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Posted on 22nd Jun, 2017 in GR Balades et randos

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Du CAROUX à l 'ESPINOUSE ! Mes plus belles randonnées

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IDENTITE

Le massif du Caroux-Espinouse , balcon cévenol le plus rapproché du littoral méditerranéen, est notre montagne héraultaise. Reconnaissable de loin à sa forme trapue , du haut de ses 1000m d ‘altitude environ, il barre l’horizon nord de la plaine biterroise.

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Sous une identité commune regroupée sous l’appellation « Monts de l’Espinouse » il sont pourtant fort différent.

LEspinouse proprement dite (1124m) flanquée à l’W par le Sommail (1117m) auquel elle est rattachée par le col de Fontfroide (972m) , bordée au NE par la vallée de la Mare, se prolongeant à l’E jusqu’au Plo des Brus (1098m), la montagne d’Aret (1072m) et la Montagne de Rosis (1059m) est entièrement située en versant océanique, déversant ses eaux vers l’Agout et l’Arn.

Au Sud, culminant à 1090m, le Caroux, s’appuyant sur le sommet de l’Espinouse, est un magnifique bastion tabulaire de forme sensiblement rectangulaire limité au N par la haute vallée de Douch, à l’E par les gorges de Colombières , à l’W par celles d’Héric et au S par la vallée de l’Orb qu’il domine de plus de 900m, est entièrement tourné vers la Méditerranée.

Cette situation géographique, à cheval sur la ligne de partage des eaux, ces interpénétrations d’influences atlantique, méditerranéenne et montagnarde vont différencier fortement les deux massifs, tant sur le plan climatique , que sur celui de la flore:  forêts et verdure descendant en pente douce sur de hauts plateaux au N, un sommet quasi plat recouvert de landes à bruyères, de genêts, fougères et parsemé de tourbières , et au S des flancs rocheux escarpés où s’étagent un maquis de chênes-verts puis des hêtres, des châtaigniers ou des résineux apportés par l’homme ; formation d’un climat de transition, rude et coléreux, caractérisé par sa grande instabilité, particulièrement au niveau du régime des pluies : la neige blanchira les cimes et le plateau l’hiver mais souvent l’Espinouse se couvrira d’une grisaille humide, le Caroux , « la Montagne de lumière » vous offrira un automne flamboyant et de belles journées tièdes, le printemps souvent pluvieux sera doux comme l’automne , fleuri et parfumé, l’été, chaud et souriant, n’échappera pas à quelques violents orages.

Géologiquement, les deux massifs ont une histoire commune qui commence lors du plissement hercynien couvrant une période s’étalant de –345M.A à –225M.A, soit pendant 120M.A. Ainsi naissait une grande chaîne de montagne, essentiellement constituée de schistes , micaschistes et gneiss issus de la profondeur et culminant à près de 8000m d’altitude. Puis , dès la fin de l’ère primaire, l’érosion sous un climat tropical à fait son œuvre, nivelant la chaîne hercynienne et aboutissant à la veille du plissement alpin , à la formation d’une pénéplaine, culminant à peine à 200m d’altitude, dont on retrouve les molles ondulations sur les plateaux des monts de l’Espinouse. Mais à la fin de l’ère tertiaire, la genèse des Alpes et des Pyrénées touche le vieux Massif Central , active les vieilles failles E-W et tel un soc de charrue relève toute les bordures S-SE de la Montagne Noire, à une hauteur d’environ 1000m , et donnant au Caroux son découpage prismatique et ses gorges N-S. Modifiée par le refroidissement climatique de l’ère quaternaire, l’action de l’érosion se poursuit dégageant la masse gneissique au dépend des schistes et micaschistes sculptant au massif sa forme actuelle. Plus au Nord, le relèvement alpin étant moins intense , la reprise de l’érosion affectera moins l’Espinouse, créant un relief moins perturbé et escarpé mais tout autant attractif., pour nous , randonneurs

Désertés par la population, les Monts de l Espinouse et du Caroux ont gardé un réseau très dense d’anciens chemins et de sentiers , parcourus dès le Néolithique et entretenus et maintenus jusqu’à nos jours pour une activité pastorale, forestière et touristique. C’est au cœur des forêts sillonnées par de nombreuses allées et dans les flancs rocheux escarpés ressemblant parfois à la Corse que j’ai choisi mes plus beaux itinéraires de randonnée.

ITINERAIRES et RANDONNEES dans le CAROUX

Les pistes et sentiers qui parcourent le Caroux sont nombreux le petit livre du CAF en décrit plus de 70. Il est donc facile d’y tracer des itinéraires et des boucles qui contenterons , promeneurs ou randonneurs plus sportifs. Voici mes préférés, de quoi passer de superbes journées en toute saison.

1. Au départ des gorges d’Héric

Le fond des gorges d’Héric est propice à de superbes balades et randonnées des plus simples au plus sportives et même « géologiques », sur la partie Ouest du versant Sud du Caroux avec de multiples possibilités pour rejoindre le plateau.

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La montée au village Héric : parcouru tout l’été par les touristes occasionnels, au fond des gorges, longeant le torrent tantôt sur une rive, tantôt sur l’autre un chemin en partie carrossable, tracé dans les années 30, d’environ 5km permet du parking du Verdier-Haut , d’accéder facilement en 1h10/1h15 au village d’Héric . Pour ma part, je préfère emprunter l’ancien sentier qui reliait Mons à Héric. Doublant le précédent dans la partie inférieure des gorges, il procure sur un parcours aérien, des vues intéressantes sur les gorges et les aiguilles du Rieutord.

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LE SENTIER DU CABALET. Il se détache du chemin d’Héric , à g, peu après le Pont des Soupirs. Il faudra suivre un ancien balisage rouge, complété par quelques cairns sur un itinéraire fait d’une succession de montées et descentes, franchissant quelques arêtes secondaires pour rejoindre en 40/45mn le torrent d’Héric au Gouffre du Cerisier (beau site de baignade). De là, pour rejoindre Héric, se présente différentes options aux degrés de difficultés allant de la simple balade au parcours sportif.

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LE CHEMIN D’HERIC. C’est l’itinéraire le plus simple et le plus facile. Du gouffre du Cerisier il mène à Héric, en quelques lacets, en 40mn.

Pour trouver plus sauvage , il faut quitter rapidement le chemin des gorges et s’engager au niveau du 4ème pont dans les blocs de LA PISTE DES HIRONDELLES (bleu) . Après 20mn de montée dans une végétation serrée, au roc des Hirondelles , on bifurque à g sur LA PISTE DU POUCE (jaune) qui pour gagner Héric reprend les vestiges d’un vieux sentier, en 45mn.

