi pour la porter ; lui, par contre, la faisait rouler comme une baguette. "Maître forgeron, nous sommes quittes maintenant..."dit Jean non sans plaisir, Jean de l'Ours prit le chemin. Il avait le désir de voir le monde. Il marcha longuement et tomba sur un grand gaillard qui jouait au palet avec des meules de moulin. "Que fais-tu donc là ?" "Je m'amuse pour passer le temps. Je m'appelle Roue de Moulin." "Eh bien Roue de Moulin, on peut dire que tu es fort ! Viens avec moi courir le monde. A nous deux nous serons si forts que nous n'aurons à craindre personne."

Roue de Moulin ramassa ses meules et partit avec Jean de l'Ours. Ils marchèrent longuement. En traversant un bois ils virent un homme en train d'abattre un grand chêne. Jean de l'Ours et Roue de Moulin le regardèrent. En un rien de temps, l'arbre se transforma en fagot. "Je vois, bûcheron, que tu es un homme fort. Moi, je suis Jean de l'Ours et voici Roue de Moulin. Comment t'appelles-tu ?" "Coupe Chêne." "Eh bien, Coupe Chêne, viens avec nous. A nous trois, nous n'aurons à craindre personne."

Les voilà qui marchent longuement. Bientôt, ils rencontrent un gros gaillard en train d'arracher une colline. "Que fais-tu donc ?" "Cette colline m'empêche de voir les hautes montagnes. Aussi suis-je en train de la déplacer." "On peut dire que tu es fort." "Oui, je suis fort, mais vous aussi à ce que je vois." "Comment t'appelles-tu ?" "Appelez-moi Porte Montagne."

Ils marchèrent longuement, marchèrent. La nuit les surprit au milieu d'un grand bois. Il y faisait noir comme dans le ventre d'un loup. Ils avaient faim aussi. Ils rêvèrent d'une maison bien confortable avec un grand feu dans la cheminée et une bonne soupe dans le chaudron. Ils aperçurent alors une lumière au loin et bientôt ils se trouvèrent devant un grand château. La porte était ouverte. Ils entrèrent et visitèrent toutes les pièces de la cave au grenier. Il n'y avait personne. Dans la cuisine un bon repas était prêt et le feu flambait gaiement. Ils s'installèrent : pain, rôtis, pâtés étaient là en abondance ainsi que le vin. Ensuite, ils se couchèrent et personne ne vint les déranger.

Jean se promena le lendemain dans les chambres, les unes plus jolies que les autres, sa canne de fer à la main, et revint à la cuisine. "Mes amis, nous resterons quelque temps ici, le lieu ne peut que nous plaire." "Et si le propriétaire vient ?" "On aura beaucoup de plaisir à le voir." Jean de l'Ours, Coupe Chêne, Roue de Moulin et Porte Montagne parlèrent au coin du feu. "Voilà, il y en aura un chaque jour qui restera au château, les autres iront à la chasse aux alentours. Dès que le dîner sera prêt, il sonnera la cloche et nous reviendrons." conclut Coupe Chêne

Ce fut Roue de Moulin qui commença. Il fit une bonne soupe et allait justement mettre le sel quand tout à coup, dans la cheminée où il était, il y eut un sacré tintamarre. Comme de la grêle, tombaient ici une main, ici un bras, ici une oreille, une tête, une jambe et à peine tombé, tout se ressoudait autour d'un tronc humain poilu et musclé. Quand les yeux de braise noire furent fixés, l'homme ainsi constitué dit à Roue de Moulin "Allume-moi ma pipe."

Sa voix avait de quoi faire frémir. Roue de Moulin tremblant de peur se pencha vers le feu. L'homme reconstitué en profita pour lui sauter dessus, pour l'assommer et le laisser pour mort au milieu de la cuisine. La cloche pour le dîner ne sonnant pas, les chasseurs revinrent tout de même. "Mais que t'est-t-il arrivé ?" demandèrent-ils à Roue de Moulin. "Je ne sais pas, j'ai glissé sur une pierre près de la fontaine. Je ne m'en rappelle plus." dit-il.

La nuit passa. Ce fut le tour de Coupe Chêne de faire le ménage et la cuisine. L'homme de la cheminée tomba comme la grêle, se reconstitua et laissa Coupe Chêne à demi mort sur le plancher. La cloche ne sonna pas. Quand les chasseurs revinrent, ils dirent : "Que t'est-t-il arrivé ?" "Je suis allé au bûcher. Une bûche m'est tombée sur la tête. Je ne sais plus." "Bien, va te reposer. Dans une heure, tu n'y penseras plus. Demain ce sera le tour de Porte Montagne." dit Jean de l'Ours.

Celui-ci s'affairait autour du fourneau et de la cheminée quand la grêle se mit à tomber. "Allume-moi ma pipe," dit l'homme de la cheminée. "Oui," dit Porte Montagne, tout étonné.

Et lorsqu'il allait saisir un tison, il fut frappé à la nuque et étendu raide mort. Jean de l'Ours voyant arriver l'heure du déjeuner sans que sonnât la cloche, dit à ses compagnons "Il faut rentrer. J'ai peur qu'un nouveau malheur ne soit arrivé." Ils trouvèrent Porte Montagne étendu sur le plancher avec un fort mal à la tête. "Je suis allé, à la cave chercher du vin. En remontant j'ai dégringolé de l'échelle je ne sais comment. J'ai tout oublié." dit-il.

Jean de l'Ours s'étonna encore et même fut très énervé. "Demain, ce sera mon tour et je vous promets que la cloche sonnera." Le lendemain, Roue de Moulin, Coupe Chêne et Porte Montagne allèrent courir les bois en quête de gibier. En chemin, ils se racontèrent leurs tristes aventures. "Jean de l'Ours fait le fier, mais quand l'autre lui demandera du feu, il aura bien son coup sur la nuque." Pendant ce temps, voilà que la grêle tombe dans la cuisine devant Jean tout étonné. Lorsque l'homme fut reconstitué, il lui dit : "Allume-moi ma pipe !" "Allume-la toi-même !" "Je te dis d'allumer ma pipe !"

Et comme rien ne se passait, le diable, oui le diable, car c'était lui, se jeta sur Jean de l'Ours. Aussitôt, ils s'empoignèrent, roulèrent sur le sol, se griffèrent, se mordirent, s'arrachèrent les vêtements puis la peau, les cheveux avec tant de force et de hargne que tous les objets de la cuisine volèrent dans tous les sens : casseroles, fourchettes, couteaux, chenets de la cheminée, barrique de vin, coffre à farine, bahut et bien d'autres choses encore. Le diable se retrouva sur le sol, visage contre terre, immobile, tout ensanglanté. Jean de l'Ours essuya la sueur qui coulait sur son front et voyant le vaincu à terre, il lui posa une grosse pierre sur le dos, puis s'occupa à préparer le repas. À midi, il alla sonner la cloche.

Les chasseurs étonnés se dirent "Aujourd'hui, l'homme de la cheminée n'a pas dû venir. Jean de l'Ours a bien plus de chance que nous." Quand ils entrèrent dans la cuisine, ils trouvèrent Jean fort en colère. "Il est venu, oui, ce diable de la cheminée et l'on s'est sérieusement frictionné les côtes. Vous auriez pu me dire de qui il s'agissait. Et figurez-vous au moment où je sonnais la cloche,