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Pour faire plus sportif , il ne faut pas hésiter dés le 3ème pont de s’engager sur LA PISTE DES CHARBONNIERS (jaune). Pas de difficultés notables à son début, on monte en écharpe dans la pente boisée pour arriver au pied du ravin des Charbonniers (20/25mn). Des dalles à franchir équipées de chaînes, des cairns qui remplacent le balisage effacé : c’est sportif . On recoupe après quelques efforts LA PISTE DES AIGUILLES (rouge) (30/35mn) qui permet de traverser à l’horizontale le ravin des Charbonniers pour rejoindre le col de la Narquoise (685m) (35/40mn) et plonger ensuite sur Héric (15/20mn)

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Le Caroux sportif ! Voilà mon circuit-rando préféré du Caroux. Nous voilà partis pour 6 bonnes heures de crapahut ! Du parking soit par le sentier du Cabalet, soit par le chemin d’Héric, rejoindre le gouffre du Cerisier pour retrouver rapidement, la piste des Charbonniers, puis celle des Aiguilles que l’on quittera pour s’engager dans LA GRANDE VIRE DU RIEUTORD (bleu) sur un élégant parcours sportif qui nous emmène au Roc Caroux (1034m) point culminant du massif.

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Pour redescendre et boucler la boucle , il faudra, traverser le ruisseau du Rieutord, refaire la jonction avec la piste des Aiguilles par la section Bertouyre-Rieutord, retrouver un long passage équipé de chaînes pour rejoindre le col de Bertouyre (670m)

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puis le classique SENTIER DES GARDES (jaune) et revenir par le pont des Soupirs. Pour en faire encore un petit peu plus on peut opter par une descente « casse-pieds » (bleu) par LA PISTE DES TRIANGLES qui se détache du sentier des Gardes , à mi-chemin entre le col de Bertouyre et le pont des Soupirs.

La montée à Douch .Dans le cadre du plan de balisage du PDIPR (Plan Départemental d’Itinéraire de Petite Randonnée) bons nombres de balisages anciens du Caroux ont été délaissés pour ceux tracés et entretenus par le Département (balisage jaune) . Ainsi on pourra rejoindre sans difficultés -si ce n’est le dénivelé- le plateau et la table d’orientation en remontant le remarquable SENTIER DES GARDES qui démarre au Pont des Soupirs. En 40mn, en lacets, marches et passages boisés on atteint le col de Bertouyre (670m) ( remarque : du col de Bertouyre il y plusieurs possibilités , redescendre vers St Martin de l’Arçon, par LE SENTIER DE ST MARTIN DE L’ARçON (rouge) , ou rejoindre LA PISTE DES BITTEROIS (bleu) ou encore s’attaquer à LA PISTE DES AIGUILLES (rouge). C’est tout l’intérêt du Caroux , d’adapter à votre guise et à votre niveau de multiples circuits). Après un agréable passage en sous-bois presque horizontal, la montée se poursuit à découvert pour gagner le rebord du plateau et la table d’orientation (1039m) (40/45mn) (superbe panorama sur les gorges de l’Orb et la vallée du Jaur, les avants-monts et la plaine languedocienne.)

P1100481.JPG Quittant la table d’orientation et tournant le dos à la vue, laisser le chemin de gauche (qui conduit au refuge de Font Salesse et filer tout droit vers le nord pour traverser le plateau du Caroux. On chemine à travers une lande de bruyère, mêlée de genets et de quelques pins .

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On rejoint rapidement le GR7 venant de La Fage , et c’est par une belle descente dans une hêtraie que l’on arrive en 1h, en vue de Douch (897m) avec ses vieilles maisons blotties les unes contre les autres. ( Si vous n’avez pas laissé une seconde voiture à Douch. Il vous faudra boucler la boucle et rejoindre Héric toujours par le GR7. ( Pour la boucle complète comptez 5h pour 14km d’une superbe balade) De Douch, on reviendra sur nos pas pour laisser à gauche le chemin par lequel on est arrivé et pour prendre tout droit le GR7qui remonte au col de l’Airole (949m). Ensuite c’est par une belle descente dans les bois sur un vieux chemin empierré qui nous emmène à Héric. On rejoindra notre point de départ en descendant dans les gorges par la petite route goudronnée

2. Au départ de Douch

A partir de Douch, il y a de multiples façons d’aller rejoindre les rebords du plateau et de profiter des magnifiques points de vue, tout au long des passages aériens et l’incontournable arrêt à la table d’orientation ou simplement de l’immensité dénudée du plateau et la probable rencontre avec les mouflons au couchant.

La table d’orientation (direct) (2h A/R)-dénivelé 135m) Une agréable promenade. parfaitement balisée (jaune) en partie sur le GR7 (rouge et blanc). Du village le sentier pénètre et monte dans une magnifique hêtraie, puis au Plo de l’Aygue traverse une lande de bruyères mêlée de genêts et plantée de quelques bouquets de pins. Pour faire une petite boucle , on peut revenir à Douch en passant par le refuge de Font Salesse

Le Mont Caroux (en boucle 6h30 – dénivelé 660m) 6h30 est le temps pour réaliser la boucle la plus longue, la plus spectaculaire mais surtout la plus complète pour découvrir le Caroux . En consultant la carte IGN vous pourrez réduire la boucle à 2h30 et n’effectuer que le tour du plateau, tout en rejoignant le belvédère de la table d’orientation , ou choisir un parcours intermédiaire de 3h10. 2 parcours raccourcis qui peuvent permettre d’enchaîner par un A/R Douch-Héric sur le GR7 en 2h30 de plus , pour finir la journée !

Du parking du village de Douch, on part sur la piste, en prolongement de celui-ci.(Belle vue au nord sur le massif de l’Espinouse et ses éoliennes ). A la côte 1063m (30mn) sur la carte, prendre à gauche le sen tier marqué par une haute pierre. On atteint une borne-tour qui marque le point culminant du Caroux (1091m), le chemin est tracé au milieu des fougères et des genêts et va croiser le GR7.

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(C’est la possibilité de raccourci  en suivant le GR7 on va traverser le plateau du Caroux par les ruines de la Jasse de Joucla et les tourbières de la Lande équipées de passerelles en bois pour recouper l’itinéraire PT (jaune) qui conduit à la table d’orientation. On retournera à Douch par le refuge de Font-Salesse) )

Pour faire la grande boucle, au carrefour avec le GR, on prend à gauche sur 500m, puis on bifurque à droite sur un autre sentier pour longer le bord du plateau (magnifique vue sur la Méditerranée, Sète, le pic St Loup,etc…) (1h). Un cairn va nous guider vers un sentier qui entame une descente vers le sud d’une vingtaine de minutes et qui nous conduit à travers bruyères et sapins sur la crête qui domine en éperon le site d’escalade du Bastion. Toujours plein Sud on va retrouver les balisages rouge assez discrets et quelques cairns du SENTIER L’ESQUINO D’AZE qui débouche sur la vaste plate-forme du col de la Baume de Roucayrol (780m) (2h) ( On peut pour faire plus court ne pas descendre jusqu’au col et à la côte 955m sur la carte , carrefour avec un cairn prendre à droite et suivre des marques bleues et flèches oranges (1h30). On remonte désormais longeant les rochers et traversant 3 petits ruisseaux.(2h30) A la jonction avec un sentier , prendre à gauche, jusqu’à un gros cairn puis à droite dans la forêt de pin pour retrouver le GR7, puis à gauche la table d’orientation, Font-Salesse et Douch – petite variante de Font Salesse passer par le belvédère du Plo de la Maurelle et le ruisseau de Tort pour rejoindre Douch (3h10).

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Pour le circuit complet du col de la Baume de Roucayrol, on va faire la superbe traversée de LA VIRE DE LA ROQUE ROUGE (balisage bleu), circuit aérien, sportif, sur de belles dalles inclinées et une petite vire boisée et magnifiques vues sur la vallée de l’Orb. La traversée prend 30mn jusqu’aux baraques de Caylus (710m). Des ruines de Caylus, il faudra remonter sur le bord du plateau ! Plusieurs possibilités : au Pas du Rat (magnifique coin de pique-nique qui traverse le torrent d’Albine) on peut remonter directement par LE SENTIER DU GAREL (balisage jaune), il parvient à l’arête de la Sarrazine en un petit 1/4h au croisement avec LA PISTE DES BITERROIS – (c’est une autre possibilité pour rejoindre le plateau en suivant la Piste des Biterrois d’aller ensuite recouper LA PISTE DE L’ARETE DE ST MARTIN DE L’ARçON ou plus loin encore LE SENTIER DES GARDES. Mon choix se porte par la remontée directe en suivant balises et cairns de la Sarrazine et plein N le versant E du Ravin des Drayes. Quelques passages rocheux, puis une sente étroite amène sur le rebord du plateau en 40 /45mn et à la large piste pare-feu de PEYRO-GROSSO jalonné de gros cairns, facile et rectiligne qui va nous mener en 35mn au refuge de Font-Salesse. Passage obligé par la T- O avant de redescendre sur Douch en 1 h.

Le Vialais et la montagne d’Arêt (en boucle 5h– dénivelé 550m)

Un itinéraire très agréable qui permet de découvrir Héric après une belle descente en sous-bois, puis le vallon du Vialais et au retour les crêtes dénudées de la Montagne d’Arêt. La première de la boucle s’effectue sur le GR7 que l’on emprunte jusqu’à Héric. Une agréable descente en sous –bois après le col d’Ayrole (949m) sur un vieux chemin empierré (1h). Après avoir traversé le hameau d’Héric (514m) et ses quelques maisons, c’est vers la partie haute du village que l’on va trouver LE SENTIER DU VIALAIS, il grimpe dans les bois , puis à découvert (belle vue sur le Fourcat d’Héric), traverse quelques ravins, longe quelques bergeries en ruine et atteint en 1h le Col du Salis. , puis 20mn après le col du Mayne (828m). (A proximité faire un petit détour pour aller voir le Roc Traucat) . En continuant le sentier , souvent en sous-bois on va se rapprocher du ruisseau que l’on atteint au pont du Vialais (800m) (35mn). Une vingtaine de mètres en aval du pont, rive gauche, on va monter sur un chemin caladé que l’on va quitter rapidement pour emprunter sur la gauche un bon sentier qui monte dans la forêt en lacets régulier jusqu’au col de l’Ourtigas (988m) (30mn). Puis ce sera le retour par LA PISTE DE LA MONTAGNE D’ARET. L’itinéraire est magnifique d’abord en forêt sur une large piste, puis en crête sur la piste pare-feu offrant de magnifiques panoramas (35mn). En quittant la piste pare-feu, l’itinéraire se poursuit toujours en crête en suivant des balisages jaunes et en passant devant de gros cairns au Colllet d’Estret (1010m). La sente monte ensuite à droite au Sommet de Candès (1033m) puis redescend vers le col du Tirondel (965m) (20mn). Pour rejoindre Douch, par une petite croupe on va se diriger vers le Sud en direction du sentier du Salis (balisage bleu), puis sur la gauche au col de l’Ayrole , pour rejoindre Douch (40n)

3. Au départ des gorges de Colombières

A la différence des gorges d’Héric, à moins d’être canyoniste amateur, les gorges de Colombières se remonte en surplomb offrant de superbes vues sur les sites d’escalade et de beaux coins de baignade quand le sentier rejoint le ruisseau vers le haut des gorges et « les estrets ». C’est la bordure Est du Caroux que l’on explore, ici avec de superbes passages aériens. 

Le sentier des gorges de Colombières

Généralement on découvre les gorges de Colombières en montant jusqu’à La Fage. La montée sur un sentier très bien tracé, sans difficultés prend 2h. Parce qu’il présente en plus de la beauté des points de vue de superbes coins de baignade, cet itinéraire peut-être un excellent choix pour une belle journée de balade familiale. Balisage jaune. Départ à Colombières-école. Tout de suite le sentier dominant le torrent d’Arles que l’on entend sans le voir est agréable. Il progresse, parfois à l’ombre des châtaigniers sur une ancienne caladé, parfois à découvert franchissant de magnifiques passages sur de belles dalles de gneiss ou des blocs plus ou moins chaotiques et offrant de belles sensations d’itinéraire sportif ! Après quelques lacets un détour s’impose dans la forêt pour aller visiter « les Troglodytes » (importants abris sous roches aménagés à l’usage autrefois des charbonniers) (1h30) Progressivement le sentier se rapproche du torrent et va traverser la partie la plus étroites des gorges (les Estrets) propice à la baignades dans les magnifiques vasques d’eaux cristallines qui se succèdent . Puis en balcon au-dessus torrent face aux arêtes d’Arles il ne reste plus qu’à atteindre le hameau restauré de La Fage (30mn). Accessible en voiture, par la route de l’Espinouse, le hameau de La Fage avec ses belles clairières ombragés près du ruisseau est un agréable coin de pique-nique. C’est aussi le point de départ de belles balades (montée sur le plateau par le GR7, jonction vers le chemin des Fleysses et les gorges de Madale)

Les Gorges de Colombières (en boucle 7h – dénivelé 1100m) Encore une de mes boucles préférées. Tout y est : des sentiers ancestraux, à des vires spectaculaires, des grandes étendues de landes du plateau jusqu’aux étroites gorges à la végétation luxuriante. 7h, sur un tracé très varié et spectaculaire réservé à de bons randonneurs. Nous partons de Colombières pour rejoindre par les petites ruelles du village le hameau des Seihols. pour s’engager sur le magnifique chemin caladé des Fleysses et ses 18 lacets dans la forêt. Petite pause au Roc de Bretouyre pour souffler avant de poursuivre notre montée à découvert sur le flanc des gorges de Colombières par la piste de la Cabrière pour rejoindre le Hameau de Lafage (2h20). Première étape de notre boucle. Autre paysage , autre piste c’est le GR7 qui nous fera grimper sur le plateau du Caroux et arriver jusqu’au refuge Font-Salesse.(3h45) Un petit tour à la table d’orientation (4h00) s’impose. Pour le retour on va choisir un parcours spectaculaire et parfois aérien. D’abord on ira rechercher le haut du sentier du Garel pour rejoindre les baraques de Caylus en sautant le ruisseau d’Arles au Pas du Rat. Puis je ne peux pas éviter de me faire ce plaisir , la traversée sur la Vire de la Roque Rouge ! Enfin en coupant par la piste de Bel Plo on atteindra enfin les gorges de Colombières, un dernier plaisir à déguster en descente ! ! ! ! Et retourner à Colombières au bout de nos 7heures de marche….

  1. Au départ de Saint-Gervais/Mare La Montagne de Rosis. Bien individualisée au Nord du Caroux, la Montagne de Rosis offre une superbe randonnée en boucle qui emprunte les vieux chemins de Saint-Gervais à Ccaissenols et de Rosis à Saint-Gervais. Une magnifique boucle réalisable en 6h30 pour un dénivelé cumulé de 800m qui passe par une belle curiosité géologique le Portail de Roquandouire (681m). Que l'on découvre après environ 2h30 de marche. Le GR de Pays qui file vers le col de l'Ourtigas nous fait découvrir les hameaux abandonnées de Caissenols le bas et le haut. (abri possible (690m) (3h). A Caissenols le Haut on quitte le GR pour monter en forêt au Col de la Plane (925m) et enfin atteindre le Mirador sommital (1058m) (3h30). Une belle piste nous emmène à Rosis(760m) en passant par le col d'Aussièrers (796m) (4h30). On rejoint Saint Gervais en passant par le col de Madale(692m) ou l'on retrouve le GR de Pays, pour boucler la boucle (6h30)

ITINERAIRES et RANDONNEES sur l’ESPINOUSE Si l’on ne peut pas les dissocier sur le plan géologique CAROUX ESPINOUSE ont la même histoire, on peut le faire sur le plan randonnée tant le terrain, les paysage , la végétation change d’un massif à l’autre. Ici aussi chacun y trouvera son compte du randonneur sportif au promeneur en forêt ou chercheur de champignons!

Arête de Saint Eutrope – Caissenols (en boucle par le col de l’Ourtigas) 5h – dénivelé 800m Soit en venant d’Andabre, ou du hameau de Nougayrol, on quittera rapidement le GR653 pour attaquer la montée à St Eutrope (632m)(40mn). Une petite pause pour profiter du site et du point de vue(Vue sur le Causse et les falaises d’Orque). Puis on continuera à s’élever au-dessus de la chapelle en suivant l’arête pour parvenir au Plo des Brus (1098m). Nous sommes au cœur de l’Espinouse. Par un beau parcours forestier on va rejoindre le col de l’Ourtigas (987m) Au col de l’Ourtigas, vous aurez le choix pour rejoindre Caissenols soit directement dès le col en descendant à gauche par le ruisseau de l’Ourtigas (j’aime bien) sinon plus classique on peut soit par la route , soit par piste coupe-feu parallèle rejoindre le col de la Plane et prendre à gauche la piste qui descend aux ruines de Caissenols le Haut (662m) et le Bas. Puis le sentier s’élève au-dessus du ruisseau de Casselouvre pour descendre ensuite vers le beau portail de Roquandouire (681m). Superbe curiosité géologique. Ne pas traverser le portail et descendre plein N à travers les genets et rejoindre une piste forestière qui à gauche va nous ramener sur le GR de départ.

Arête de Saint Eutrope – Sommet de l’Espinouse (en boucle par le col de l’Ourtigas) 6h30 – dénivelé 800m. Après la montée « sportive » par l’arête de St Eutrope, même s’il faut faire un bout de route (3km,) le retour à partir du col de l’Ourtigas, par le sommet de l’ Espinouse (1124m) est agréable. La boucle se poursuit par de beaux sentiers en forêt le GR71 jusqu’à Ginestet (889m) ou l’on retrouve le GR653 (le chemin d’Arles) qui par Castanet le Haut, nous ramène vers Andabre et notre point de départ.

Forêt de l’Espinouse en VTT La forêt possède de nombreuses pistes roulantes accessibles en VTT. Les circuits réalisables sont nombreux en voici un parmi tant d’autres

On partira du point culminant de la route de l’Espinouse D180 (1118m). On quitte la route de l’Espinouse au carrefour avec la D53 par une piste qui rejoint Salverguettes (1022m) (balisage 11 ONF). Toujours sur le même circuit, on passe à la ferme de Pratenjalié, tout proche. Un petit portage dans les hêtraies pour déboucher au Puech du Garot (1068m) sera nécessaire pour rejoindre à l’W la belle piste du Rieutort . Par une belle descente en forêt on va retrouver la D53 (957m) que l’on remonte à G sur 250m environ, avant de tourner à D direction les ruines de St Pierre de l’Espinouse. Une piste et quelques lacets vont nous permettre de rejoindre au Rond Point Cévenol l’itinéraire du Réseau vert commun avec le GR venant du refuge des Bourdils tout proche. On va le suivre pour remonter vers le sommet de l’Espinouse. Attention on le quittera à une fourche après le carrefour (1042m)de la Calmette pour se diriger vers la Mazade des Huttes (1062m). Une belle piste rectiligne à D , nous ramène au point de départ.

Forêt de l’Espinouse à pied (3h – dénivelé 190m) poursuit dans les hêtraies pour déboucher au Puech du Garot (1068m) A partir de Salvergues, remonter le vallon de la Pratenjalié, jusqu’à la ferme de la Pratenjalié (1006m). Au-delà de la ferme le circuit se poursuit dans les hêtraies pour déboucher au Puech du Garot (1068m). On s’engage ensuite dans un long parcours forestier plein sud sur piste, on traverse le ruisseau du Rieutord (1003m) et on rejoint la route D53 (963m). Plus loin on franchit l’Agout sur un petit pont, puis le chemin nous fait traverser la forêt domaniale du Crouzet pour atteindre le rond – point du Club Cévenol (1020m) . Plus loin on retrouvera le balisage du GR 71 qui nous ramènera à Salvergues

TREK : CAROUX – ESPINOUSE, en 3 jours – 3 étapes Une boucle sur 3 jours très intéressante qui va nous faire découvrir toutes les facettes du massif . des belles forêt de l’Espinouse au plateau du Caroux, son versant Sud et les Gorges d’Héric. Circuit entièrement balisé qui emprunte les grands sentiers de randonnée GR7, GR70, GR653 qui traversent le Parc Régional du Haut Languedoc ou les PR départementaux qui sillonnent le massif. Nuit en gîte à St Gervais et à Mons la Trivalle
1er jour : Salvergues – St Gervais sur Mare les points forts : GR71 GR653 parcours sur les belles pistes forestières de l’Espinouse - Passage au sommet de l’Espinouse 2ème jour : St Gervais sur Mare – Mons la Trivalle les points forts : la montagne de Rosis - la traversée du plateau du Caroux – le refuge de Font-Salesse – la Table d’Orientation et le sentier des Gardes 3ème jour : Mons la Trivalle – Salvergues les points forts : les gorges d’Héric – le GR7 en passant par les hameaux d’Héric et de Bardou – le Montahut – le refuge des Bourdils

1ère étape : SALVERGUES – ST GERVAIS SUR MARE Cette première étape suit les deux GR qui traversent les forêts de l’ Espinouse. A partir de Salvergues (976m) , c’est sur le GR71 (venant du refuge des Bourdils) que l’on s’engage en direction de la Calmette (977m). Après avoir traversé l’Agout, il atteint la route de l’Espinouse D180 que l’on remonte à D sur environ 2km. A proximité du sommet de l’ Espinouse (1124m), le GR quitte la route pour plein N rejoindre le carrefour de Ginestet (889m) sur la D53. C’est à ce même carrefour que l’on va quitter le GR71 pour à D suivre le GR653. Nous sommes sur le chemin d’Arles : nous croiserons peut-être des pèlerins-randonneurs en route pour St Jacques de Compostelle. On descendant la Mare traverse Castanet le Haut, puis Andabre avant d’arriver à St Gervais (324m) (terme de notre première étape)

2ème étape : ST GERVAIS SUR MARE – MONS la TRIVALLE On peut fractionner cette étape en trois tronçons (la montagne de Rosis – Le plateau du Caroux – le versant S du Caroux ) Dans la première partie de l’étape, au départ de St Gervais il faudra remonter vers le plateau du Caroux et rejoindre Douch. On peut choisir entre 2 itinéraires (itinéraire 1 : On quitte St Gervais (324m) en direction de Cours , avant le hameau , on s’engage sur un sentier qui remonte à G le ravin des Girondels pour sortir au col de la Pierre Plantée (500m) puis suivre la route jusqu’au Col de Madale (692m) et à proximité du hameau de Madale, recouper le GR7 qui vient de Combes et de la forêt des Ecrivains Combattants et qui rejoint le hameau de Lafage (762m) et grimpe sur le plateau du Caroux. A la côte 1055m , avant les tourbières de la Lande pour suivre à droite en passant par la borne 1091m (sommet du Caroux) un PR (balisage jaune) qui nous emmène jusqu’au petit village de Douch (897m) (itinéraire 2 : Du village de St Gervais (324m), on rejoint Cours le Bas (359m), et c’est plus franchement vers les montagnes de Rosis que l’itinéraire nous conduit. Un PR (balisage jaune) plein S nous fait atteindre le col de Vente Vieille (635m). On quittera le PR qui fait une boucle revenant sur Cours au passage du ruisseau de Malerio pour une piste à G qui nous conduit au Col d’Aussières (790m) puis au village Rosis (757m). De Rosis , il suffit de suivre l’agréable petite route qui conduit à Douch (897m) (Personnellement je préfère l’itinéraire 1 et la montée au Caroux par le GR). (L’itinéraire 2 est moins éprouvant) En suivant l’itinéraire 1, Douch peut-être éviter, il suffit de suivre le GR7, traverser les tourbières de la Landeet atteindre directement la Table d’Orientation (1037m) du Caroux . A partir de Douch, le même GR, monte à la Table d’Orientation en passant par le refuge de Font Salesse (1045m). 3ème partie de l’itinéraire , c’est la descente sur Mons la Trivalle (222m) et la vallée de l’Orb en rejoignant les gorges d’Héric par le classique sentier des Gardes et le col de Bartouyre (balisage jaune).

3ème étape : MONS la TRIVALLE – SALVERGUES Le premier tronçon de cette étape va nous faire pénétrer au cœur du Caroux en remontant les gorges d’Héric jusqu’au hameau d’Héric. Ensuite en quittant, le massif du Caroux proprement dit l’itinéraire redevient forestier et suivra le GR7, plein W jusqu’au refuge des Bourdils (1040m), en passant par les superbes petits hameaux d’Héric (511m) et de Bardou (500m), le lac de l’Airette et le Montahut (1053m) qu’il contourne. Des Bourdils , on s’engage à nouveau sur les belles pistes de la forêt domaniale de l’Espinouse, le GR71 pour rejoindre le Hameau de Salvergues (976m) (fin de la boucle).

ITINERAIRES GEOLOGIQUES : Les chemins du temps des pierres

L’ESPINOUSE ½ à 1 journée » (si marche à Madale et à Douch) environ 55km, en voiture.

Départ Lamalou-les-Bains. La ville est située en partie sur des terrains de la base de l’ère secondaire (Trias) ,en partie sur des schistes. Des sources thermales (températures entre 16 et 51°C) surgissent à l’ouest de la ville par des fractures et des failles séparant le fossé de Bédarieux du massif du Caroux. Sortir de Lamalou, pour prendre la D908 jusqu’au Poujol-sur-Orb et à la sortie de la village tourner à droite et prendre la D180, direction Combes et la Forêt des Ecrivains Combattants. En montant au col de Madale , on travers e des micaschistes et des gneiss. A pied, du col en direction de Madale, une petite boucle peut se faire. On y verra une carrière de micaschistes, des affleurements de gneiss oeillé, recoupé de filons de pegmatites, une superbe vue sur les gorges de Colombières et la paroi d’Arles, le sillon de l’Orb et du Jaur, les avants-monts …et la mer. On reviendra par le PR du chemin des Fleysses et GR7. On continue par la D180, on recoupe des micaschistes de la dépression de Rosis coincée entre les deux massifs gneissiques du Caroux et de l’Espinouse.
Avant d’arriver à Douch, on s’arrêtera au col des Avels pour descendre à pied jusqu’à La Fage. On est en haut des gorges de Colombières creusées dans les gneiss oeuillés On revient à la route principale pour poursuivre notre itinéraire jusqu’au petit village Douch. A Douch, on peut agrémenter l’itinéraire par une petite randonnée en montant à la table d’orientation du Caroux. 2h de balade A/R sur les gneiss du Caroux en partie recouvert par des tourbières et des sols d’altération. Outre le repérage sur la céramique de la table d’orientation le regard se porte sur les méandres de l’Orb et du Jaur, les Avants-Monts et … la mer, par beau temps.
De retour de la balade, on reprend la D180 , en direction du col de l’Ourtigas. La route traverse ici la réserve nationale de faune du Caroux-Espinouse. Au col, au belvédère de l’Ourtigas, belle vue sur le haut des gorges d’Héric. La route se poursuit dans les gneiiss et quelques intrusions de granite et passe près du sommet de l’Espinouse (1124m). Peu après , on suivra à droite, la D53, direction le Ginestet. Avant ce village, la faille de Plaisance , mais en contact le massif gneissique métamorphique avec les terrains cambriens des monts de Lacaune. En arrivant sur la D922 , tourner à droite direction St Gervais-sur- Mare. Après le col de la croix de Mounis , au début de la descente, belle vue sur la gauche sur la corniche du Roc d’Orque (dolomie massive du Cambrien) connue pour son réseau souterrain et ses résurgences. Un peu plus loin dans la descente, le talus de la route est taillé dans des conglomérats, base des terrains du Carbonifère supérieur du bassin houiller de Graissessac qui s’étend vers l’Est. On sort de celui ci peu avant Plaisance. On revient dès lors dans des micaschistes et schistes. A St Gervais-sur-Mare, on prend la D22, direction Lamalou. A la sortie du village de l’Horte, on rentre dans le fossé de Bédarieux en franchissant la faille de l’Horte-Boussagues, contact entre schistes cambriens et terrains du Trias.

LE CAROUX : ½ journée dans les gorges d’Héric . pédestre Il suffit de remonter, à pied, le ruisseau d’Héric par la petite route goudronnée pour observer une superbe coupe géologique des gorges. Avant de rentrer dans les gorges proprement dite, on peut observer au bord du chemin des micaschistes à mica noir (biotite). Puis les gorges sont creusés dans des gneiss, souvent recoupées de filons de pegmatite (granite à gros cristaux et baguettes noires de tourmaline). Le ruisseau d’Héric serpente sagement l’été entre de gros blocs éboulés et creuse l’hiver ses marmites de géant. Une petite pensée en passant pour Rea et Cebenna deux géants qui ont subi ici le courroux de Jupiter ( !)  pendant que nous traversons différentes sortes de gneiss : le plus remarquable est le gneiss « oeillé », ancien granite dont les gros cristaux de feldspath ont été écrasés, recristallisés sous une forme amygdalaire. En progressant dans les gorges on remarque de plus en plus dans les gneiss des passées blanches. Elles correspondent à des zones qui ont été fondues : ces roches qui ont subi un début de fusion s’appelle des migmatites. Cette remontée des gorges c’est faite dans un « antiforme » défini par l’orientation successive des minéraux des gneiss. , au sud d’abord, puis quasi horizontal pour terminer nord. Par opposition , on retrouve ensuite des micaschistes coincés dans le fond de la « synforme de Rosis lorsque le chemin quitte le fond des gorges pour monter au hameau d’Héric. Pour que cette balade « géologique » deviennent rando classique plutôt que de redescendre par le même chemin et si vous avez au cours d’un itinéraire routier, pris soin –au passage- de laisser une voiture à Douch ou sur la route de l’ Espinouse, au col de l’Ourtigas, vous pouvez remonter à Douch par le GR. , ou par le Vialais rejoindre le col de l’Ourtigas.

Les 12 itinéraires décrits dans ce premier Carnet de Randonnée du CAROUX-ESPINOUSE sont mes préférés. Il en en existe bien sur beaucoup d’autres que vous pourrez vous même tracer tant les pistes et sentiers sont nombreux dans le massifs. Certains sont très fréquentés et balisés en PR à la portée de tout bon randonneur. D’autres plus difficile sont réservés à des randonneurs plus sportifs ayant une bonne connaissance du massif. Si les pistes de l’Espinouse , sont accessibles elle demande parfois beaucoup de vigilance et un bon sens de l’orientation surtout par temps de brouillard. Quelques conseils : Evitez de partir seul sans donner à vos proches votre itinéraire! Ne partez jamais sans carte, topo-guide , boussole ou GPS. Ayez de bonnes chaussures de marche et un bon équipement de randonnée. Prévoyez un fond de sac (coupe-vent, petite trousse de pharmacie, protection solaire, quelques en-cas) même pour une balade d’une journée qui peut rapidement en fonction de votre condition physique ou des conditions météo changeantes ou des difficultés du terrain devenir éprouvante et se transformer en véritable randonnée montagne avec ses dangers (possibilité de s’égarer, fatigue, blessures et chutes, etc )

De nombreux topo-guides couvrant le massif existent , certains sont épuisés d’autres sont plus récents, voici les principaux

BIBLIOGRAPHIE

CARTOGRAPHIE

Pour les randos : Carte de randonnée IGN n° 2543OT 1/25000ème - TOP 25 : LAMAMOU-LES-BAINS L’Espinouse, le Caroux, PNR du Haut Languedoc Carte de loisirs de Plein Air IGN 1/25000ème Balades en forêts du SOMAIL, de l’ESPINOUSE et des Ecrivains Combattants. Signale les circuits VTT CAROUX-ESPINOUSE Carte au 1/15000ème. Itinéraires de randonnée et sites d' escalade. Les itinéraires qui sont portés sur cette carte correspondent aux descriptions développéses dans les Topo guides du Club Alpin de Béziers Carte géologique 1/50000ème BEDARIEUX . Edition du BRGM Pour la route : Pour la route : Carte Michelin n°83 ou IGN Top 250 Pyrénées Languedoc – Roussillon Régionale R13 Promenade 65

BIBLIOGRAPHIE

Pour les randos – TOPO-GUIDES

Nouveau. CAROUX Randonnées- Edition du CAF de Béziers – « la bible du Caroux » c’est le guide le plus complet sur le massif. Toutes les pistes, tous les sentiers sont décrits et détaillés. Le guide propose un très grand nombre d’itinéraires et de traversées. Indispensable.

Nouveau. Chemins du Haut Languedoc CAROUX. Randonnées et parcours alpins. André THERON . Editions du Courtiol

Randonnées Pédestres dans le CAROUX et les Monts de l’ESPINOUSE. André THERON Edisud (épuisé)

TOPO-GUIDE PR L’Hérault à pied. Edition FFRP Contient toutes les boucles de sentiers PR (balisage jaune) du massif. Randonnées pour tous

TOPO-GUIDE Les sentiers forestiers de Languedoc-Roussillon. Contient toutes les boucles de pistes et sentiers de l’Espinouse balisé par l’ONF . Edition FFRP

Circuits Pédestres HAUT-LANGUEDOC PNR . Gérard Davoise – Guide Franck 62 – avec circuits VTT (épuisé)

Label Rando – vos 30 itinéraires dans l’Hérault – Francis de Richemond – Rando Editions (Nouveau septembre 2009) Itinéraires classiques

Languedoc-Roussillon – Les 50 plus belles randonnées. Daniel Anker – Jacques Maubé. Guide de randonnées Rother. Intéressant. Contient 3 jolis circuits progressifs sur le Caroux.

Traversée du HAUT LANGUEDOC Décrit les deux GR qui traverse le massif GR 7 et 71 FFRP

Nouveau . Tour dans le Pays Haut Languedoc et Vignobles. Décrit un tour au départ d' Olargues. Sentier GR de Pys. Balisage orange-rouge FFRP Les Fiches TOPO du Réseau Vert départemental. Jalonnement forestier ( borne verte) Intéressant pour tracer des circuits en forêt de l’Espinouse en complément des marquage GR, PR et ONF.

Nouveau. Montagnes du Haut-Languedoc Caroux-Espinouse. Quelques balades classiques dans le massif . Editions Chamina

Pour la Géologie

LE CHEMIN DU TEMPS DES PIERRES – Jean-Claude Bousquet – Eric Delaperrière. Cebenna (épuisé ?) Pour une approche de la géologie du massif. Intéressants circuits geologiques et touristiques

Géologie de l’HERAULT. JC Bousquet. Les cahiers de Cuculles. Les Ecologistes de l’ Euzières

Géologie du LANGUEDOC-ROUSSILLON . JC Bousquet . BRGM

Languedoc Méditerranéen – Montagne Noire B. Guèze Guides géologiques régionaux . Masson Editeur

Hommage à Henri BLANC : LA CONQUETE DU CAROUX (par Edmond Véziers)

« Couchée pour l'éternité , Cébenna, fille dessine sur l' horizon biterrois sa silhouette de pierre. C'est la « Femme Allongée », montagne mythique qui est un peu pour les occitans de Béziers le Canigou des catalans. Cette Montagne de Lumière que le soleil détache de la masse sombre des Cévennes Méridionales exerce ici une fascination profonde que renforce lorsqu ' on y pénètre, le mystère de ses ravins et le jaillissement de ses aiguilles de roc. On comprend dés lors la passion que les premiers alpinistes biterrois aient éprouvé dans le Caroux et tout particulièrement le Dr. Azéma qui est sans conteste la figure emblématique de la découverte et de la conquête du Massif.

Pourtant ce n'est pas avec lui que l'histoire commence. Bien souvent dans les montagnes, ce sont les officiers géographes chargés de dresser les cartes d'état-major qui réalisent les premières ascensions. Ainsi, le colonel Godefroy atteint en 1919 le sommet qui va porter son nom. Mais avant lui des grimpeurs s' étaient déjà aventurés sur les aiguilles du Rieutord, comme E. Déplasse en 1911 ou A. Viallat en 1912. Désormais les « tres petetas » , les trois poupées perdent leur nom d' origine pour prendre celui de leurs premiers ascenssionnistes.

Les années 30 marquent le véritable début de la vocation alpine du massif avec la création – ou plutôt la re-création- de la section de Béziers-Caroux du Club Alpin Français et l'arrivée de grimpeurs formés aux techniques de l'alpinisme, dont certains d'ailleurs ne considèrent le Caroux que comme un simple terrain d'entraînement pour les aiguilles de Chamonix. L' âme de cette équipe nouvelle c'est le Dr. Antonin Azéma. Glaciériste particulièrement doué , il réalise en compagnie du guide Armand Charlet des courses de très haut niveau dans le massif du Mont-Blanc où ils ouvrent même, dans le grandiose versant italien, une voie difficile entre entre l' Eperon de la Brenva et la Sentinelle Rouge. Mais, c'est le Caroux qui est au cœur de sa passion. Il explore systématiquement tous les versants, tous les ravins et s' intéresse aux possibilités d' escalade des moindres rochers. En compagnie, entre autres, des frères Bouissou, de Gils, Niel, Roucaché, Taillefer, mais aussi de MmeLonjon, c'est l'ouverture, entre 1934 et 1940, des voies qui deviendront les grandes classiques du massif. En 1942, la rencontre avec Georges Fraissinet marque une nouvelle étape, celle des voies de grande difficulté. Bien que souvent tumultueuse, leur collaboration, leur amitié rarement exprimée, ne démentit jamais. Organisé, exigeant mais aussi généreux, Antonin Azéma est un homme de personnalité écrasante, volontiers provocateur et plutôt taciturne. A l'opposé, Georges Fraissinet est exubérant, impulsif. C'est un rochassier virtuose dont l'audace frôle parfois la témérité. Cette cordée va ouvrir des voies qui demeurent des références et restent parmi les plus belles du massif, des voies très engagées réalisées avec les moyens d'assurage sommaires de l' époque : corde de chanvre nouée directement autour de la taille et pose de quelques pitons souvent très éloignés.

Dans les années d'après-guerre, le Caroux c'est le CAF de Béziers ; or le CAF, comme partout en France, est un club de notables, un club qui a ses codes inconscients. Entre ces gens qui se retrouvent pourtant tous les dimanches à déchirer leurs vêtements dans le « bartas », le maquis carousien, où à s' égratigner les mains sur le rocher, le vouvoiement reste la règle et l' utilisation des prénoms y est exceptionnelle. Les années 60 venues, c'est certainement à Guy Pistre, avec Gérard Rey, que l'on doit largement d' avoir bousculé les mentalités, « démocratisés » le Club et permis l' ouverture à de nouvelles générations de grimpeurs. Ils sont nombreux à se confronter avec enthousiasme aux défis que leur proposent les parois et les arêtes du Caroux. Quels noms retenir ? Pierre Maraval, aussi brillant dans la conversation que su_r le rocher, François Pugibet, au contact un peu rude mais ami fidèle, Guy Pistre, personnalité hors norme, pédagogue attentif aux autres, chantre du Caroux et alpiniste complet, enfin Henri Blanc, qui est sans doute le grimpeur le plus marquant de cette période. Deux noms dans ces grimpeurs de haut niveau occupent une place à part, Jean-Louis et Bernard Raynal. Ce sont des « montanhols », des enfants du pays ; Jean-Louis va devenir guide de haute-montagne. Ne sont-ils pas un peu les Michel Cros ou les Gaspard de la vallée ?

Quelques grimpeurs venus de plus loin ajoutent leurs noms à cette phase de conquête systématique comme S. Ferret, les montpelliérains D. et P. Dainat ou les guides célèbres René Desmaison et Robert Flematti, qui avaient été précédés par les guides Armand Charlet et Lionel Terray.

Au gré des cordées, ils vont ouvrir les voies qui font encore aujourd'hui la richesse et l' intérêt du Massif. Parmi eux, Henri Blanc, grimpeur d'exception, à la fois engagé et réfléchi, apporte une vision personnelle et des solutions qui allient audace et recherche de la ligne pure, faisant ainsi de ses voies quelques unes des plus difficiles et des plus esthétiques du Massif.

Dans les années 70 et 80, tout est-il dit au Caroux ? Non, car quelques cordées poussent encore plus loin la difficulté et l'engagement comme celles que constituent Jean-Paul Durand, Jacques Maraval et Patrick Mazet. Ils préfigurent ici le mouvement qui s ' amorce partout et fera bientôt de l' escalade un sport à part entière, indépendant de l'alpinisme.

Aujourd'hui la conquête paraît achevée et la phase de l'équipement prend le pas sur celle de la découverte mais il reste encore des parois, des tours et des aiguilles, plus modestes sans doute, pour celui qui sait s ' aventurer hors des sentiers battus, pour ceux qui n'ont pas besoin de guide. Le Caroux est une montagne inépuisable, riche de sauvagerie et de sa beauté, où grimper, marcher, rêver est un constant bonheur. »

Henri Blanc, une vie la montagne au cœur (par Edmond Véziers) Publié le 19 janvier 2015 par Corine Cruz

« Bats-toi, toujours  … »

Voilà le conseil, que le Dr. Azéma, figure emblématique du Caroux, donne au jeune Henri, un gamin du Béziers de l' après-guerre qu'il soigne depuis longtemps déjà pour une maladie musculaire atrophiante. Henri va en garder des séquelles sévères à une jambe et une cheville bloquée. Alors pour surmonter ce handicap il va se battre. Il va se battre avec cette volonté farouche qui sera le trait dominant de son caractère.

D’abord passionné de cyclisme, il réalise les grandes « diagonales » en vogue à l’époque comme Perpignan-Dunkerque ou Nice-Brest. Puis il découvre la Montagne. Cette découverte, c’est paradoxalement par les profondeurs et non par les sommets qu’il la réalise en s’inscrivant au Spéléo-Club Biterrois. Mais très vite il devient membre du Club Alpin Français – Section de Béziers et désormais le Caroux sera au centre de sa vie.

Grimpeur d’exception, à la fois audacieux et réfléchi, il va marquer une étape déterminante dans l’ouverture des voies de hautes difficultés de la Montagne de Lumière, comme l’avait fait avant lui le Dr Azéma, un homme à la forte personnalité qui sera son exemple et auquel il ne cessera de rendre hommage. Parmi ses plus belles réussites, il faut tout particulièrement retenir la Directe Blanc au Pilier du Bosc, la Voie de la Galère à la face Sud de la Viallat, la voie Amédée Mazas au pilier de la Grande Paroi et la Concave dans l’Esquino d’Aze.

Les Alpes l’attirent, bien sûr, et sa carrière d’alpiniste voit son couronnement avec l’ascension de la célèbre face Nord du Piz Badile. Mais plus encore que les Alpes, ce sont les Pyrénées qui le fascinent et les Pyrénées Catalanes, après le Caroux, seront sa deuxième montagne.

Une nouvelle étape commence en 1989 avec la création de l’Association Expéditions Aventures Caroux. Il organise alors treks et expéditions légères à la découverte des montagnes de la Terre avec la collaboration technique et logistique du voyagiste Allibert. Les couleurs d’ Expéditions Aventures Caroux vont ainsi flotter sur tous les continents, de l’Himalaya à la Cordillère des Andes, du Hoggar jusqu’au Groenland.

Grimpeur, alpiniste, randonneur avide de terres lointaines, Henri fut aussi un Bâtisseur. Construire de ses propres mains deux maisons dans sa vie est un exploit peu commun : la première à Béziers, la seconde au pied de sa montagne à Colombières-sur-Orb, où, la retraite venue, il s’installe avec Jeanine, son épouse ; une maison assez grande pour recevoir sa fille Claude avec son mari Michel, ses deux petits-enfants et ses quatre arrières petits-enfants. Mais une maison, il faut aussi la meubler ! Et là encore Henri possédait les talents qui lui ont permis de magnifiques réalisations, dignes d’ébénistes professionnels.

Fixé définitivement à Colombières, Henri dispose de plus de temps pour se consacrer au Caroux. L’Association devient alors le support d’un projet ambitieux. Recrutant une équipe de volontaires sous contrat aidé, Henri entreprend la réhabilitation de nombreux chemins du Massif. Dans le même temps , il crée le Grand Raid Caroux-Occitanie, trek de grande envergure qui pendant ses quelques années d’existence verra la participation des spécialistes nationaux de la discipline. Sa belle carrière sportive et son engagement associatif constant lui valent, en 2010, de recevoir la médaille d’or de la Jeunesse et des Sports.

Mais Henri est un homme d’action, un homme de projet. Celui qui va conclure cette longue et belle aventure est consacré à la réhabilitation et à la modernisation des grandes voies d’escalade du Caroux. Elaboré et réalisé en collaboration avec Jean-Louis Raynal, guide de haute-montagne, Christophe Bernard, de l’Office national des forêts, David Foissier et Pierre Raynal, BE d’Escalade, le projet, placé sous l’égide de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, est mené à terme malgré son ampleur et ses difficultés. Il est inauguré en juin 2014.

Dernière réalisation certes, mais pas dernier projet car Henri en avait toujours d’avance. La réhabilitation et le rebalisage des sentiers traditionnels du Massif d’une part et d’autre part la création d’une Maison du Caroux, voilà les deux projets qui jusqu’à ses derniers instants ont mobilisé l’énergie d’Henri Blanc, un homme de passion, de volonté et de courage qui le 26 décembre 2014, à 83 ans, est entré dans la légende du Caroux, la montagne qui fut au cœur de sa vie.

Compagnon de cordée d’Henri Blanc, membre du CAF, de la FFME et de la FFRP, Edmond Véziers est depuis 2008 président d’Expéditions Aventures Caroux, aujourd’hui une association de randonnée-montagne, vtt et via ferrata. L’association fait également partie des équipes de baliseurs officiels de la FFRP. http://ljennet.free.fr/eacaroux/

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